Cinéma, TV & DVD

True Blood (saison 2)

True Blood (saison 2)

Moins de deux semaines après vous avoir parlé de la première saison de True Blood, me voici déjà de retour pour parler de la deuxième saison, que j’ai terminée hier soir.

Cette saison reprend évidemment là où la première s’était arrêtée : Lafayette a été attaqué par un mystérieux agresseur, et un corps a été découvert dans la voiture d’Andy. Dès le premier épisode, ces deux mystères sont résolus : on découvre à la fois ce qui s’est passé pour Lafayette et l’identité du cadavre retrouvé sur la banquette arrière d’Andy. Par contre, la recherche du meurtrier va durer toute la saison, même si cette enquête va être rapidement éclipsée par d’autres préoccupations plus importantes, comme les manigances de Maryanne Forrester, l’étrange nouvelle « amie » de Tara.

Je le dis tout de suite pour lever toute ambiguïté : j’ai adoré cette deuxième saison. L’intrigue principale avec Maryanne, Sam, Tara et les autres habitants de Bon Temps m’a parfois ennuyé mais les autres histoires à Dallas avec Sookie, Bill, Eric, et Jason valent largement le coup. Sans oublier Godric, l’un des vampires les plus intéressants jamais vus à l’écran (et je ne parle pas seulement de son apparence physique).

Même si Jason m’agace souvent avec son côté bourrin sans cervelle (cela en devient presque drôle par moment), son histoire cette saison m’a beaucoup plu, avec le révérend Newlin, son épouse et toute l’organisation religieuse dans laquelle le frère de Sookie se retrouve embrigadé. Quant au couple formé par Bill et Sookie, il me laisse toujours aussi indifférent mais ils sont entourés cette fois de personnages suffisamment forts et intéressants (Eric, qui se révèle, et Godric dont j’ai déjà parlé) pour faire passer la pilule et rendre supportables leurs histoires de coeur (et de sang). J’allais oublier Jessica, la vampire adolescente créée par Bill à la fin de la saison précédente et qui dans cette saison découvre à la fois l’amour et sa nouvelle condition de vampire. Elle est déjà devenue l’un de mes personnages préférés de la série, pas très loin de Tara, toujours aussi géniale !

La saison s’achève parfaitement dans le douzième épisode. J’ai retrouvé, comme à la fin de la première saison, quelque chose que j’apprécie : l’intrigue de la saison s’achève dans la première partie du dernier épisode, pour permettre ensuite de préparer la saison suivante. Cela change un peu des fins de saison auxquelles nous sommes habitués, même si du coup je suis encore plus impatient de voir la troisième saison !

Cinéma, TV & DVD

Rome (saisons 1 et 2)

Rome (saisons 1 et 2)

Rome est une série italo-britannique dont les deux saisons ont été diffusées en 2005 et 2007 sur la chaîne américaine HBO. En France, j’ai eu l’occasion de découvrir cette série sur Canal Plus ; j’avais pris beaucoup de plaisir à la suivre et j’avais acheté les DVD pour pouvoir la revoir le moment venu. C’est finalement en cet été un peu pluvieux que j’ai pu en profiter.

Rome est une série historique, elle nous plonge dans l’Antiquité et nous permet d’assister à la transformation en Empire de la République de Rome. Dans la première saison, nous suivons l’ascension et la chute de Jules César, de sa victoire sur Vercingetorix en Gaule jusqu’à son assassinat par ses adversaires au Sénat. La seconde saison est axée sur l’affrontement entre les héritiers de César et s’achève par la victoire et le sacre d’Octave, qui sera ensuite connu comme Auguste, le premier Empereur de Rome.

Pour nous plonger dans la grande Histoire, Rome nous propose de suivre les aventures de Lucius Vorenus et Titus Pullo, deux légionnaires que tout semble opposer mais dont l’amitié va durer du premier au dernier épisode. Vorenus et Pullo vivent leur vie et se retrouvent mêlés à la plupart des événements historiques dépeints dans la série. C’est particulièrement bien fait dans la première saison, où leur rôle dans les événements majeurs sont traités avec beaucoup de finesse ; c’est moins vrai dans la seconde saison, où les ficelles sont plus grossières.

