Comics & BD

Batman R.I.P.

Batman R.I.P. est un album qui regroupe l’arc du même nom, en compilant un prologue publié dans le numéro 0 de DC Universe et les numéros 676 à 683 de la série régulière Batman. Il s’inscrit dans la continuité directe de l’album The Black Glove dont j’avais parlé ici cet été.

Alors que Bruce Wayne continue à filer le parfait amour avec le mannequin Jezebel Jet, The Black Glove continue à s’agiter en coulisses. A la tête de laquelle de cette mystérieuse organisation se trouve un individu tout aussi mystérieux. Son objectif est simple : détruire Batman, pour d’obscures raisons. Au milieu de tout cela, on retrouve le Joker, dont je n’ai pas vraiment compris le rôle dans l’histoire. Mais après tout, ce n’est pas la seule chose que je n’ai pas comprise dans cette sombre histoire …

Je crois que j’ai vraiment un problème avec cet arc Black Glove / R.I.P. : je n’arrive vraiment pas à m’emballer pour cette étrange machination, dont les tenants et les aboutissants m’échappent totalement. Dans cet album, on enchaîne les flash-backs (notamment les rencontres entre Bruce Wayne et les trois premiers Robin) et des séquences dans une sorte de monde parallèle où les parents de Bruce Wayne ne seraient pas morts lorqu’il était enfant et où il ne serait pas devenu Batman. J’ai vite été perdu et j’ai continué à lire sans forcément faire d’effort pour comprendre ce qui se passait. Et finalement, je n’ai même pas compris la fin de l’album. Que devient Batman, à la fin ? Je suis incapable de l’expliquer.

Il est donc temps pour moi que cet arc s’achève et que les compteurs soient remis à zéro avec la mort tant annoncée de Batman dans l’événement Final Crisis, le gros cross-over de la mort qui tue et qui sera ma prochaine lecture « batmanesque« . En attendant, je vais ranger Batman R.I.P. dans ma bibliothèque, où il risque de rester immobile pendant de longues années.

Comics & BD

Scott Pilgrim

Scott Pilgrim est une bande dessinée américaine, publiée sous la forme de six albums qui ressemblent à s’y méprendre à des albums de manga. Les dessins ne font d’ailleurs que renforcer cette impression : dès les premières pages, on a l’impression de plonger dans un manga à la sauce nord-américaine. L’histoire peut se résumer en quelques mots :

Scott Pilgrim, un éternel adolescent de vingt-trois ans qui enchaîne les petits boulots, squatte l’appartement de son meilleur ami gay et passe ses journées devant des jeux vidéos, tombe amoureux de Ramona Flowers, une mystérieuse jeune fille qui vient d’arriver en ville. Malheureusement, pour conquérir définitivement le coeur de sa bien-aimée, Scott va devoir affronter ses sept anciens petits amis, réunis dans une étrange ligue d’evil-exes.

J’ai dévoré les six albums en moins d’une semaine : dans chaque volume, Scott Pilgrim, mi-héros mi-anti-héros, affronte un ex de Ramona. Tiens, sept ex et six albums, il y a quelque chose qui cloche, non ? Vous l’aurez deviné, il y a évidemment deux ex qui arrivent ensemble dans l’un des tomes de la série, mais je n’en dis pas plus et vous laisse découvrir par vous-même !

Le ton de l’histoire m’a beaucoup plu : rythmé, bourré d’humour, en bref : très fun. Les combats entre Scott et ses rivaux sont présentés comme s’ils étaient issus d’un jeu vidéo, avec le détail qui tue : une fois défaits, les ex de Ramona disparaissent et se transforment en pièces d’or, on se croirait presque dans Mario Bros !

Entre deux combats, nous suivons les aventures sentimentales et musicales de Scott et de ses ami(e)s. Le couple Scott-Ramona est évidemment au coeur de l’intrigue, mais les personnages secondaires ne sont pas en reste et sont pour la plupart intéressants et attachants : j’ai en tout cas suivi leurs aventures avec beaucoup d’intérêt.

Derrière son style fun, voire loufoque, Scott Pilgrim aborde joliment des thèmes universels, le principal étant le passage à l’âge adulte, avec ses contraintes, ses difficultés, mais aussi ses joies. Scott affronte un à un les ex de Ramona et à la fin il ne reste qu’une question : sont-ils prêts, tous les deux, à mettre de côté leur passé et à s’engager ? J’ai bien aimé cette façon de traiter ce sujet, notamment à travers un des derniers dialogues entre Scott et Ramona :

– Things can’t be the same, can they ?

– Dude …

– Things never were the same. Change is … it’s what we get. I guess that’s my problem – I’m always trying to beat the clock, outrun the universe … Like nothing can change me, as long as I change first. I feel like I’m in this river, just getting swept along … and if I hold on to anyone, if I’m holding on for dear life, I’m not getting anywhere. I’m stuck … I never wanted to get stuck.

– I dunno. Maybe we can get somewhere together. Maybe we can get unstuck. We’d have to be careful … it could be a bumpy ride, it could be messy. But maybe … maybe it’d be worth it. Maybe we just need to hold on.

– I’ve never been good at holding on.

– Hey, you’ll get it. It just takes practice.