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Parlons arg€nt

Pourquoi mes billets contiennent des liens affiliés Amazon

Je n’ai jamais aimé la publicité, que ce soit dans la presse, à la télévision, ou sur internet. Ce blog n’a pas vocation à devenir un panneau publicitaire. Mais gérer et alimenter un blog a un coût, qui peut être absorbé en partie par la publicité, ou plus précisément dans mon cas par des liens affiliés vers Amazon.

Sur certains billets, par exemple mes critiques de livres, de films ou de séries TV, vous trouverez en bas de page des liens vers Amazon : si vous voulez m’aider, vous pouvez cliquer sur ces liens pour acheter un livre, un DVD, ou tout autre article disponible sur Amazon dont vous auriez envie. Si vous achetez un article après avoir cliqué sur un lien sur mon blog, Amazon me donnera une (petite) part de votre commande, de l’ordre de 3 à 7% selon le type de produit. J’ai choisi de percevoir mes éventuels (maigres) gains sous la forme de chèques-cadeaux Amazon, que j’utiliserai pour acheter des livres ou des DVD de films ou de séries TV dont je pourrai ensuite parler ici. Sachez également que j’ajoute chaque lien manuellement dans les billets, en fonction de la disponibilité des différentes versions sur Amazon (DVD ou Blu-Ray pour les films et séries ; broché, poche ou Kindle pour les livres).

Un avertissement : mes critiques resteront toujours objectives et conformes à mon avis sur le livre, le film ou la série dont je parle. Il serait inimaginable pour moi de chanter les louanges d’une oeuvre que je n’ai pas aimé dans le seul but de vous pousser à cliquer sur un lien affilié. C’est absolument contraire à mon éthique personnelle.

Pour m’aider, vous pouvez :

  • Faire vos achats sur Amazon en passant par l’un des liens situés en bas de mes billets, ou directement par ce lien
  • Parler du blog autour de vous, partager un lien sur vos réseaux sociaux préférés
  • Tout simplement m’encourager, cela fait toujours plaisir :-)

Merci par avance à tous ceux qui m’aideront d’une façon ou d’une autre ! Je crois que le meilleur moyen de vous remercier sera d’essayer de continuer à écrire régulièrement des billets de qualité.

À quoi sert l’argent gagné ?

Dans la vie de tous les jours, y compris dans le cadre professionnel, j’ai toujours eu un souci de transparence sur les questions d’argent. Je vais donc l’être autant que possible pour ce blog. Les liens affiliés me permettront de financer notamment :

  • Un nom de domaine (en cours depuis le 19 avril 2018)
  • La transition vers une formule payante de WordPress offrant plus de fonctionnalités (fait le 19 avril 2018)
  • Le cas échéant, une partie de mes achats d’oeuvres culturelles (principalement des livres) pour continuer à alimenter ce blog en contenu

Remarque : pour plus de clarté our les futurs visiteurs du blog, ce billet restera directement accessible dans le menu « A Propos » en haut de page.

Politique & Société

Brèves pensées sur la victoire de Benoît Hamon

Que dire de la victoire de Benoît Hamon aux « primaires citoyennes » ?

A court terme, on nous dit que c’est une bonne nouvelle pour Emmanuel Macron et une mauvaise nouvelle pour Jean-Luc Mélenchon. Je me suis peut-être tiré une balle dans le pied en votant Hamon hier. Je ne voterai pas pour Benoît Hamon au premier tour de l’élection présidentielle, mais j’espère que mon vote d’hier servira à quelque chose.

A moyen terme, j’ai envie d’espérer que le résultat d’hier, et la fuite probable de nombreux élus PS dans les bras d’Emmanuel Macron, permettent enfin l’éclatement du PS et la recomposition à gauche d’un pôle véritablement socialiste, anti-libéral, écologiste et humaniste autour de tous ceux qui se reconnaîtront dans ces valeurs.

Ou alors, plus probablement, Hamon va se ratatiner au premier tour au mois d’avril, et Valls et ses amis ramasseront les miettes du PS pour continuer comme avant ..

Politique & Société

La gauche et la « culture de gouvernement »

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Je ne suis pas toujours d’accord avec le contenu des articles politiques sur Slate.fr mais j’ai trouvé très intéressant un article de Claude Askolovitch publié en cette semaine d’entre-deux-tours des primaires de la « Belle Alliance Populaire ».

