Livres & Romans

The Plot Against America

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The Plot Against America, traduit en français sous le titre Le complot contre l’Amérique, est un livre mémorable, un très grand roman de Philip Roth publié en 2004.

Ce roman se présente comme le récit autobiographique d’un jeune garçon juif dans l’Amérique du début des années 1940. Le récit diverge de l’Histoire quand Charles Linbergh, isolationniste et antisémite notoire, remporte la nomination du Parti Républicain et défait à la surprise générale le président sortant Roosevelt lors l’élection présidentielle de 1940.

Charles Lindbergh jouit d’une double aura : c’est un héros encore jeune de l’aviation américaine, et le kidnapping et la mort tragique de son fils, alors âgé de moins de deux ans, dans une affaire qui avait passionné et choqué l’opinion publique en 1932 a fait de lui un père-martyr. Il semble ainsi le candidat républicain idéal pour empêcher Roosevelt, affaibli par la maladie et déjà aux commandes du pays depuis deux mandats, de remporter un troisième mandant consécutif. Linbergh prône ouvertement une position isolationniste des Etats-Unis dans la Seconde Guerre Mondiale et accuse Roosevelt d’être sous l’influence de la communauté juive et de vouloir engager la nation américaine dans une guerre qui ne la concerne pas.

Dans notre Histoire réelle, Charles Linbergh était réellement connu pour ses positions antisémites, ses accointances avec le régime nazi – il a reçu dans les années 1930 des mains de Goering en personne une décoration, qu’il a refusé de rendre par la suite – ainsi que pour son engagement au sein d’America First, un mouvement politique isolationniste. Linbergh a même démissionné de l’US Air Force pour protester contre la politique internationale du président Roosevelt, avant de rentrer dans le rang après l’attaque de Pearl Harbor par le Japon et l’entrée en guerre des Etats-Unis.

Dans le roman, le mandat présidentiel de Linbergh fait progressivement sombrer le pays dans une atmosphère étouffante, où les juifs sont soupçonnés de comploter contre les « vrais » Américains et deviennent la cible de politiques raciales inspirées de celles du régime nazi en Allemagne. Philip Roth, à travers son récit semi-autobiographique, nous plonge dans le quotidien d’une famille juive du New Jersey qui voit son quartier, sa ville et son pays se transformer en cauchemar vivant. Je ne vais pas raconter toute l’intrigue, mais c’est un récit à la fois réaliste et terrifiant qui interroge sur ce qui sépare nos démocraties des dictatures fascistes qui ont ravagé l’Europe au milieu de XXème siècle.

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Le tour de force de ce roman, c’est d’ailleurs son réalisme. En le lisant, je me suis vraiment dit que cette Histoire alternative racontée par Philip Roth est crédible, que cela aurait pu se dérouler ainsi. Linbergh fait un candidat plausible face à Roosevelt en 1940 et sa victoire semble logique dans une Amérique qui ne veut pas verser le sang de ses soldats en se se mêlant des affaires de la vieille Europe. Pour Linbergh et ses partisans dans le roman, Hitler et les nazis apparaissent un rempart face à la menace soviétique, et on sait que ces thèses ont circulé aux Etats-Unis à l’époque, bien qu’elles soient restées minoritaires.

Publié en 2004, ce roman a connu une seconde vie bien méritée après la victoire surprise de Donald Trump lors de l’élection présidentielle américaine en 2016. Le parallèle est troublant entre la campagne populiste, démagogique et outrancière à l’égard de certaines minorités, menée par Trump et celle de Lindbergh décrite dans le roman. Cela donne une saveur supplémentaire à ce livre, un arrière-goût amer qui à défaut d’être agréable a l’avantage d’éveiller nos sens et notre esprit.


The Plot Against America, Philip Roth

Note : ★★★★☆


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Cinéma, TV & DVD

Capitaine Marleau

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Ceux qui me connaissent doivent savoir que ni les productions françaises ni les séries policières ne sont à mon goût habituellement. Et pourtant je dois faire un aveu : j’adore Capitaine Marleau, la série policière qui cartonne sur France 3 depuis l’automne 2015.

