Ecotopia

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J’ai beaucoup aimé l’idée de ce roman : un journaliste new-yorkais se rend en Californie pour un reportage à Ecotopia, un Etat indépendant depuis la sécession de l’Ouest des Etats-Unis. Le narrateur arrive sur place avec tous ses préjugés et ses aprioris sur le pays et le peuple qu’il va découvrir, et le récit est exactement cela : une découverte d’un mode de vie différent de celui dont le narrateur et nous-même avons l’habitude.

Les habitants d’Ecotopia ont un crédo : construire une société la plus auto-suffisante possible et durable, dans le sens où elle ne doit pas prendre plus à la nature qu’elle n’est capable de lui rendre. La rupture avec notre mode de vie ne s’arrête pas à cet aspect écologique, puisque la vie en société est également marquée par une vision à long-terme : les décisions sont prises en fonction du “coût social” de leurs impacts. Clairement, Ecotopia se trouve dans la mouvance de la décroissance, avec une vision consistant à limiter l’impact humain sur son environnement et à vivre en harmonie avec la nature, même si cela passe par de la décroissance économique et démographique.

Le style du livre est parfois rébarbatif, quand les articles du journaliste ressemblent plus à des cours d’économie ou de sociologie qu’à un roman. Ceci est toutefois contrebalancé par les entrées plus personnelles du narrateur dans son journal intime.

Je pense que lire ce roman aujourd’hui, à une époque où les enjeux environnements sont compris – à défaut d’être réellement pris en compte – est très différent par rapport à l’époque de la publication de ce roman, en plein coeur des années 1970, après les grandes années hippies et au début des grandes crises pétrolières. J’ai globalement bien aimé ce roman, malgré son style parfois ennuyant.

 


Ecotopia, Ernest Callenbach

Note : ★★★☆☆


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About Zéro Janvier

Blogueur. Lecteur obsessionnel, sériephile assidu, cinéphile occasionnel, amateur de comics. Citoyen engagé.