Cinéma, TV & DVD

Mon année 2009 au cinéma

L’année 2009 vit ses dernières heures et la période est donc propice aux rétrospectives en tous genres. Je ne peux donc pas résister à la tentation de vous proposer un billet rédigé à la va-vite et compilant mes critiques des films que j’ai vus au cinéma cette année. Je garde le meilleur pour la fin et commence donc par les déceptions de 2009 :

Recalé avec note éliminatoire, ou « Je n’ai jamais aimé les endives, même braisées »

Non ma fille, tu n’iras pas danser, car même Christophe Honoré peut complètement rater un film.

Recalés, ou « C’était vraiment nul, plus jamais ça ! »

Plein Sud, road-trip ennuyant malgré Théo Frilet et Pierre Perrier.

Donne-moi la main, car j’ai décidément du mal avec les road-trips.

Martian Child (Un enfant pas comme les autres), digne d’un téléfilm de début d’après-midi sur M6.

Reçus sans mention, ou « Pas mal, mais quelque chose m’a manqué ou gêné »

Jusqu’à toi, sympathique comédie illuminée par Mélanie Laurent.

Up (Là-haut), le décevant Pixar de l’année.

Reçus avec mention Assez Bien, ou « Pas mal du tout, un bon souvenir »

Harry Potter and the Half-Blood Prince, pour Severus Snape, Draco Malefoy et le final très réussi.

Dans tes bras, pour Michèle Laroque et le charmant Martin Loizillon.

Astro Boy, une surprise divertissante et réussie.

District 9, pour avoir proposé de la science-fiction sortant des sentiers battus.

9 (Numéro 9), parce que c’est l’année des 9 et pour les sympathiques personnages.

Reçus avec mention Bien, ou « Un très bon souvenir, une des réussites de l’année »

Brüno, un OVNI, atypique, drôle et réussi.

Twilight : New Moon (Tentation), pour Taylor Lautner (Jacob) et les loup-garous.

Star Trek, relaunch très réussi d’une franchise mythique.

Max et les Maximonstres, la surprise poétique de l’année.

Le Concert, pour Mélanie Laurent et les larmes versées pendant le final.

Reçus avec mention Très Bien, ou « L’un des souvenirs inoubliables de l’année »

The Reader, tout simplement splendide, magnifique, déchirant.

The September Issue, pour Anna Wintour et Grace Coddington, deux personnalités fortes

Prix spécial du Jury, ou « Je n’en ai pas parlé ici mais il méritait la mention Très Bien »

Milk, excellente bio-pic d’Harvey Milk par Gus Van Sant

Le podium est donc dominé par The Reader, The September Issue, et Milk. J’avoue être incapable de départager ces trois excellents films qui ont marqué mon année 2009 au cinéma.

Cinéma, TV & DVD

Plein Sud

Plein sud
Plein sud

Sorti ce mercredi, Plein Sud est le quatrième long-métrage de Sébastien Lifshitz, un réalisateur que je connais principalement pour son premier film Presque rien que j’avais vu à sa sortie en 2000 alors que, jeune pédé de province, je débarquais à Paris plein de craintes et d’espoirs. Neuf ans plus tard, il nous propose Plein sud :

C’est l’été, Sam, 27 ans, file tout droit vers le sud au volant de sa Ford. Avec lui, un frère et une soeur rencontrés au hasard de la route : Mathieu et Léa. Léa est belle, pulpeuse et archiféminine. Elle aime beaucoup les hommes, Mathieu aussi. Partis pour un long voyage, loin des autoroutes, en direction de l’Espagne, ils vont apprendre à se connaître, s’affronter, s’aimer. Mais Sam a un secret, une ancienne blessure qui l’isole chaque jour un peu plus. Séparé de sa mère depuis l’enfance, ce voyage n’a qu’un seul but : la retrouver.

Les personnages sont interprétés avec talent par les comédiens :

– Yannick Renier, que je ne connaissais pas jusqu’à aujurd’hui, incarne Sam, le personnage principal, taciturne et tourmenté

– Léa Seydoux est méconnaissable dans le rôle de la sulfureuse Léa, très loin de celui de Junie dans La Belle Personne de Christophe Honoré

– Théo Frilet est toujours aussi charmant et interprète Mathieu, le frère de Léa ; on notera avec plaisir qu’il incarne à nouveau un personnage homosexuel après celui de Boris dans Nés en 68

– Pierre Perrier, révélé par le troublant Douches froides en 2005, incarne Jérémie, un jeune homme qui tombe sous le charme de Léa et accompagne le trio pour la suite de leur voyage

– Nicole Garcia, moins présente à l’écran, interprète magnifiquement la mère de Sam

A partir de là, nous avons droit à un road-trip qui se veut psychologique mais qui brille surtout par sa monotonie. Si les personnages sont intéressants, ils ne m’ont pas empêché de m’ennuyer pendant toute la durée du film, sans doute parce que les interactions de Sam avec les personnages secondaires n’apportent finalement rien à l’histoire. Certains m’expliqueront sans doute que tel personnage personnifie tel trait de caractère de Sam et peut-être suis-je totalement passé à côté d’un scénario construit avec trop de finesse pour moi. Qu’importe, ce film m’a laissé trop indifférent pour que je fasse l’effort de le revoir une seconde fois dans le but d’y voir ce que j’ai raté la première fois.