Je ne sais plus exactement quand et dans quelles circonstances j’ai découvert cette série, je pense que je suis tombé dessus en regardant la TV dans une chambre d’hôtel pendant un séjour en vacances. Ce qui m’a tout de suite marqué, c’est l’humour déjanté de la série. J’avais pris l’épisode en route mais cela m’a suffisamment plu pour avoir envie de le revoir et de regarder les autres épisodes de la série. Depuis, je n’en manque pas un seul.

La série repose sur Corinne Masiero qui incarne la fameuse capitaine Marleau, capitaine de gendarmerie excentrique, à l’humour ravageur et qui ne mâche pas ses mots. Le contraste est saisissant avec les personnages plus posés interprétés par des guests prestigieux qui varient d’un épisode à l’autre, comme Gérard Depardieu (dans le premier épisode de la série), Victoria Abril, Pierre Arditi, Charles Berling, Yolande Moreau, Niels Arestrup, Jean-Hugues Anglade, ou David Suchet (connu pour son rôle mémorable du détective Hercule Poirot dans la série homonyme).

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Je l’ignorais au début mais je l’ai appris dans l’article Wikipedia sur la série, le capitaine Marleau a été créé pour un téléfilm baptisé Entre vents et marées, également réalisé par Josée Dayan à laquelle on doit la série. Je ne suis pas forcément fan de l’oeuvre télévisuelle de cette réalisatrice, mais je dois dire qu’elle a réussi à créer qu’avec Capitaine Marleau une série et un personnage mémorables.

Le personnage de Marleau a semble-t-il été créé sur le modèle de – ou en hommage à – l’inspecteur Colombo de la célèbre série américaine. Le lieutenant de police américain et la capitaine de gendarmerie française ont plusieurs points communs : ils se déplacent tous deux dans une vieille voiture emblématique (la 404 pour Colombo ; une Range Rover pour Marleau), on ne connait pas leur prénom, et ils portent un vêtement caractérise (l’imperméable pour Colombo ; des chemises à carreaux, une parka et une chapka pour son homologue de la gendarmerie nationale).

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La différence avec Colombo, c’est qu’on ne connait pas au début des épisodes l’auteur du crime qui sert de prétexte à l’épisode. Je parle de prétexte car l’intrigue policière est souvent assez faible et, en ce qui me concerne, ne sert que de cadre pour mettre en scène le capitaine Marleau et son humour décalé, et ses interactions très souvent drôles avec les personnages plus classiques présents dans l’épisode. On sent que Corinne Masiero s’amuse beaucoup dans ce rôle et je la soupçonne parfois d’improviser certaines répliques. C’est en tout cas très efficace, je ne compte pas le nombre de fois où j’éclate de rire pendant un épisode.

La programmation de la série est assez difficile à suivre. Treize épisodes de 90 minutes ont à ce jour été produits, dont onze ont été diffusés en France en septembre 2015, les deux prochains ne devant plus tarder à arriver. Lors de chaque diffusion, France 3 a tendance à diffuser deux ou trois épisodes inédits avant de rediffuser quelques épisodes précédents, ce qui ne facilite pas la tâche des téléspectateurs qui tentent d’être fidèles. Le replay n’est pas de trop pour ne rater aucun épisode quand la saison de l’humour noir et déjanté du Capitaine Marleau revient.

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Cinéma, TV & DVD

Peaky Blinders (saison 2)

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Cela fait seulement une semaine que j’ai terminé la première saison de Peaky Blinders, et je reviens déjà pour parler de la deuxième saison. Il faut dire pour ma défense que chaque saison ne comporte que 6 épisodes et que cela passe à une vitesse folle.

Cette deuxième saison commence deux ans après la fin de la première. Nous sommes désormais en 1921, Thomas Shelby s’apprête à entraîner les Peaky Blinders dans un plan ambitieux et un peu fou pour étendre leur territoire d’influence et conquérir Londres. Le récit se partage ainsi entre Birmingham, le berceau et terrain de jeu d’origine des Shelby, et Londres où leur arrivée ne va pas faire que des heureux.

