Toni

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Troisième lecture consécutive d’un roman édité par Stock et dont j’ai reçu gracieusement un exemplaire numérique grâce la plateforme NetGalley.fr. Malheureusement, toutes les lectures en service de presse ne sont pas nécessairement des réussites. Je dois le dire tout de suite : ce roman m’a déçu.

Je ne sais pas dire ce que j’en attendais exactement, même après avoir lu le résumé de l’éditeur :

« J’ai eu envie d’écrire Toni parce qu’aussi vite qu’un météore, il est venu, puis reparti de notre vie. Il me fallait coucher par écrit ces quelques souvenirs qui me restaient de lui afin de les graver, qu’ils ne s’envolent pas comme lui s’est envolé, à jamais. » De Hambourg à Berlin, Toni nous plonge dans l’insouciance de la jeunesse et des nuits magnétiques rythmées par les fêtes clandestines.

Le narrateur est un jeune allemand prénommé Ezra qui va nous raconter les années de sa jeunesse qu’il va partager avec son cousin Anton, surnommé Toni. Toni est un garçon rêveur, qui aime imaginer des jeux et des histoires lors de ses séjours estivaux dans la maison de ses grand-parents. La mort de sa mère alors qu’il a quatorze ans va le rapprocher d’Ezra, avec qui il va d’abord vivre à Hambourg chez les parents de son cousin, puis à Berlin où ils vont s’installer pour leurs études.

A Berlin, un autre monde s’ouvre à eux. Toni et Ezra découvrent un ancien hôtel et décident de le rénover et de le transformer en lieu de fête avec un groupe d’amis et de colocataires. C’est le début d’un court âge d’or pour les deux cousins, une ère éphémère de musique, de danse, de joie, de plaisir, d’amitié et d’amour. Comme tous les âges d’or, ils finissent par s’effondrer. Les amis s’éloignent, les crises se succèdent, le lieu de fête devient une prison de tristesse.

Je raconte tout cela mais j’aurais presque pu le faire après avoir lu le premier tiers du livre. Une fois les deux cousins installés à Berlin, tout s’enchaine sans surprise où tout est écrit d’avance. J’aime être surpris dans un récit et ce n’est pas le cas ici. En tournant la dernière page, je ne pouvais que me dire : « d’accord, et alors ? »

Le style est bon sans être vraiment remarquable. J’ai notamment été gêné par quelques pages très denses, où les phrases s’enchainent sans respiration. C’est sans doute voulu pour représenter le rythme infernal de la vie du groupe d’amis berlinois, la cadence ininterrompue de leurs activités nocturnes, mais j’ai eu du mal à m’y faire.

Arrête de t’occuper de moi ! Je ne te concerne pas ! Occupe-toi de toi, de ce que tu veux, fais ton chemin. J’ai l’impression, tu vois, et je n’en peux plus d’ailleurs, ça me tue, j’ai l’impression que tu me rentres dans le crâne, le cerveau, m’envahis, que tu y mets tes pieds et essaies de t’y faire une place ! Eh bien, c’est plein, ma tête, mon cerveau, c’est la merde là-dedans, c’est bondé, blindé, il n’y a aucune place pour toi, d’accord ? […]

Arrête de croire que tu connais mieux que moi mes pensées, mes humeurs, mes envies… C’est mon cerveau, et j’y suis coincé, d’ailleurs, et c’est la merde, et tu n’y entreras pas, et je n’en sortirai pas, j’y suis coincé, coincé, et rien.

Comme je l’ai dit, la conclusion est sans surprise, le récit m’a globalement déçu. Je ne peux pas dire que c’est un mauvais roman, mais je n’ai pas été emballé, ni embarqué par les personnages et leurs aventures.


Toni, Line Papin

Note : ★★☆☆☆


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