Peaky Blinders (saison 1)

Peaky Blinders saison 1

Peaky Blinders est une série qui me faisait de l’oeil depuis un moment. J’en avais déjà entendu parler, en bien voire en très bien, et je savais qu’elle avait été diffusée sur ARTE, ce qui me semble un signe de qualité. Je savais également que les 4 premières saisons étaient disponibles sur Netflix. J’attendais simplement le bon moment pour m’y attaquer, ce qui fut le cas cette semaine après avoir regardé successivement Grace & Frankie, Trepalium, et Dark, la série allemande de Netflix.

Peaky Blinders est une série britannique, créée et écrite par Steven Knight, diffusée depuis 2013 sur BBC Two et qui compte 4 saisons à ce jour. Elle nous plonge dans la vie des Peaky Blinders, une famille de criminels – les Shelby – qui sévit à Birmingham dans l’entre-deux-guerres. A noter que le nom des Peaky Blinders n’est pas totalement fictif puisqu’il s’agit d’un gang réel qui était actif à Birmingham à la fin du XIXème siècle.

La première saison se déroule en 1919 et on sent bien tout le poids du traumatisme de la Première Guerre Mondiale dans les têtes des anciens soldats revenus à la vie civile. Arthur, Thomas et John, les trois frères les plus âgés de la fratrie Shelby, sont des vétérans des tranchées en France et les leaders des Peaky Blinders. Bien qu’Arthur soit l’aîné, c’est Thomas, plus intelligent et ambitieux, qui dirige véritablement la famille et le gang. Ce personnage de Thomas Shelby est fascinant : c’est un homme qu’on sait dangereux mais qui peut aussi être touchant que ce soit par son passé dans les tranchées ou sa façon de protéger sa famille et ses proches, et l’interprétation sublime de Cillian Murphy n’y est sans doute pas étrangère.

Cette première saison tourne autour d’une affaire de vol d’armes dans une usine de Birmingham, pour laquelle Winston Churchill, alors Ministre de la Guerre, dépêche sur place Chester Campbell, un inspecteur de police expérimenté qui vient de gérer la crise irlandaise à Belfast, pour enquêter sur ce vol et tout faire pour remettre la main sur les armes et les munitions dérobées à la Couronne. Sam Neill, qui interprète ce policier sans scrupules, est l’autre star de la série avec Cillian Murphy.

Je ne peux pas parler des acteurs de cette série sans parler d’Helen McCrory dans le rôle de Polly Shelby, la tante des frères Shelby qui a dirigé les Peaky Blinders en l’absence des garçons pendant la guerre. C’est un personnage remarquable, pour qui la survie et le succès de sa famille sont plus importants que tout et qu’on devine capable de tout pour la protéger.

Je pourrais également parler d’autres personnages qui m’ont peut-être moins marqué mais qui contribuent à un ensemble cohérent et intéressant : Arthur Shelby, l’aîné de Thomas, dont les tourments de la guerre semblent l’avoir plus marqué, au moins en apparence ; John Shelby, le cadet qu’on ne voit qu’en personnage secondaire mais qui ne demande sans doute qu’à se développer dans les saisons suivantes ; Ada Shelby, la soeur cadette, amoureuse de Freddie Thorne, un militant communiste aux prises avec les autorités pour ses activités d’agitateur politique ; Grace Burgess, une jeune irlandaise séduisante qui vient chercher du travail dans le bar qui est le repère des Shelby et de leur gang.

L’esthétique de la série est splendide, les décors semblent très réalistes, on se croit vraiment plongé dans les rues de Birmingham en 1919, avec sa poussière, ses ouvriers crasseux, les forges dont des flammes jaillissent presque jusque sur la rue, ses rares automobiles – évidemment d’époque. La musique subit un sort particulier, puisque le choix a été fait d’accompagner les images de musiques contemporaines et donc anachroniques par rapport à l’époque du récit. C’est un peu perturbant au début, mais cela contribue ensuite à donner un ton particulier à la série.

Je dois évidemment conclure en parlant du récit lui-même, de l’intrigue et du rythme. Je pourrais me contenter d’un simple mot : parfait ; ou en tout cas presque parfait. La première saison comporte 6 épisodes de près d’une heure, et cela m’a semblé le format idéal : les épisodes sont suffisamment longs pour plonger dans l’ambiance et développer les intrigues et les personnages, et la saison comporte suffisamment peu d’épisodes pour éviter de traîner en longueur et de perdre en route. Les six épisodes de la saison forment un tout passionnant qui permet de découvrir à la fois le cadre et les personnages mais au cours duquel on ne s’ennuie jamais une seule seconde. C’est magnifiquement écrit, que ce soit le récit lui-même ou les dialogues.

Cette première saison de Peaky Blinders est donc pour moi une excellente découverte. Quand on entend beaucoup de bien d’une série, on peut parfois être déçu face à ses attentes excessives ; ce n’est clairement pas le cas avec cette série. La saison 2 m’attend déjà et je risque de vous en reparler très vite !


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  1. […] fait seulement une semaine que j’ai terminé la première saison de Peaky Blinders, et je reviens déjà pour parler de la deuxième saison. Il faut dire pour ma défense que chaque […]

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