La grande qualité de la série c’est de nous permettre de découvrir les intrigues politiques de la Rome antique, où les coups bas et les trahisons étaient semble-t-il camouflés derrière un protocole et un sens de l’honneur de façade. L’Histoire, et son envers, se déroulent devant nos yeux, même si je ne sais pas exactement quelle est la part de vérité historique et la part de fiction qui se trouvent dans les différents événements présentés au cours des vingt-deux épisodes de la série.

Visuellement, la série est magnifique. Les décors et les costumes sont très réussis et permettent réellement l’immersion dans la Rome antique. La violence est également au rendez-vous : on ne nous épargne pas grand chose, je dois avouer que j’ai maintes fois détourné les yeux devant certaines scènes particulièrement sanglantes, comme le combat de gladiateurs à la fin de la première saison ou la mort de Cicéron dans la seconde.

Les deux saisons m’ont semblé d’un niveau inégal. La première saison se concentre sur le retour de Jules César à Rome après sa victoire en Gaule, sa conquête du pouvoir contre Pompée et les conservateurs du Sénat jusqu’au complot qui lui coûtera la vie. Cette saison est excellente, du début à la fin. La seconde reprend le récit où il s’était arrêté à la fin de la précédente : Jules César est mort et les forces en présence à Rome vont se battre pour conquérir le pouvoir ; cette saisons démarre doucement, voire péniblement, mais finit en apothéose.

Outre Jules César, incarné avec brio par Carian Hinds, deux personnages ont particulièrement mon attention :

  • Octave, futur Empereur Auguste, dont nous suivons l’adolescence dans la première saison et la conquête du pouvoir dans la seconde ; il est interprété d’abord par le mignon Max Pirkis quand il est adolescent (pendant toute la première saison et pendant les deux premiers épisodes de la seconde) puis par Simon Woods, parfait dans son interprétation où le feu couve derrière la froideur apparente
  • Atia, mère d’Octave et nièce de Jules César, peut-être le personnage qui évolue le plus au cours de la série, et bizarrement le plus touchant alors qu’elle débute comme une garce manipulatrice et sans scrupules; les dernières minutes du dernier épisode, où on devine qu’elle ne parvient pas à savourer la réussite qu’elle espérait pour sa famille au début de la série, sont magnifiques

Malgré quelques défauts facilement pardonnables, Rome est une série très réussie, une fresque historique splendide avec une galerie de personnages mémorables. C’est l’un de mes très bons souvenirs télévisuels des dernières années, un excellent moyen de concilier l’Histoire et le divertissement.


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Ego Trip

Les cicatrices des opérations

Grâce à ce billet de Matoo, j’ai découvert UnTitre, un générateur de titres de roman. L’idée est originale et sympathique : vous saisissez votre nom et le générateur vous propose la couverture de votre prochain roman, avec un titre et une illustration.

J’ai joué un peu avec, j’ai généré trois ou quatre couvertures jusqu’à ce que je tombe sur celle-ci :

Les cicatrices des opérations

Le hasard fait bien les choses, parfois. Un peu cruel, mais juste.

Cinéma, TV & DVD

Dune

Dune

J’ai profité d’un lundi de congé pour revoir Dune, l’une de mes oeuvres favorites de science-fiction. Il ne s’agit pas du film réalisé par David Lynch en 1984, mais de la mini-série en trois parties réalisée par John Harrison et diffusée sur Sci-Fi Channel en 2000. Pour ceux qui l’ignorent, il s’agit d’une adaptation du premier roman du Cycle de Dune de Frank Herbert, une oeuvre majeure de la science-fiction des cinquante dernières années.

L’histoire se déroule dans un futur lointain, où l’humanité a conquis l’espace grâce l’Epice, une substance rare et précieuse qui permet aux Navigateurs – d’étranges créatures dont l’apparence est inconnue du commun des mortels – de trouver leur chemin entre les étoiles. L’Epice n’est présente et peut être récoltée que sur une seule planète : Arrakis, dite Dune, un désert gigantesque hanté par des vers géants. Celui qui contrôle Arrakis contrôle la production de l’Epice, la substance la plus précieuse de l’Univers.