En parallèle de la lutte des Peaky Blinders pour la conquête de la capitale anglaise, nous assistons aux manigances de Chester Campbell, l’inspecteur des services spéciaux de Sa Majesté, pour se venger de sa némésis Thomas Shelby. On retrouve également avec plaisir Polly Shelby, la tante de Thomas, qui va tenter de retrouver son fils et sa fille qui lui ont été enlevés lorsqu’ils étaient petits.

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Cette saison m’a semblé plus violente que la première, avec également  un rythme peut-être plus rapide mais toujours une forte intensité tout au long des six épisodes qui la composent. S’il y a des temps faibles dans le rythme, ils sont voulus et maîtrisés, comme une accalmie avant la tempête. L’univers de la série s’enrichit, à la fois géographiquement et avec de nouveaux personnages, mais cela ne se fait pas au détriment de la qualité du scénario, qui reste parfaitement écrit et prenant du début à la fin. La saison s’achève sur un épisode de haut niveau, qui conclut certaines intrigues tout en laissant des portes ouvertes pour la suite.

Les décors sont toujours aussi magnifiques et réalistes, d’autant qu’ils gagnent en variété. Là où la première saison restait cantonnée dans les quartiers ouvriers et portuaires de Birmingham, celle-ci nous emmène à Londres, y compris dans des quartiers plus chics que ceux que les les Shelby avaient l’habitude de fréquenter jusque là.

Je ne reviendrai pas sur la qualité des acteurs, toujours aussi bons, en particulier Cillian Murphy dans le rôle de Thomas Shelby et à Helen McCrory dans celui de sa tante Polly, et une mention spéciale pour le prometteur Finn Cole qui interprète Michael, un nouveau venu dans l’entourage des Peaky Blinders auquel je prédis un grand avenir.

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Cette deuxième saison confirme toutes les qualités de la série, on y retrouve les ingrédients de la première saison mais en les chauffant plus fort encore. Le cocktail est explosif mais passionnant. J’ai encore deux saisons à regarder sur Netflix et il ne fait aucun que si la qualité reste aussi bonne, je vais les regarder à toute vitesse et Peaky Blinders rejoindra directement le panthéon de mes séries préférées, par très loin de The West Wing, The Wire et The Sopranos.


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Cinéma, TV & DVD

On My Block (saison 1)

On My Block (saison 1)

On My Block est l’une des dernières nées parmi les séries originales Netflix. C’est une série qui se présente comme une comédie assez classique pour adolescents mais qui sait dépasser ce statut de départ pour donner un résultat tout à fait intéressant, loin d’une série décevante comme Everything Sucks, autre production Netflix récente dont je reparlerai peut-être un jour ici.

Je vous laisse découvrir la bande-annonce si vous voulez vous faire votre propre avis, sachant que la série va bien au-delà de ce trailer sympathique mais pas très original :

La série est centrée autour d’un groupe de Monse, Cesar, Ruby et Jamal, quatre amis d’enfance inséparables qui s’apprêtent à entrer au lycée, auxquels s’ajoute rapidement Olivia, dont les parents sont expulsés au Mexique et qui va être hébergée par les parents de Ruby. Comme toujours dans ce genre de séries, on se retrouve face à un ensemble de personnages tous dotés de leur propre caractère, même si on évite globalement les stéréotypes tout en s’en approchant dangereusement. Plus gênant, on se retrouve à nouveau avec des acteurs qui ont au moins 5 ans de plus que leurs personnages : ils sont censés entrer au lycée mais certains acteurs semblent avoir l’âge de sortir de l’université. C’est souvent le cas dans les séries adolescentes mais c’est dommage de ne pas y échapper cette fois-ci.

Le récit s’articule autour des histoires d’amitié et d’amour entre les cinq personnages, avec quelques intrigues secondaires propres à chaque personnage, que ce soit la tentative de Monse de retrouver sa mère qui l’a abandonnée quand elle était gamine, l’enquête loufoque de Jamal pour retrouver le butin d’un hold-up commis il y a plus de vingt ans, et le recrutement de Cesar au sein du gang de son frère aîné.