L’article est titré La « culture de gouvernement » empêche la gauche de penser et s’intéresse aux rapports qu’entretient le Parti Socialiste avec la conquête et l’exercice du pouvoir. Le sujet semble parfaitement illustré aujourd’hui par l’opposition entre d’une part Benoit Hamon, présenté par ses adversaires et une partie non négligeable des médias comme un utopiste condamné à être minoritaire dans le pays, et d’autre part Manuel Valls, représentant d’une gauche qui s’auto-proclame réaliste, raisonnable et seule capable de rassembler une majorité de français lors des élections nationales.

J’ai apprécié plusieurs passages de cet article, que je souhaitais partager ici :

Puis le Mitterrandisme vint, et le socialisme dura, et en durant, il changea! La fiabilité prit la place de la pureté, mais quelle victoire! Le socialisme français rejoignit ce que ressentait, en 1924, le leader travailliste britannique Ramsay McDonald, qui avait gouverné dans une situation instable, simplement pour «briser le préjugé aristocratique du pouvoir», disait-il à Blum. Montrer que le parti des ouvriers pouvait gérer le pays sans catastrophe, sans que rien ne soit bouleversé : dans ce pays de castes, il s’agissait de rendre une fierté à la working class.

Mais après lui, Laurent Fabius, aimable bourgeois délesté de ses radicalités enfantines, pas peu fier d’être «le chef du gouvernement de la France», fit miroiter le mot de «modernité», et l’affaire était pliée. Fini les racines, vive le temps présent ! Le socialisme serait aimable aux entreprises, au capitalisme, au système monétaire européen, aux marchés, au Financial Times, à Monsieur Kohl, à l’Euro. Il se poursuivrait jusqu’à aujourd’hui, où l’on crierait «j’aime l’entreprise» et, pour faire bien poids, on préférerait gendarmes et policiers, l’ordre et l’Etat, l’autorité et la violence légitime, la fière matraque, aux contestataires et manifestants de poil ; et préférer aussi, évidemment, l’identité culturelle, cela va sans dire, au hijab ou aux migrants. Gouverner donc. Une culture.

Il faut revenir à la confusion originelle. A partir du tournant mitterrandien, la gauche gouverne dans le capitalisme, puis ses versions financières, et découvre, en même temps, la stabilité. […] Le socialiste devient, dans son propre intérêt, le «gérant loyal du capitalisme», que promettait d’être Blum. […] Il fait faire comme les camarades allemands, qui avalèrent leur chapeau idéologique pour accéder à la chancellerie ! Hollande l’explique gentiment à Tsipras : si tu ne plie pas, tu sauteras… Si tu cèdes aux béatitudes de Benoit, tu ne gouverneras plus jamais, disent cette semaine Valls et ses hérauts médiatiques au peuple de la primaire.

Culture de gouvernement ? Mais vous ne gouvernerez pas, camarades, ou pas à votre main ? Vous aurez faim, peut-être ? Tant mieux. Vous pouvez donc divaguer: la pensée est une divagation. Le socialisme, avant d’être slogan, fut une philosophie.

Il y a du chemin. Avant de penser, il faudra être modeste. Les inquisiteurs moquent Hamon de se référer à Podemos, les contestataires espagnols, Corbyn, le socialo-gauchiste anglais, ou Sanders, le socialiste américain. Ces gens-là perdent les élections, enfin! Sans doute. Mais pas plus que les autres, et ils ne se ressemblent pas tant. Le plus intéressant des trois est sans doute Bernie Sanders, qui aurait pu (si les tenants de la culture de gouvernement -dites l’oligarchie- ne lui avaient pas fait barrage) empêcher un électorat ouvrier d’offrir l’Amérique à Trump …

Benoit Hamon n’est sans doute pas le messie. Point par point, il n’a pas toujours raison face à Valls, loin de là. Mais ses hésitations mêmes, ses constructions financières, son dogmatisme utopique, ont un mérite: il ressemble à un minoritaire, ce qui est une circonstance, pas forcément son destin. Et il ressemble, minoritaire, à ce qu’est le socialisme aujourd’hui. S’accepter petit lui fera le plus grand bien. L’honneur, qui sait, lui sera rendu par surcroit.