Lorsque Dune commence, l’Empereur a confié la gestion d’Arrakis au Duc Leto Atreides, un leader populaire parmi les Grandes Maisons nobles qui se partagent l’univers, au détriment de la Maison Harkonnen, les ennemis ancestraux des Atreides. Ce que Leto ignore, c’est que tout ceci n’est que le début d’un terrible complot fomenté par le baron Vladimir Harkonnen et l’Empereur lui-même pour se débarrasser d’un dangereux rival.

Paul, le fils du duc Leto et de sa compagne Jessica, et accessoirement héros de l’histoire, va découvrir la vie sur Arrakis et apprendre à survivre dans cet environnement hostile où l’Eau est un bien précieux. Après la trahison d’un proche et la mort de son père, il fuit dans le désert et trouve refuge parmi les Fremen, les natifs d’Arrakis.

J’avais été emballé par le roman lorsque je l’avais lu pour la première fois il y a une bonne dizaine d’années, et je suis agréablement surpris par sa qualité chaque fois que je le relis. Cette mini-série lui rend superbement hommage. On y retrouve tous les ingrédients et les thèmes qui font la richesse du roman : les personnages, les intrigues politiques, la religion, le fanatisme, la vengeance, etc.

L’un des points remarquables de cette mini-série, c’est son esthétisme. Les couleurs ont été choisies avec soin et jouent un rôle particulier dans l’histoire, puisque chaque couleur est clairement associée à une faction : ocre pour les Atreides, rouge pour les Harkonnen, vert pour les Fremen, bleu pour la famille impériale. Ainsi, d’un seul coup d’oeil, on devine au début de chaque scène où elle se situe et quels protagonistes vont se présenter devant nous. Cela donne à chaque faction un ton particulier. Le réalisateur s’amuse également à jouer avec les couleurs pour les associer à des émotions : Paul est ainsi plongé dans une lumière rouge, la couleur de la sinistre Maison Harkonnen, quand il s’apprête à déchainer son armée fanatique contre l’Empereur.

Au-delà de cet intéressant jeu de couleurs, les images sont globalement très réussies. A l’exception de quelques effets spéciaux un peu grossiers dans le désert, on est vraiment plongé dans le cadre atypique d’Arrakis et on y croit, ce qui est bien l’essentiel !

Au générique, on trouve notamment Alec Newman (convaincant mais peut-être un peu trop âgé pour incarner Paul Atreides qui est censé avoir quinze ans au début de l’histoire), William Hurt (le duc Leto Atreides, le père de Paul), Saskia Reeves (Lady Jessica, la compagne du duc Leto et mère de Paul), Ian McNeice (le baron Vladimir Harkonnen, l’ennemi juré des Atreides), Matt Keeslar (Feyd-Rautha, le neveu du baron Harkonnen), Giancarlo Giannini (l’Empereur Shaddam Corrino), Julie Cox (Irulan, la fille aînée de l’Empereur). Hormis William Hurt, les acteurs ne sont pas de grandes stars mais incarnent parfaitement leurs personnages. Mention spéciale à Ian McNeice qui interprète un baron Harkonnen aussi retours et extravagant que je l’avais imaginé dans le roman.

Le final de la mini-série est grandiose et conclut parfaitement quatre heures et demi d’intrigue et de suspense. A la fin, j’ai eu envie de replonger dans mes bouquins du cycle de Dune, ou de regarder Children of Dune, la mini-série qui compile les deux romans suivants de la saga.


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Cinéma, TV & DVD

True Blood (saison 1)

True Blood (saison 1)

Avec ma manie d’acheter des DVD plutôt que de télécharger illégalement, je me retrouve avec deux ans de retard sur tout le monde et c’est seulement maintenant que j’ai eu l’occasion de découvrir la première saison de True Blood, alors que la plupart des amateurs de séries TV suivent actuellement la troisième saison par des moyens moins légaux.

Après avoir vu le premier épisode de la série, je me suis dit que j’étais tombé sur une version de Twilight avec un peu plus de sang : Sookie, serveuse un peu cruche qui possède le terrible don de lire les pensées de ses semblables, tombe amoureuse de Bill, un mystérieux mais gentil vampire. J’exagère un peu, je l’admets, car la comparaison avec Twilight s’arrête là.