Le format de cette première saison m’a beaucoup plu : avec 10 épisodes d’environ 30 minutes chacun. C’est suffisamment long pour plonger dans l’univers de la série et développer les personnages, et suffisamment court pour aller à l’essentiel. C’est une série qui sait maintenir le rythme et qui évite globalement les détours inutiles.

Le gros point positif de la série, c’est son côté multiculturel. L’action se déroule dans un quartier défavorisé de Los Angeles où se côtoient latinos et blacks. Les personnages principaux sont à l’image de ce quartier et représentent bien la diversité de ses habitants.

L’autre point remarquable, c’est le traitement de la violence, qui n’est pas occultée mais au contraire omniprésente. Le personnage de Cesar, dont le frère commence à l’intégrer dans son gang, est évidemment le meilleur représentant de cet aspect de la série. Plus généralement, on constate plusieurs fois que les personnages savent reconnaître le modèle d’une arme à feu quand ils entendent des tirs sur le chemin du lycée, cela fait véritablement partie de leur quotidien. C’est certainement une représentation fidèle de la vie dans de nombreux quartiers américains, si l’on en croit les tristes statistiques d’homicides par arme à feu aux USA.

Dans l’ensemble, c’est une très bonne série, meilleure que la bande-annonce me l’avait laissé penser, et je suis content d’avoir pris le temps de la découvrir. La première saison s’achève par un épisode particulièrement fort qui me donne envie de regarder au plus vite la deuxième saison, déjà annoncée par Netflix mais sans qu’on en annonce la date de  sortie.

Web & Tech

Duolingo

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Avant d’entrer dans la vif du sujet, à savoir le site et l’application mobile Duolingo, je vais vous raconter un peu ma vie, en l’occurence mon histoire avec l’apprentissage des langues.

J’ai étudié l’allemand pendant 7 ans, pendant tout le collège et le lycée, après avoir choisi, ou plutôt après que mes parents aient choisi pour moi l’allemand comme première langue vivante lors de mon entrée en 6ème ; à cette époque, en tout cas dans mon collège, le choix de l’allemand en LV1 garantissait d’être dans une « bonne » classe, avec de « bons » élèves. J’ai ainsi passé mes 4 années de collège avec les mêmes camarades, dans la classe baptisée successivement 6ème A, 5ème A, 4ème A et 3ème A et composée des « germanistes » de notre classe d’âge. J’ai continué trois ans au lycée, avant d’arrêter l’allemand après le bac au profit de l’anglais que j’avais étudié en LV2 depuis la classe de 4ème.

Après ces 7 années d’allemand, j’avais me semble-t-il un bon niveau scolaire : je lisais correctement les articles de presse au programme, j’arrivais plus ou moins à écrire en allemand des textes simples, je comprenais à peu près quand on me parlait allemand lentement et sans accent mais je ne parlais pas vraiment l’allemand, faute d’une pratique régulière à l’oral, grand travers de l’apprentissage des langues dans notre système éducatif, au moins dans les années 1990, cela a peut-être changé depuis. J’avais donc un niveau « correct » pour un adolescent français tout juste sorti du lycée : de quoi avoir une bonne note au bac, mais incapable d’utiliser réellement l’allemand au quotidien.

Malheureusement, je n’ai pratiquement pas pratiqué l’allemand depuis le lycée : 20 ans plus tard,  je considérais que ma maîtrise de l’allemand était quasi-nulle. C’est le grand inconvénient d’une langue comme l’allemand, dans laquelle on ne baigne pas forcément dans la vie quotidienne : on oublie vite si on ne pratique pas. A l’inverse, j’ai pratiqué l’anglais régulièrement tout au long de ma vie professionnelle et personnelle et c’est de toute façon une langue dans laquelle nous sommes immergés en permanence, que ce soit dans les séries, la musique, ou plus généralement sur Internet. Je suis loin de me considérer bilingue en anglais, mais je pense me débrouiller suffisamment, même si je ne suis pas forcément à l’aise quand il s’agit de le parler. Côté allemand par contre, c’est clairement la catastrophe, et j’estimais avoir passé 7 ans à l’apprendre au collège et au lycée pour un résultat nul.