Du coup, j’ai un peu honte de ne retenir de ce film que les jolies frimousses de Pierre Perrier et surtout Théo Frilet et la scène sur la plage où les trois personnages masculins se mettent à nu … A moins que Sébastien Lipshitz n’ait réalisé que dans ce but ? ;-)

Cinéma, TV & DVD

Max et les Maximonstres

Max et les Maximonstres
Max et les Maximonstres

Max et les Maximonstres (Where The Wild Things Are en VO) est sorti en France mercredi dernier, le même jour qu’Avatar, le film-événement dont tout le monde parle et que j’irai voir en temps voulu, quand la folie se sera calmée et que les salles se seront un peu vidées. C’est un film atypique, avec une histoire et un style qui n’attirent sans doute pas un public aussi large que le rouleau-compresseur de James Cameron.

Max, un garçon sensible et exubérant qui se sent incompris chez lui, s’évade là où se trouvent les maximonstres. Il atterrit sur une île où il rencontre de mystérieuses et étranges créatures, aux émotions sauvages et aux actions imprévisibles. Les maximonstres attendent désespérément un leader pour les guider, et Max rêve d’un royaume sur lequel régner. Lorsque Max est couronné roi, il promet de créer un monde où chacun trouvera le bonheur. Max découvre vite toutefois que régner sur un royaume n’est pas chose aisée et que ses relations avec les autres sont plus compliquées qu’il ne l’imaginait au départ …

Je suis allé voir ce film sans a priori, uniquement sur la base de ce synopsis, en n’ayant lu aucune critique dans la presse et sans avoir vu la bande-annonce au préalable. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre et à vrai dire je craignais un peu de m’ennuyer. Ce fut finalement une agréable surprise : je me suis laissé emporter par l’imagination de Max et j’ai suivi avec plaisir ses aventures parmi les sympathiques maximonstres.

Si le récit lui-même n’est pas palpitant en soi, la beauté des images et la poésie tissée tout au long du film lui donnent tout son intérêt. J’ai adoré les scènes de jeux entre Max et ses étranges compagnons, les courses folles dans les dunes ou au fin fond de la forêt, et la construction du fort, splendide et majestueux. C’est une belle retombée en enfance, accompagnée par une bande-son parfaitement adaptée. C’est aussi un très joli film, à la fois joyeux et mélancolique, sur l’enfance et la famille, un conte plein de tendresse, mis en images comme pourrait l’être le rêve d’un enfant.

J’ai sans doute la larme facile, mais je n’ai pas pu m’empêcher d’en verser quelques unes à la fin du film. C’est, souvent, un gage de qualité.

Livres & Romans

A Clash of Kings (Le Trône de Fer 3-5)

A Clash of Kings
A Clash of Kings

A Clash of Kings est le deuxième volume de la saga « A Song of Ice and Fire » de George R.R. Martin. Publié en 1998, deux ans après A Game of Thrones dont j’avais déjà parlé ici, il reprend le récit là où il avait été interrompu à la fin du premier volume. Difficile de parler de ce roman sans évoquer l’histoire du premier, je préviens tout de suite que ce billet risque de dévoiler des éléments majeurs du premier roman : j’invite donc ceux qui n’ont pas encore lu A Game of Thrones et ont l’intention de le lire à ne pas poursuivre la lecture de ce billet.

Après la mort du roi Robert Barathéon et l’exécution d’Eddard Stark sur les ordres du jeune roi Joffrey, héritier de Robert mais en réalité le fruit de entre la reine Cersei et de son frère Jaime Lannister, les Sept Royaumes sont au bord de la guerre civile. Les prétendants au Trône de Fer engagent leurs forces dans la bataille et ce roman nous permet d’être en première ligne à travers le regard de plusieurs personnages :

– Tyrion Lannister, frère cadet de Cersei et Jaime Lannister, Main du Roi par interim pendant que son père Tywin Lannister mène ses troupes contre les opposants au roi Joffrey

– Catelyn Stark, née Tully, veuve d’Eddard Stark et mère de ses cinq enfants, dont Robb, le nouveau Roi du Nord

– Sansa Stark, fille de Catelyn et Eddard Stark, « fiancée » de Joffrey mais surtout otage de la famille Lannister à King’s Landing