Tout d’abord, il faut savoir que dans le monde True Blood, les vampires sont « sortis du placard » il y a deux ans, quand une compagnie japonaise a mis sur le marché du sang synthétique qui leur permet de vivre parmi nous sans se nourrir de notre hémoglobine. C’est la principale innovation de cette série et c’est aussi son principal point fort, car l’intégration  – ou le rejet – des vampires dans la société humaine sert clairement de métaphore pour d’autres intolérances existant ou ayant existé. Le meilleur exemple est bien sûr le « God Hates Fangs » du générique, habile détournement du « God Hates Fags » vu dans de nombreuses manifestations homophobes.

La série se passe à Bon Temps, une petite ville en Louisiane. Autour de ce décor atypique pour une série US gravitent des personnages plus ou moins intéressants, entrainés dans une sombre histoire de meurtres en série : des femmes, connues pour avoir fréquenté des vampires, sont retrouvées mortes et les soupçons se tournent très vite vers Jason, le frère séducteur de Sookie. Toute la première saison nous permet de suivre l’enquête sur ces meurtres et s’achève par la découverte de l’identité de l’assassin et sa confrontation avec les héros.

En parallèle, nous suivons l’évolution des relations entre les personnages : Sookie et Bill, évidemment, le couple phare de la série ; mais aussi Tara (la meilleure amie de Sookie, aux prises avec sa mère alcoolique), Jason (suspecté d’être le serial-killer de Bon Temps), Sam (le patron et ami de Sookie, qui révélera un incroyable secret au cours de la saison), pour citer les principaux personnages secondaires.

J’ai décoré en deux semaines cette première saison, qui comporte 12 épisodes d’une cinquantaine de minutes. Ils sont tous intéressants, même s’ils sont parfois longs et trop lents à mon goût. L’ensemble est malgré tout plaisant à suivre et plutôt bien écrit. Tous les personnages ne sont pas passionnants ou attachants, mais j’aime beaucoup Tara, dont les sautes d’humeur et les aventures avec sa mère m’ont parfois plus intéressées que les histoires de Sookie et Bill.

La deuxième saison m’attend déjà, je pense vous en reparler très vite !

Livres & Romans

Le cas Jack Spark, saison 1 : Eté mutant

Le cas Jack Spark, saison 1 : Eté mutant

Dans la série « je regarde ou lis des trucs qui ne sont pas de mon âge » (comme Gossip Girl par exemple), mon dernier méfait est une tétralogie de romans dont je viens de lire le premier volume : Le Cas Jack Spark, saison 1 : Eté mutant.

Victor Dixen, l’auteur, a semble-t-il été victime d’une expérience traumatisante dans un parc d’attractions quand il était enfant et souffre depuis de troubles du sommeil. Cela lui a clairement servi d’inspiration pour inventer Jack Spark, le héros et narrateur de ce roman :

Jack est un adolescent de quinze ans qui souffre d’insomnie depuis sa naissance et ressent en permanence une grande fatigue. Cette année, au lieu de passer l’été avec son grand-père comme il en a l’habitude, ses parents décident de l’envoyer à Redrock, un camp de vacances dans le Colorado. Jack y fait la connaissance des autres pensionnaires et découvre vite que chacun de ses camarades souffre d’un mal particulier : Sinead, une kleptomane, et son petit frère Kevin qui est énurétique (il fait pipi au lit, en bon français) ; Josh qui vient de faire une tentative de suicide ; Ti-Jean, obsédé par la propreté, et d’autres que je ne citerai pas en détail ici. Les adolescents sont encadrés par le docteur Krampus, sa famille et plusieurs moniteurs, tous plus étranges les uns que les autres et dont les intentions à l’égard des pensionnaires ne semblent pas si bonnes que leurs parents le croyaient …

Le roman commence comme un roman classique pour adolescents (Jack tombe très vite amoureux de la belle et caractérielle Sinead …) mais bascule progressivement vers la fantasy, au fur et à mesure que Jack voit les mutations transformer son corps et qu’il prend conscience des pouvoirs qu’il est en train d’acquérir. Quoi ? Un adolescent qui voit son corps changer et qui s’inquiète ? Comme c’est original ;-) Derrière son vernis sympathique de fantasy, cela reste un roman sur l’adolescence, avec l’éveil des sentiments, du désir, et les rites de passage (le premier baiser, auquel nous avons évidemment droit ici). Pour ne pas gâcher notre plaisir, nous avons même droit à un personnage homosexuel, et c’est suffisamment bien amené pour être signalé.