Je n’ai jamais caché ma sympathie – politique – pour Jean-Luc Mélenchon, depuis la campagne pour le « non » au Traité Constitutionnel Européen lors du référendum de 2005 et plus encore depuis qu’il a quitté le PS en 2008 pour tenter de refonder une gauche anti-libérale et humaniste. J’ai déjà parlé ici des raisons qui m’avaient amené à voter pour sa candidature en 2012. Mon vote au premier tour de la prochaine élection présidentielle lui est déjà quasiment acquis, à moins d’un énorme retournement de situation d’ici-là. Quant aux primaires du Parti Socialiste et de ses alliés, je m’étais promis de ne pas aller y voter, considérant que cela ne me concernait pas : parce que je ne voulais pas soutenir un processus de primaires que je rejette, et parce que je ne voterai de toute façon pas au premier tour de l’élection présidentielle pour le candidat qui en serait issu.

Puis j’ai commencé à suivre la campagne, comme j’avais suivi à l’automne la campagne de la droite et du centre, parce que la politique me passionne. J’ai écouté avec intérêt les propositions développées par Benoit Hamon. Tout ne me plait pas dans son programme, mais j’ai retrouvé dans son discours une vision du progrès social et une ambition que je retrouve souvent dans les écrits et les interventions de Jean-Luc Mélenchon, et qui manquent à mes yeux depuis trop longtemps au Parti Socialiste. Même si tout n’est pas à mon goût dans son parcours politique, Benoît Hamon me semble plus sincère dans ses convictions que, par exemple, le flamboyant Arnaud Montebourg qui aime se mettre en scène et en valeur. Je suis évidemment opposé à la ligne politique défendue par Manuel Valls, dans la droite ligne du quinquennat de François Hollande. Je suis convaincu que la gauche n’est plus la gauche quand elle renonce à ses idéaux, à ses utopies humanistes, et que cela n’est pas incompatible avec le pouvoir.

Je ne me fais aucune illusion sur les chances de victoire de Benoit Hamon à l’élection présidentielle, je ne voterai d’ailleurs pas pour lui au mois d’avril. Je sais que sa probable victoire demain soir va précipiter de nombreux élus et électeurs du PS dans les bras d’Emmanuel Macron, que cela ne fera que renforcer la dynamique de l’ancien ministre de l’Economie. Je sais qu’après l’échec probable de la candidature de Benoit Hamon au premier tour de l’élection présidentielle peut amener définitivement le Parti Socialiste à renier les idéaux socialistes pour la « modernité » du social-libéralisme. Je sais enfin que d’un point de vue purement tactique, la candidature de Benoit Hamon ne favorise pas celle de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle.

Pourtant, la fin de la campagne de premier tour et cette semaine d’entre-deux-tours m’ont décidé à aller voter demain pour Benoit Hamon face à Manuel Valls. La lecture de l’article de Claude Askolovitch n’a fait que renforcer ma conviction sur l’utilité et l’intérêt pour moi d’aller voter demain. Pour permettre la clarification idéologique du Parti Socialiste, pour le meilleur ou pour le pire. Pour permettre les conditions d’une recomposition de la gauche, ou plutôt la recomposition en deux pôles des deux « gauches irréconciliables » – puisque, je dois le reconnaitre, Manuel Valls avait raison sur ce point. Pour donner une dernière chance au Parti Socialiste de retrouver ses valeurs et son honneur.

Ego Trip

Réveil d’un blog

Ceux d’entre vous qui avaient conservé ce blog dans leurs flux RSS, listes de lecture et autres outils numériques, ou ceux qui ont suivi le liens postés sur mon compte Twitter ont peut-être été surpris de voir apparaître trois nouveaux billets ici il y a quelques jours. Il faut dire que mon dernier billet datait de 2014. Pendant plusieurs années, ce blog est resté endormi, pour ne pas dire carrément mort. Les « grandes » années du blog était derrière moi. Je ne l’ai jamais pourtant fermé car j’aimais l’idée de conserver une trace de ce que j’avais écrit ici, de ce que j’étais alors.