Pourtant, j’ai toujours été attiré par la culture germanique et au fil des années, j’ai souvent eu envie de réapprendre l’allemand, au moins pour pouvoir lire dans la langue de Goethe et comprendre et me faire comprendre si je devais séjourner outre-Rhin en touriste. Il y a quelques années, j’avais essayé la méthode Assimil, avec ses CD et ses manuels, mais je n’avais pas réussi à m’y mettre suffisamment sérieusement et régulièrement pour que ce soit efficace. Je n’ai cependant jamais vraiment renoncé à mon vieux rêve.

C’est avec cet historique de l’apprentissage des langues, me semble-t-il assez classique pour un pur produit de l’éducation nationale française, que j’ai découvert Duolingo il y a un peu plus d’un mois. Duolingo propose un site web et des applications iOS (iPhone et iPad), Android et Windows Phone. Pour ma part, je n’ai essayé que le site web et l’application iPhone, je ne pourrai donc parler que de ces deux supports d’apprentissage.

Je parle de supports d’apprentissage car l’apprentissage est quoi qu’il en soit commun à tous les supports. On peut apprendre et réviser à tout moment, quand on le veut et où on le veut, en retrouvant sa progression d’un support à l’autre. Je peux faire une leçon le matin sur mon téléphone dans les transports en commun, en suivre une autre le midi sur la version web à partir de mon PC de bureau pendant ma pause déjeuner, et terminer une autre leçon le soir chez moi depuis mon Mac. Dans tous les cas, ma progression est conservée et je peux retrouver et poursuivre plus tard que ce soit sur le site ou sur l’application mobile.

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Cette progression est modélisée à travers un arbre d’apprentissage avec des « unités » qui correspondant chacune à une leçon spécifique, c’est-à-dire à un thème (se présenter, manger, les animaux, etc.) ou des notions grammaticales (le pluriel, le futur, la forme interrogative, etc.). Chaque leçon est composée de 5 niveaux de complexité croissante, mais on débloque les leçons suivantes dans l’arbre dès qu’on on termine le premier niveau d’une leçon ou de plusieurs leçons (selon l’emplacement dans l’arbre).

Ainsi, mais rien n’oblige à atteindre les 5 niveaux d’une leçon en une seule fois pour poursuivre l’arbre d’apprentissage. C’est très flexible car on peut soit faire le choix d’avancer rapidement dans l’arbre pour découvrir de nouveaux thèmes en restant au niveau 1 de chaque leçon (pour y revenir ensuite quand on aura terminé tout l’arbre au premier niveau, et ainsi de suite pour chaque niveau) soit perfectionner chaque unité pour atteindre le niveau 5 avant d’aller découvrir les autres thèmes, soit en faisant un mélange de tout cela. En ce qui me concerne, j’ai fait le choix d’avancer rapidement dans l’arbre en restant au niveau 1 pour découvrir de nouveaux thèmes et surtout varier les plaisirs : j’avais peur que rester 5 niveaux de suite sur le même thème soit rébarbatif et finalement contre-productif. Je pars en effet du principe que c’est le fait de réviser régulièrement une leçon qui permet de mieux l’assimiler. Soyons clair, je n’ai jamais été fan du bachotage.

Pour entrer dans le détail, chaque leçon donne lieu à une série d’exercices sur le thème ou la notion concernés. En plus d’exercices de prononciation optionnels selon que vous puissiez et/ou souhaitiez utiliser un micro, j’ai rencontré jusque là 4 types d’exercices que vous pouvez visualiser juste en dessous :

  • traduire en français une phrase écrite en allemand (si vous apprenez l’allemand) en utilisant une liste de mots (tous ne doivent pas être utilisés, certains sont présents pour brouiller les pistes) ; l’exercice existe également dans le sens inverse
  • choisir entre plusieurs traductions en allemand d’un mot ou d’une phrase écrits en français
  • écrire un mot ou une phrase prononcée en allemand par le site ou l’application (avec des voix différentes)
  • traduire en allemand un mot ou une phrase écrits en français, sans être aidé par une liste de mots

Plus vous validez de leçons et de niveaux, plus vous gagnez de points d’expérience et de couronnes.

