Cinéma, TV & DVD

Le Crime de l’Orient-Express

Le Crime de l'Orient-Express
Le Crime de l'Orient-Express

J’étais au collège, je devais avoir douze ou treize ans, lorsque j’ai lu pour la première fois « Le crime de l’Orient-Express » d’Agatha Christie. C’est le premier roman policier que j’ai lu et j’avais été tellement ébloui par l’intrigue que j’avais ensuite dévoré tous les autres romans de la « reine du crime » qui étaient disponibles dans la bibliothèque que je fréquentais alors.

Plus tard, j’ai découvert l’adaptation cinématographique sortie en 1974. Le casting est éblouissant : Lauren Bacall, Ingrid Bergman, Sean Connery, Anthony Perkins, Jacqueline Bisset, et Jean-Pierre Cassel figurent en effet au générique. J’avais acheté le DVD il y a quelques années et j’avais trouvé que c’était une très bonne adaptation du roman.

J’ai revu le film ce soir et j’ai une nouvelle fois passé un bon moment. Même si je connais désormais l’intrigue par coeur, j’éprouve toujours autant de plaisir à redécouvrir le fin mot de l’histoire. Non pas que je sois surpris, mais j’aime la façon dont tout cela est construit,  la richesse et l’originalité de l’intrigue ainsi que la palette de personnages qui est en quelque sorte la marque de fabrique du livre. Le célèbre détective belge Hercule Poirot, interprété par Albert Finney, y est tel que je l’imaginais quand je l’ai découvert au collège. Il y a enfin ce dénouement, cette décision d’Hercule Poirot dont j’ignore encore si elle est morale ou non.

Ego Trip

D’un Terrien en Détresse à un Blogueur Amnésique

Je t’avais perdu de vue, sans doute parce que tu voulais disparaître. Je t’ai retrouvé, sans doute parce que tu as commencé à semer des cailloux pour être retrouvé. J’ai lu les billets de ton nouveau blog, un à un. Je sors de cette lecture le coeur lourd, abattu par ce que tu y as écrit, marqué par certaines phrases que j’y ai lues. J’ai lu et j’ai eu envie de réagir. Pas pour t’aider, je n’ai pas la prétention de pouvoir réussir là où tes amis ont échoué. Je t’écris sans vraiment savoir pourquoi. Juste pour partager une peine que je comprends, ou que je crois comprendre. Même si mes symptômes sont différents des tiens.

Je suis le contraire d’un amnésique. Je suis celui qui se souvient. Celui qui n’a oublié aucune émotion, aucun battement de coeur. Celui qui n’a oublié aucun garçon. Ni le Premier, dont je porte encore le deuil. Ni le Montpelliérain, qui m’a redonné le sourire et le plaisir d’aimer le temps d’une parenthèse, d’une transition. Ni le Gamin, qui a tant abusé de mes sentiments sans être sur la même longueur d’onde. Ni l’Eternel, tour à tour amant et ami mais que je ne saurai jamais aimer comme il le faudrait. Ni Lui, dont la simple évocation suffit à faire trembler mes mains, mon corps entier, mon coeur.

Je suis le contraire d’un amnésique. Je suis celui qui se souvient. Celui qui se souvient de tout. Des débuts, des milieux, des fins. Des avants, des pendants, des après. Des bons et des mauvais moments. Des joies et des peines. Des disputes et des réconciliations. Des rires et des larmes. Des sourires et des regards lourds. Des réveillons de Noël et des soirs de septembre. Des choux et des coeurs. Des promesses et des déceptions. Des colères et des excuses. Du vertige en haut d’une tour, des averses au bord d’un étang. Des départs à deux et des retours à un plus un. Des semaines d’attente et des retrouvailles. Des erreurs et des leçons. Des lettres et des réponses. Des ruptures qui n’en sont pas et des ruptures qui durent. Des colis, des bracelets perdus, des anneaux, des doigts à nouveau dénudés. Des clefs et du trousseau vide. Des messages et des silences. Du silence et du manque.

Je suis le contraire d’un amnésique. Je suis celui qui se souvient et voudrait oublier. Nous pourrions échanger nos Super-Pouvoirs. Tu m’apprendrais à oublier, je t’apprendrais à te souvenir. Dis-moi que tu veux bien …

Web & Tech

Zéro Janvier sur Facebook

Chers fans hystériques,

Jusque là, je n’avais pas encore trouvé de solution idéale pour publier sur Facebook les billets que je poste ici et sur mon blog WordPress sans craindre de déplorables effets de bord sur mes contacts qui ne savent pas « tout » de moi (je pense notamment aux collègues qui figurent parmi mes « amis » Facebook).

