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Percy Jackson, le voleur de foudre

Percy Jackson, le voleur de foudre
Percy Jackson, le voleur de foudre

Percy Jackson, le voleur de foudre est un film enrageant, parce que l’idée de départ est bonne mais que le résultat n’est pas à la hauteur. Bien sûr, la bande-annonce et le fait qu’il est réalisé par Chris Columbus ne m’avait pas fait espérer un chef d’oeuvre mais j’attendais tout de même mieux de ce long-métrage.

Un jeune homme découvre qu’il est le descendant d’un dieu grec et s’embarque, avec l’aide d’un satyre et de la fille d’Athena, dans une dangereuse aventure pour résoudre une guerre entre dieux. Sur sa route, il devra affronter une horde d’ennemis mythologiques bien décidés à le stopper.

Le craquant Logan Lerman, que j’avais découvert dans le rôle de Bobby dans l’excellente et trop courte série Jack & Bobby, interprète Percy Jackson, un adolescent qui découvre qu’il est un demi-dieu, fruit de l’amour entre sa mère, simple mortelle, et le dieu grec Poséidon. L’histoire n’est pas d’une originalité folle mais elle aurait pu déboucher sur un film passionnant sur la mythologie grecque. Malheureusement, nous assistons plutôt à un remake sans âme de Harry Potter chez les Dieux de l’Olympe. Le héros et ses deux compagnons parcourent les Etats-Unis à la recherche de perles qui leur permettront de fuir les Enfers où ils doivent aller pour sauver la mère de Percy. Ce périple est semé d’embûches, et de monstres mythologiques. Soyons justes : les monstres sont réussis, c’est d’ailleurs la principale réussite du film : mettre en images des créatures fantastiques issues de la mythologie grecque ; là-dessus, le pari est réussi.

Ce qui m’a déçu, c’est le manque d’originalité de l’histoire et les stéréotypes (Grover, le docile compagnon afro-américain de Percy ; Annabeth, fille d’Athéna et cruche sans intérêt dont on devine au premier regard qu’elle deviendra la petite amie de Percy dans les prochains épisodes). Sans oublier cette tendance agaçante à tout ramener aux Etats-Unis d’Amérique : la porte des Enfers est à Hollywood, celle de l’Olympe au sommet de l’Empire State Building ; c’est presque un road-trip à travers les USA que nous propose Chris Columbus ici.

Dommage, car la mythologie grecque est suffisamment riche pour nous proposer une histoire mieux construite et des personnages plus complexes. Là, nous n’avons droit qu’à un divertissement sans saveur, dans lequel surnagent à peine les têtes d’affiche du casting : Pierce Brosnan, à la limite du grotesque en centaure, mentor du héros ;Uma Thurman, plutôt convaincante en Medusa ; Sean Bean, qui en fait trop dans son interprétation du tout-puissant Zeus.

Copie sans génie d’Harry Potter, ce film est donc une déception pour moi. Dommage, cela aurait pu être génial …