Les couronnes correspondant à votre progression dans l’arbre d’apprentissage : vous gagnez une couronne pour chaque niveau validé dans une leçon ; ainsi vous aurez gagné 5 couronnes si vous validez les 5 niveaux d’une leçon ou si vous validez le 1er niveau de 5 leçons différentes.

Les points d’expérience permettent de gérer des objectifs d’apprentissage quotidien : vous gagnez 10 points d’expérience pour chaque niveau validé dans une leçon et Duolingo vous propose de fixer un objectif quotidien de 10 à 50 points d’expérience à gagner par jour. Personnellement, j’ai un objectif quotidien de 30 points d’expérience, soit 3 leçons, ce qui me prend 10 à 15 minutes par jour et m’incite à apprendre régulièrement. En effet, l’objectif est de tenir une série de jours en atteignant son objectif quotidien ; dans l’image juste en-dessous, vous voyez dans la barre du haut que j’ai une série en cours de 38 jours consécutifs où j’ai atteint mon objectif de 30 leçons validées.

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La liste de langues à apprendre disponibles dépend de la langue d’origine avec laquelle vous voulez apprendre : à partir du français, le choix reste restreint à ce jour, il n’est possible d’apprendre que l’anglais, l’allemand, l’espagnol, l’italien, et le portugais.

Par contre, l’éventail de langues disponibles est bien plus large si on souhaite et peut apprendre à partir de la langue anglaise, on retrouve alors un grand nombre de langues, que ce soit le français, l’allemand, l’espagnol, le portugais, l’italien, le russe, le japonais, le néerlandais, le suédois, l’irlandais, le turc, le norvégien, le danois, le coréen, le polonais, l’hébreu, le chinois, le grec, le vietnamien, le gallois, l’ukrainien, l’hongrois, le roumain, le tchèque, l’indonésien, le swahili, le hindi, l’arabe, mais aussi l’espéranto, et plus anecdotique, des langues fictives comme le haut valyrien de Games of Thrones ou le klingon de Star Trek. Evidemment, cette liste n’est valable qu’à l’instant où j’écris ces lignes et est susceptible d’évoluer car le catalogue de langues est complété de façon participante par les membres de Duolingo.

Après un mois d’utilisation, je n’ai pas encore suffisamment de recul sur l’évolution de mon niveau réel en allemand, mais j’ai au moins l’impression d’apprendre régulièrement ou de réapprendre du vocabulaire varié et des notions grammaticales importantes. Les exercices sont suffisamment ludique pour que suivre son entrainement quotidien soit un plaisir, et le défi des points d’expérience et des séries de jours consécutifs incite à apprendre régulièrement. C’est en tout ça mon expérience personnelle et je ne regrette pas d’avoir essayé Duolingo.

J’attends encore de voir si cela va réellement me permettre de comprendre l’allemand, au moins à l’écrit, d’ici quelques mois. Je ferai peut-être un deuxième billet dans quelques mois pour faire un retour sur Duolingo et son intérêt et ses limites sur la durée.

 

Cinéma, TV & DVD

Dark (saison 1)

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Dark est une série originale Netflix qui nous vient d’Allemagne, puisque le géant américain ne se contente pas de nous proposer des contenus produits aux Etats-Unis mais finance également des productions locales qui peuvent être ensuite être exportées dans d’autres pays. En France, nous avions eu droit à Marseille, dont les critiques ont été catastrophiques et que je n’ai pas osé regarder pour me faire mon propre avis. Dark est quant à elle la toute première production originale Netflix venue d’outre-Rhin et la première en langue allemande pour le producteur-diffuseur américain.