L’intrigue elle-même est sympathique, sans plus. Le final est spectaculaire, comme il se doit, mais ce n’est finalement pas ce que j’ai le plus apprécié dans ce premier volume. Plus que l’histoire principale sur les élèves de Redrock et leurs drôles de tortionnaires, j’ai préféré découvrir les personnages, suivre leur évolution et leurs relations, et l’analogie entre les découvertes de Jack sur ses mutations et les problématiques classiques d’un adolescent de son âge. Tout est parfaitement résumé à la fin du dernier chapitre :

Je ne suis sûr que d’une chose : j’ai changé.

Et mes compagnons aussi. Chacun à notre manière, nous nous sommes transformés, révélés durant ces vacances. Malgré nos peurs et nos colères, en dépit de nos désirs contrariés et de nos aspirations déçues – ou peut-être grâce à eux -, nous avons grandi.

[…]

A présent que l’été s’achève, nous le pressentons, une nouvelle saison de responsabilités commence : il ne s’agit pas de nous sauver, mais de sauver le monde. Nous savons que pour nous, rien ne sera plus comme avant.

Nous ne sommes plus des enfants.

Humain ou Fé, qui peut dire quels adultes nous deviendrons ?

En attendant, nous sommes tous des mutants.

Le cas Jack Spark, saison 1 : Eté mutant, Victor Dixen

Pocket, ISBN 978-2-35013-193-1

Note : ★★★/☆☆☆☆☆

Comics & BD

Batman : Heart of Hush

Batman : Heart of Hush

Après The Black Glove dont je parlais avant-hier et qui servait d’introduction à l’événement Batman : R.I.P., Heart of Hush est un album un peu particulier. Il est lié à l’arc R.I.P. mais peut se lire indépendamment. Le lien avec l’intrigue principale est très simple : Hush apprend que Batman est la cible du Black Glove et décide de devancer ce dangereux rival en mettant à exécution son plan visant à se venger – définitivement – du justicier de Gotham City.

Comparé au Joker ou Ra’s al Ghul, Hush n’est pas un ennemi très ancien de Batman : il n’est apparu qu’en 2002-2003 mais c’est pourtant l’un de mes « méchants » préférés. Son histoire personnelle, liée à celle de Bruce Wayne, est originale et intéressante. J’espère ne pas commettre d’impair en révélant que derrière les bandages de Hush se cache Thomas « Tommy » Elliot, un ami d’enfance de Bruce. L’arc Hush dans lequel il faisait son apparition est à mes yeux l’un des meilleurs publiés depuis une dizaine d’années. C’est vraiment intéressant de voir un ennemi avec une psychologie complexe et des raisons personnelles pour s’en prendre à Bruce/Batman.

Heart of Hush a été publié en 2009 dans les numéros 846 à 850 de Detective Comics. Hush est de retour et va une fois de plus s’attaquer à son ennemi intime, Bruce Wayne / Batman. Pour cela, il fait appel au docteur Jonathan Crane (Scarecrow) et s’en prend à Catwoman, l’une des rares femmes à laquelle Bruce est attaché.

L’histoire elle-même n’est pas forcément très originale, mais c’est l’occasion de découvrir le passé de Tommy Elliot. Les flash-backs qui nous ramènent à l’enfance et à l’adolescence de Tommy et Bruce sont particulièrement intéressants, ils nous permettent de découvrir les événements qui ont amené Tommy à haïr Bruce et à endosser l’identité de Hush.

Heart of Hush m’a beaucoup plu, nettement plus que The Black Glove. Avec Hush, je suis en terrain connu, avec un ennemi que j’apprécie énormément et que je prends plaisir à retrouver régulièrement. Cela m’a donné envie de relire l’arc où nous l’avions découvert.

Prochains albums dans ma pile : le très attendu Batman R.I.P. (où Batman ne meurt pas) et Final Crisis (où Batman « meurt », avec des guillemets pour souligner la relativité de la mort dans les comics …).