Finalement, j’ai décidé de dissocier totalement mon profil personnel (« privé ») de mon identité de blogueur en créant une « page » Zéro Janvier sur Facebook. Ca se passe ici si vous êtes intéressés. J’ai notamment fait en sorte que tous les billets publiés ici soient intégrés sous forme de « notes » sur la page Facebook.

A bientôt ici ou ailleurs !

Zéro Janvier.

Cinéma, TV & DVD

Entretien avec un vampire

Entretien avec un vampire
Entretien avec un vampire

J’avais souvent entendu parler de ce film de Neil Jordan sorti en salles en 1994. C’est une adaptation du roman d’Anne Rice, un classique pour les amateurs de fantastique, considéré par certains comme une oeuvre culte.

Je ne l’avais pas encore vu jusqu’à aujourd’hui. C’est désormais chose faite, et j’ai vraiment aimé. L’intrigue est passionnante, on y retrouve des éléments forts du mythe des vampires. Que dire du casting ? Tom Cruise, Brad Pitt et Antonio Banderas dans un même film ? Bien des réalisateurs signeraient tout de suite pour avoir ce trio au générique ! Je citerai également Kirsten Dunst, alors âgée de douze ans, plutôt convaincante dans ce qui constituait sans doute son premier grand rôle au cinéma. Enfin, j’ai apprécié le mélange audacieux entre mythe du vampire et homosexualité dans les relations entre Louis, Lestat et Armand, les trois vampires masculins principaux de l’histoire.

Je n’ai pas pu m’empêcher pendant le film de faire la comparaison avec Twilight, autre oeuvre récente sur le thème des vampires. Il s’agit clairement de deux univers différents : là où Twilight s’adresse principalement à des adolescent(e)s ou de jeunes adultes avec de gentils et beaux vampires qui résistent à l’appel du sang, Entretien avec un vampire me semble plutôt destiné à un public plus adulte avec une approche plus sombre et plus pessimiste du mythe.

J’ai regardé avec beaucoup de plaisir ce film qui m’a permis de découvrir l’univers d’Anne Rice que j’ai maintenant envie de connaître plus en profondeur (l’univers, pas Anne Rice !).

Cinéma, TV & DVD

Brüno

Brüno
Brüno

J’avais très peur avant d’aller voir ce film. Je ne suis pas un grand fan de Sacha Baron Cohen, le phénomène Borat m’était complètement passé au-dessus. La première demie-heure ne m’a pas rassuré : les gags étaient drôles mais d’une lourdeur voire d’une vulgarité qui me faisaient craindre le pire pour l’heure restante. Heureusement, le scénario connaît un tournant qui donne un nouveau ton, plus second degré et plus riche, tout en restant très drôle. La scène dans l’arène de catch à la fin est tout simplement géniale, d’une profondeur à laquelle on se s’attend pas dans un film estampillé humoristique.

Voici un article qui résume très bien ce que j’ai pensé de ce film :

Brüno, une farce moderne sur l’homophobie (par Yannick Barbe, sur Yagg)

Cinéma, TV & DVD

Dans tes bras

Dans tes bras
Dans tes bras

Dans tes bras est un peu mon petit coup de coeur de l’été. Un film qui ne paie pas de mine, pas franchement apprécié par les critiques dans le presse, avec Michèle Laroque comme seule « star » au générique. Malgré ces quelques handicaps, j’ai passé un bon moment. Il y a quelques maladresses mais c’est globalement un bon divertissement. Je suis peut-être bon public, mais j’ai été touché par cette histoire d’un adolescent (interprété par le très mignon Martin Loizillon, dont le nom me donne d’ailleurs envie de le prendre dans mes bras) qui va à la rencontre de sa mère biologique qui l’a abandonné à sa naissance. Michèle Laroque est excellente et émouvante dans le rôle de la mère naturelle, tout comme Catherine Mouchet dans celui de la mère adoptive. Je vous recommande donc ce film si vous voulez passer un bon moment en toute simplicité.

Cinéma, TV & DVD

Martian Child (Un enfant par comme les autres)

Martian Child
Martian Child

Autant le dire tout de suite : j’ai été très déçu par ce film. Le synopsis (un écrivain de science-fiction adopte un enfant qui prétend venir de la planète Mars) et la bande-annonce m’avaient donné envie d’aller au cinéma pour le voir. Catastrophe : j’ai assisté à un mélo insipide et sans intérêt. Toute l’originalité liée au duo entre l’enfant qui se dit martien et l’auteur de SF est expédiée pendant le premier quart d’heure et on assiste ensuite à une succession de scènes remplies de bons sentiments, d’une pauvreté digne des pires téléfilms de M6 sur l’adoption. A éviter absoluement donc, si vous étiez tentés …