Dark est une série qu’on peut classer dans plusieurs catégories, je la placerai personnellement entre fantastique, science-fiction, et thriller. L’action « débute » en 2019 à Winden, une petite ville allemande dont le principal centre d’attraction est sa centrale nucléaire qui va bientôt être fermée. Quand la série commence, des disparitions d’enfants se produisent et remettent en cause la quiétude de la ville et de ses habitants. Nous suivons alors plusieurs familles vivant à Winden et à travers ces familles des personnages de plusieurs générations : des enfants et des adolescents, des adultes qui sont leurs parents, et quelques grand-parents pour ceux qui sont encore en vie. Je ne vais pas détailler ici tous les personnages, il y en pour tous les goûts comme on dit et la série évite brillamment l’écueil des personnages moins creusés et négligés par rapport aux autres : chacun a globalement son intérêt et son heure de gloire, même si évidemment chaque spectateur aura ses chouchous.

J’ai pris soin de mettre des guillemets quand j’ai dit que l’action « débute » en 2019 car le récit va ensuite nous amener à d’autres époques : la série nous emmène ainsi en 1986 tout d’abord puis en 1953, tout en continuant à suivre le récit principal en 2019. Ainsi, on retrouve certains personnages à des âges différents de nos jours, dans les années 1980 pour certains, et même en 1953 pour les plus âgés. Cette construction du récit sur 3 époques différentes est un peu déstabilisante et perturbante au début, quand on passe son temps à se dire « ah oui alors la gamine qui fait ça en 1986, c’est la mère de tel personnage en 2019 », mais une fois qu’on a bien fait le lien entre les différentes personnages d’une époque à l’autre, cela devient vite l’un des points vraiment sympathiques de la série. On se prend au jeu facilement et c’est un vrai plaisir, par exemple, de découvrir en 1986 l’adolescence des personnages adultes en 2019.

L’intrigue repose principalement sur le mystère de la disparition d’enfants en 2019, et on se rend compte au fil de la série que ces disparitions ont un lien avec des événements dans le passé. Je ne peux pas en dire plus sans dévoiler des secrets importants de la série, et ce serait vraiment dommage de vous gâcher le plaisir, je vais donc m’abstenir ! Sachez juste que vous allez sans doute passer pas mal de temps pendant et entre chaque épisode à monter des théories sur tout cela.

Le rythme de la série est plutôt bon, il n’y a pas d’épisodes vraiment faibles, même si évidemment certains plus riches en révélations que d’autres. La musique est parfois gênante, dans le sens où elle appuie trop certains passages pour les mettre en valeur (« attention, là il va se passer quelque chose », « attention, là c’est très mystérieux »), mais c’est malheureusement de beaucoup de séries récentes dont la subtilité n’est pas toujours le point fort.

Dans l’ensemble, j’ai pris du plaisir à regarder cette série qui oscille entre fantastique, science-fiction, thriller et finalement drame familial. Seule la toute fin du dernier épisode de la saison m’a un peu déçu, principalement pour ce qu’elle laisse entrevoir de ce qui pourrait se passer dans la deuxième saison, déjà commandée et annoncée par Netflix.

Web & Tech

On refait la décoration

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Depuis que j’ai décidé de relancer mon blog il y a moins d’une semaine, j’ai été tenté à plusieurs reprises d’en changer le look, c’est-à-dire de choisir un thème différent parmi ceux proposés par la plateforme WordPress.

J’aimais bien le thème précédent, choisi il y a plus d’un an lorsque j’avais déjà fait une tentative de réveiller ce blog, mais je dois avouer que quelque chose ne me convenait pas totalement. A moins que ce soit simplement l’envie inconsciente de marquer le coup en changeant la décoration au moment de faire revivre cette vieille bâtisse où j’écris depuis plus de dix ans maintenant.

Quoiqu’il en soit, j’ai décidé de sauter le pas, j’ai passé un (long ?) moment à farfouiller parmi la sélection de thèmes proposés par WordPress, d’en sélectionner quelques uns pour les étudier plus précisément, avant de porter mon choix sur un thème en particulier : il s’agit de Lenscap, un thème fortement personnalisable (ce dont je ne me suis pas privé).

Si vous lisez ces quelques lignes, vous pouvez déjà admirer la nouvelle décoration ou au contraire vous retenir de vomir comme face à un pull Desigual. Que vous trouviez ça réussi ou pas, n’hésitez pas me donner votre avis. « Lâchez vos comms » comme disaient les jeunes sur Skyblog quand je n’étais déjà plus très jeune !