– Arya Stark, l’autre fille de Catelyn et Eddard Stark, qui a fui King’s Landing après l’exécution de son père grâce à l’aide de Yoren, un homme de la Garde de Nuit

– Bran Stark, fils de Catelyn et Eddard Stark, héritier de Winterfell et du Royaume du Nord, Prince de Winterfell en l’absence de Robb, parti au Sud

– Jon Snow, fils bâtard d’Eddard Stark, membre de la Garde de Nuit qui protège les Sept Royaumes grâce au Mur géant qui borde le Nord

– Daenerys Targaryen, dernière survivante de l’ancienne lignée royale, exilée à l’Est, et surtout « mère » de trois dragons depuis la fin du premier volume

– Davos Seaworth, un ancien contrebandier, fait chevalier après le siège de Storm’s End par Stannis Barathéon, frère de Robert et prétendant au Trône de Fer qu’il sert loyalement depuis

– Theon Greyjoy , fils aîné de Balon Greyjoy, otage de la famille Stark depuis l’échec de la rébellion de son père contre le roi Robert il y a dix ans, et compagnon de Robb Stark

Quant au prologue, il nous permet de découvrir Stannis Barathéon et son entourage par les yeux du Maester Cressen, son vieux conseiller qui se méfie de Melisandre, une prêtresse qui gagne chaque jour en influence sur son maître, héritier légitime du Trône de Fer.

On notera que l’éventail de personnages est plus large que dans le premier volume. Même si elle reste majoritaire (cinq personnages sur les neuf narrateurs contre six sur huit dans le premier tome), la famille Stark laisse plus de place aux autres personnages. C’est sans doute l’histoire qui veut cela : puisque le royaume vit une terrible guerre civile qui divise les familles nobles, il fallait de nouveaux personnages qui suivre le récit aux quatre coins de Westeros. C’est sans doute dans ce tome que l’idée de George R.R. Martin d’avoir des chapitres avec des narrateurs différents trouve tout son sens, puisque cela nous permet de suivre la guerre au plus près de l’action et des intrigues.

C’est un vrai plaisir d’avancer dans le récit avec les yeux des différents personnages, même si tous n’ont pas le même degré d’intérêt. Mes chapitres préférés sont ceux de Tyrion Lannister, car ils nous permettent de découvrir les intrigues à la cour et la préparation de la bataille contre Stannis Barathéon, apogée d’un roman épique. J’ai particulièrement apprécié de pouvoir assister au déroulement de cette guerre civile à travers différents points de vue, ce qui permet de s’éloigner d’un manichéisme parfois trop évident. Bien sûr, la famille Stark reste présentée comme les « gentils » de l’histoire, mais comment prendre parti entre le rigide Stannis Barathéon (et l’inquiétant Melisandre qui l’accompagne) et les Lannister (représentés par la garce Cersei et le génial Tyrion) ? On retrouve là aussi la richesse et la complexité des personnages, l’un des points forts de cette saga.

Je dois dire que ce tome est à ce jour mon préféré de la série : là où A Game of Thrones était une introduction étonnante et passionnante, A Clash of Kings entre complètement et magistralement au coeur de l’histoire. C’est épique, c’est riche, c’est étonnant, c’est parfois drôle, parfois émouvant, et toujours passionnant. Un régal.

Cinéma, TV & DVD

Astro Boy

Astro Boy
Astro Boy

Mercredi soir, après une dure journée de travail, j’avais absolument besoin de me détendre. C’était donc l’occasion idéale pour aller voir Astro Boy au cinéma avec mon colocataire, fan inconditionnel du personnage créé par Osamu Tezuka dans les années 50 et popularisé en France dans les années 80 par la série animée Astro le petit robot.

Ce long-métrage réinvente les origines de ce super-héros pas comme les autres même si on y retrouve des éléments importants des autres versions. Lorsque Toby, le fils du brillant Dr. Tenma, meurt suite à une expérience scientifique qui a mal tourné, son père décide de créer un robot, un enfant-robot, semblable à son fils disparu.

Dans ce film, le nouveau « Toby » ignore tout d’abord qu’il est un robot et cette découverte, ainsi que le rejet de son père qui ne retrouve pas totalement son fils, vont l’amener à quitter Métro City. C’est ainsi que débute la quête d’Astro (le nom qu’il s’est donné) vers son identité et son intégration dans la société, celle des humains et celle des robots. C’est bien sûr un film destiné avant tout aux enfants et où les messages ne brillent pas par leur subtilité, mais c’est malgré tout un joli film distrayant qui m’a agréablement surpris.

J’ai véritablement passé un bon moment devant ce film esthétiquement très réussi et qui sait mêler action, humour et émotion avec une galerie de personnages sympathiques (je retiens en particulier les trois robots révolutionnaires, hilarants, et évidemment Astro, mignon comme tout). Que demander de plus ?