Et puis en toute fin d’année dernière j’ai redécouvert que j’avais un compte sur le site Goodreads, le « réseau social » dédié aux livres. J’ai fureté un peu sur le site, et je me suis pris au jeu.  J’ai commencé à y entrer mes lectures des dernières années, mes critiques publiées ici ou ailleurs. Surtout, cela m’a donné envie d’écrire à nouveau des critiques plus longues de mes lectures, là où je me contentais depuis quelques années de brefs commentaires à chaud. Je me suis plié à l’exercice avec les trois premiers romans que j’ai lus en 2017.

Et finalement, je me suis dit qu’au-delà de publier ces critiques sur mon profil Goodreads, je pouvais également les publier ici, sur ce vieux blog abandonné.

Je suis donc revenu ici. D’abord choqué par l’austérité du « look » de mon blog tel que je l’avais laissé en 2014, j’ai commencé à jouer avec les thèmes WordPress, on peut dire que j’ai refait la décoration pour la remettre au goût du jour. J’espère que c’est réussi.

Je vais tenter de continuer mon pari de rédiger des critiques construites et je l’espère intéressantes de mes lectures pour les publier ici. Je ne sais pas encore si je proposerai d’autres contenus, sur les séries TV que je regarde, sur la politique (l’année 2017 sera animée de ce point de vue là), ou sur ma vie en général. je pense que cela se fera naturellement si cela doit se faire. Il y a en tout cas ce point de départ avec mes critiques de livres, et on verra où ce voyage m’amène. En espérant ne pas avoir perdu tous mes compagnons de route !

A bientôt, je l’espère.

Livres & Romans

The Machine Crusade (Legends of Dune #2)

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Dans ce deuxième volume de la trilogie « Legends of Dune », le récit reprend deux décennies après la fin du précédent. Sans surprise, on retrouve les éléments qui ont fait le succès de « The Butlerian Jihad » : de la pseudo-politique galactique, de l’action spatiale, et des personnages haut-en-couleur, voire stéréotypés.

On retrouve en effet les personnages que nous avons suivi avec plus ou moins d’enthousiasme dans le premier tome. Certains ont évolué, d’autres sont devenu des caricatures d’eux-même, quand certains sont restés les mêmes. Selon le regard que l’on portait sur chaque personnage à l’issue du premier volume, on accueille avec plus ou moins de plaisir leur évolution ou non-évolution.

Pendant un long moment, j’ai pensé que ce deuxième tome était moins réussi que le premier, ou en tout cas qu’il allait moins me plaire. La faute venait principalement des personnages, qui à quelques exceptions près m’intéressaient peu ou moins que dans le volume précédent. Finalement, la dernière partie accélère le récit et m’a plutôt bien plu, même si je pourrais reprocher un rythme frénétique qui contraste peut-être trop avec le début du roman. Sans parler de l’effet « on efface tout et on recommence » qui peut sembler un peu artificiel, au point de me demander ce qui va bien pouvoir se passer dans le dernier épisode de la trilogie.

Dans l’ensemble, j’ai pris du plaisir à lire ce roman et je vais sans tarder me pencher sur le troisième tome, pour voir où ce récit va désormais nous amener, en espérant que les quelques longueurs et maladresses de celui-ci s’atténuent et que la conclusion de la trilogie soit à la hauteur de mes attentes, et du temps investi dans sa lecture.


The Machine Crusade (Legends of Dune, #2), Brian Herbert & Kevin J. Anderson

Note : ★★★★☆


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Livres & Romans

« Arrête avec tes mensonges »

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En quatrième de couverture, Philippe Besson promet de dire la vérité, pour la première fois. La promesse est tenue, et magnifiquement tenue à mes yeux.

Philippe Besson nous raconte son premier amour d’adolescence, celui qu’il a toujours tu mais qu’il n’a pourtant cessé de raconter à demi-mot dans ses livres. Quasiment tous ses romans parlent d’absence, de séparation, de deuil, de manque, de la « morsure du manque » comme il l’appelait déjà dans un passage qui m’avait alors tellement marqué de « Un homme accidentel ». Dans ce dernier roman, il nous explique l’origine de cette obsession, il nous offre le récit de cette blessure qui l’a tant inspiré pour écrire.

