Deux garçons, la mer

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Je ne sais pas depuis quand je possède ce livre, mais je ne dois pas me tromper de beaucoup en disant que cela fait au moins dix ans que je l’ai acheté et qu’il m’a accompagné, d’étagère en étagère, de carton en carton, au gré de mes déménagements successifs. Son résumé m’a tout de suite plu, et c’est donc un véritable mystère pour moi que de ne pas l’avoir lu dès son achat, ou dans les semaines qui ont suivi, tout comme je n’explique pas ce qui m’a éloigné de lui pendant toutes ces années. Je ne saurais pas dire non plus pourquoi j’ai finalement répondu à son appel ce mois-ci.

Je crois que je me doutais que ce livre pouvait me plaire et me marquer. C’est le cas. C’est un roman sublime qui, comme je le supposais et l’espérais, réunit tout ce qui peut me plaire. C’est peut-être finalement ce qui explique pourquoi j’ai mis autant de temps à plonger dans cette lecture : la peur d’être déçu. Cette peur était une erreur.

Le roman nous plonge dans la vie d’une petite ville irlandaise, en 1915-1916. A la veille d’une insurrection irlandaise contre les Britanniques, deux garçons de 16-17 ans se lient d’amitié, et plus, entourés de personnages plus ou moins secondaires : leurs pères respectifs, une aristocrate célibataire et son neveu de retour en Irlande après deux années d’emprisonnement en Angleterre pour s’être fait surprendre dans une situation scandaleuse avec un autre garçon. Ce personnage, d’abord présenté sous un jour antipathique, est peut-être celui qui m’a le plus touché dans ce récit, que ce soit par son passé tragique, ses pensées à la fois cyniques et brillantes, et sa relation émouvante avec les deux garçons au coeur du récit et qui donnent son titre au roman.

Je ne vais pas raconter ici tout le roman, mais il mêle habilement petites histoires humaines au sein de la grande Histoire, à savoir la lutte de l’Irlande pour son identité nationale et pour son indépendance, au cours d’une Première Guerre Mondiale où les soldats irlandais se battent à la fois pour et contre les Anglais et les Allemands, selon leur allégeance.

Ce roman avait tout pour me plaire : une plongé dans une partie de l’Histoire que je connaissais très mal, une histoire d’amitié et d’amitié, des réflexions sociales et sociétales passionnantes. Le pari est largement tenu, et ce livre pourrait bien rejoindre le panthéon de mes oeuvres littéraires préférées. Le temps dira si cette impression à chaud se confirmera.


Deux garçons, la mer, Jamie O’Neill

Note : ★★★★★


Vous voulez m’aider ?

  1. Sébastien Almira 20 avril 2018 ​à 12:28

    As-tu lu le denier roman de Sebastian Barry, « Des jours sans fin » ? ça te plairait peut-être !

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    1. Non, pas encore mais je l’ai déjà dans ma pile à lire :-)
      Merci quand même du conseil en tout cas !

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