Comics & BD

I am Spiderman !

Livres & Romans

En l’absence des hommes

Autant le dire tout de suite, je ne suis pas objectif quand je parle de ce livre. Je le place dans la catégorie des chefs d’oeuvre, tant il m’a touché dès la première lecture. Philippe Besson a frappé un grand coup avec son premier roman et a fait de moi depuis un lecteur fidèle de ses publications.

Que dire de ce livre ? C’est le double récit, à Paris en 1916, d’un adolescent de seize ans qui découvre l’amour dans les bras d’un jeune soldat de vingt ans et de son amitié étonnante avec Marcel Proust.

Cette histoire est celle d’Arthur Valès et Vincent de L’Etoile. C’est l’histoire que je raconte. Si quelqu’un, un jour, tombe sur mes cahiers, qu’il n’ait pas de doute puisque tout cela est la vérité, qu’il n’ait pas de honte puisque nous n’en avons pas, qu’il livre nos noms à la postérité plutôt que d’avoir le réflexe de les dissimuler aux regards, qu’il ait conscience qu’il s’agit bien d’une histoire d’amour et pas d’une exaltation passagère et non maîtrisée puisque nous savons ce que nous faisons. Cette histoire est celle d’Arthur Valès et Vincent de L’Etoile. C’est l’histoire que je raconte.

Peut-être faut-il avoir vécu la mort de l’être aimé pour être touché par cette histoire comme je l’ai été. Ou peut-être pas. Je connais les raisons qui me font apprécier ce roman, mais chacun y trouvera évidemment quelque chose de différent. J’en retiens ce passage, que je redoute à chacune de mes lectures :

Marcel,

Il est mort.
Il est mort et moi, je ne suis déjà plus vivant.

Vincent.

En l’absence des hommes, Philippe Besson
2001, Julliard, ISBN 2-260-01564-6

Musique

France Info fait peau neuve

J’ai l’habitude d’écouter France Info tous les matins pendant le petit déjeuner depuis plusieurs années. Ce matin, pour sa rentrée, la station d’actualité en continu de Radio France présentait sa nouvelle formule : nouvelle ligne éditoriale (j’en retiens « plus de directs »), nouveaux rendez-vous (mais rien de révolutionnaire a priori) et surtout, ce qui m’a le plus marqué, un nouvel habillage sonore. Le jingle bien connu au début du journal a été remis au goût du jour. Enfin, « au goût du jour » est un bien grand mot pour une nouvelle version qui donne l’impression que France Info vient de découvrir les synthétiseurs. Un jingle très « années 80 » finalement.

Web & Tech

Traduit ou pas traduit

L’interface utilisateur de WordPress pour ce blog (c’est-à-dire l’interface que vous utilisez pour lire et parcourir ce blog) est traduite en français. L’interface d’administration (celle que j’utilise pour gérer le blog au quotidien) est elle aussi disponible en français mais la qualité de la traduction est plus que médiocre : certaines mots sont mal traduits, et parfois d’une phrase un mot en anglais a été oublié. Cela me gênait un peu mais je ne voulais pas imposer à mes lecteurs une interface en anglais à cause de cela, car jusqu’à aujourd’hui je n’avais pas trouvé l’option qui permet de différencier la langue de l’interface utilisateur et celle de l’interface d’administration. Je viens enfin de trouver comment faire et je ne vais donc pas m’en priver. Désormais, je peux donc gérer mon blog en anglais sans me poser de question et sans que cela vous gêne le moins du monde. Que demander de plus ?

Cinéma, TV & DVD, Musique

Hairspray

J’avais envie d’aller au cinéma cet après-midi, j’hésitais entre deux films sortis récemment : Ratatouille et Hairspray. Etant d’humour musicale aujourd’hui, j’ai opté pour ce dernier.

Hairspray, c’est un double remake d’un film de John Waters sorti en 1988 et d’une comédie musicale lancée à Broadway en 2002. L’histoire se déroule en 1962 à Baltimore :

Pour connaître les dernières danses à la mode et être dans le coup, tous les jeunes gens se précipitent après l’’école pour regarder le “Corny Collins Show” à la télé.

Malgré son physique passablement arrondi, la jeune Tracy n’a qu’une idée en tête : danser dans la célèbre émission de Corny Collins. Par chance, ce dernier assiste à une de ses performances au lycée et lui propose de venir rejoindre son équipe. Tracy devient instantanément une star, s’attirant du même coup la jalousie d’Amber, qui régnait jusqu’ici sur le show et dans le coeur de Link, le beau danseur pour lequel Tracy craque.

La chance de Tracy tourne lorsque, après avoir été témoin d’une injustice raciale, elle se retrouve poursuivie par la police pour avoir marché à la tête d’une manifestation pour l’intégration des Noirs. Désormais en cavale, ses chances d’affronter Amber au cours de la finale et de remporter le titre de  » Miss Hairspray » semblent bien compromises …

Dans cette nouvelle version dirigée par Adam Shankman, le casting réunit plusieurs grands noms d’Hollywood :

– John Travolta ne m’a malheureusement pas convaincu dans le rôle étonnant et finalement déroutant de la mère de Tracy malgré quelques bonnes scènes.

– Christopher Walken m’a paru plus juste et convaincant en incarnant le père de Tracy.

– Michelle Pfeiffer est splendide et tout simplement géniale (au sens premier) dans le rôle de la mère d’Amber, la rivale de Tracy, une vraie garce comme je les aime.

Les autres interprètes sont également excellents : Nikki Blonski dans le rôle principal, Brittany Snow (Amber, sa rivale), Zac Effron (Link, l’élu de son coeur), Amanda Bynes (Penny, sa meilleure amie), James Marsden (Corny Collins, l’animateur de l’émission), Queen Latifah (l’animatrice du « jour des noirs » de l’émission), Elijah Kelley (Weaweed, le petit ami noir de Penny), et Allison Janney (la mère de Penny) pour citer les principaux.

Le film est rempli d’interludes musicaux que j’ai adorés, interprétés par les acteurs (Michelle Pfeiffer y est encore excellente en ancienne Miss nostalgique). Dès demain, je vais courir acheter la bande originale pour retrouver toutes les chansons du film.

Dans le rôle secondaire de la mère ultra-autoritaire de la meilleure amie de l’héroïne, j’ai reconnu (tardivement, certes) Allison Janney, l’interprète de C.J. dans ma série préférée : The West Wing. Comme dans un autre film où elle donnait la réplique à John Travolta (Primary Colors), elle nous gratifie d’une chute monumentale dont je vais me souvenir longtemps.

Je ne regrette donc pas du tout mon choix : Hairspray un excellent divertissement, exactement le film dont j’avais besoin pour sortir un peu de l’humeur morose qui me caractérise depuis une semaine.

Web & Tech

Facebook

Je me suis inscrit cet après-midi sur Facebook, le site de « réseau social » pour reprendre le terme employé sur Wikipedia. C’est fortement orienté pour les anglo-saxons et dans une moindre mesure, pour les français, pour les anciens des Grandes Ecoles donc je ne suis a priori pas dans la « cible » mais l’idée me séduit et on verra bien ce que cela donnera.

Politique & Société

Raymond Barre est mort

Je viens d’apprendre la nouvelle : l’ancien premier ministre Raymond Barre est décédé cette nuit. Ce n’est pas vraiment une surprise puisqu’il y avait eu plusieurs alertes ces derniers mois, mais cela fait toujours quelque chose.