Cet auteur qui nous a si souvent assuré qu’il n’était que romancier, que son métier était d’inventer de de raconter des histoires, de produire des oeuvres de fiction, finit par avouer qu’il a menti. Dans ce joliment nommé « Arrête avec tes mensonges », il reconnait finalement ce que nous pressentions : que ce thème récurrent de l’absence et du manque vient évidemment du plus profond de lui, d’un chagrin d’amour de jeunesse, qu’il nous raconte ici avec le talent qui est le sien.

Le style est fluide, agréable à lire, comme toujours avec Philippe Besson. De nombreux passages sonnent justes et semblent nous parler au coeur, comme s’ils étaient tirés directement de nos pensées passées ou présentes. Ce n’est plus une surprise avec cet auteur, mais à plusieurs reprises en lisant certaines phrases, je me suis dit que j’aurais pu les écrire mot pour mot, le talent en moins.

Le récit est classique, sans grande surprise, mais émouvant par ce qu’il évoque en nous. Surtout, il éclaire d’un jour nouveau les oeuvres précédentes de Philippe Besson. Nous avons ainsi droit à une explication qu’il ne nous devait pas (parce qu’un auteur ne doit rien à ses lecteurs) mais que nous recevons avec plaisir. Un personnage du roman explique avoir lu plusieurs romans de l’auteur et qu’il a l’impression qu’il s’agit de pièces d’un puzzle, qu’il suffit de les assembler pour former une image compréhensible. C’est exactement ce travail d’assemblage que ce roman propose, et c’est passionnant.

Vers la fin du roman, il y a ce dialogue qui résume tout :

C’est lui qui reprend la parole : et vous ? Vous allez écrire sur cette histoire, n’est-ce pas ? Vous n’allez pas pouvoir vous en empêcher.
Je répète que je n’écris jamais sur ma vie, que je suis un romancier.
Il sourit : encore un de vos mensonges, pas vrai ?
Je souris en retour.

« Arrête avec tes mensonges » est un roman splendide sur l’amour, l’absence, et le manque, mais aussi sur l’inspiration que ces sentiments génèrent pour le travail d’écriture. Un grand livre, assurément.


« Arrête avec tes mensonges ! », Philippe Besson

Note : ★★★★★


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Livres & Romans

The Butlerian Jihad (Legends of Dune #1)

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Mon année de lecture 2017 a commencé comme l’année 2016 s’était achevée : avec l’univers Dune et ses préquelles.

Après la trilogie « Prelude to Dune » qui se déroulait quelques dizaines d’années avant le roman original Dune de Franck Herbert, j’ai attaqué la trilogie « Legends of Dune », qui se déroule cette fois des milliers d’années auparavant et relate les événements connus dans le cycle original sous le nom de « jihad butlérien », au cours duquel l’humanité s’est rebellée contre les « machines pensantes » (robots, ordinateurs) qui l’avaient asservie.

Ce premier volume de la trilogie m’a bien plu. C’est un style complètement différent du roman original et du cycle de Dune tel qu’il avait été pensé et écrit par Frank Herbert. Son fils Brian et son compère Kevin J. Anderson nous offre plutôt un divertissement que je pourrais qualifier d’hollywoodien dans l’univers imaginaire de Dune. C’est certainement très éloigné de ce que nous aurait proposé Frank Herbert lui-même, et la comparaison avec les romans du cycle de Dune original ne serait pas flatteuse, c’est évident. Je comprends ceux qui détestent les oeuvres « commises » par Brian Herbert, mais j’ai envie de juger tout cela pour ce que c’est : un divertissement.

Dans ce cadre, dans son style assumé, « The Machine Crusade » est un divertissement réussi, un plaisir coupable que j’ai su apprécier et pris plaisir à lire. Je crois que je lirai également avec plaisir les deux prochains volumes de la trilogie, en espérant y retrouver les mêmes ingrédients que dans celui-ci : de l’action, des personnages forts (à la limite de la caricature, mais c’est la loi du genre), et une réflexion (quoique manquant de nuances) sur l’humanité et la technologie.


The Butlerian Jihad (Legends of Dune #1), Brian Herbert & Kevin J. Anderson

Note : ★★★★☆


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