Livres & Romans

Mojenn

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Mojenn est un livre qui m’a été proposé par son auteur Olivier Le Gal sur Simplement.pro, un site grâce auquel j’avais déjà eu l’occasion de lire La symétrie de l’effet et Un secret halo de rose. Cette fois, le résumé du livre m’avait intrigué :

Montez vite, embarquement immédiat ! Bienvenue dans l’univers de Mojenn, découvrez neuf légendes et nouvelles originales faisant le pont entre les terres bretonnes et le Budo martial.Ce livre transpire d’une tradition commune entre la Bretagne et les arts martiaux. Percez-en les secrets aux travers d’une lecture fluide qui vous fera voyager en vous-même.

Dans ce résumé, l’auteur promet une plongée dans un univers atypique, mélange des légendes celtiques et de la philosophie des arts martiaux japonais. C’est clairement un parti pris particulier, qui peut sembler étonnant mais c’est justement ce qui m’a donné envie de lire ce livre. Je voulais voir ce que ce drôle de mélange pouvait donner.

Le livre débute avec une préface qui présente succinctement le monde celtique et la philosophie des arts martiaux. C’est intéressant, même si le style est assez pauvre et que les transitions entre les différents sujets sont souvent maladroites.

Après cette préface nécessaire pour ceux qui ne sont pas initiés au monde celtique ni aux arts martiaux, le livre présente neuf nouvelles. Elles sont toutes globalement agréables à le lire, mais aucune ne m’a vraiment marqué. J’ai trouvé que l’ensemble manquait d’originalité et était imprégné d’une philosophie excessivement naïve qui ne me parle pas vraiment.

J’ai également eu du mal à cerner les liens établis entre la Bretagne celtique et les arts martiaux. Il est vrai que les nouvelles présentent des influences des deux univers, mais cela m’a semblé assez artificiel, comme si l’auteur se faisait plaisir en mêlant deux de ses centres d’intérêt, sans que j’y trouve vraiment une cohérence d’ensemble.

Malgré tout, Mojenn m’a semblé une lecture plaisante, un recueil court de nouvelles sans prétention.


Mojenn, Olivier Le Gal

Note : ★★☆☆☆


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Livres & Romans

L’Héritier

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J’ai retrouvé récemment ce livre dont j’avais reçu un exemplaire numérique par NetGalley.fr l’année dernière, lors de ma tentative précédente de réveiller mon blog. Le résumé m’avait attiré à l’époque et en le redécouvrant m’a donné envie de le lire :

Quand il apprend le décès de son mentor Josip Brik, le philosophe spécialiste du métadiscours sur Hitler, Friso de Vos est anéanti. Profitant de sa détresse, un certain Philip de Vries, inconnu total, occupe alors le devant de la scène, multiplie les apparitions télévisées et devient le successeur de Brik aux yeux du monde entier.

Refusant de se laisser reléguer au second plan, Friso se rend à Vienne pour un colloque, bien décidé à montrer qu’il est le seul vrai connaisseur de l’oeuvre de Brik et son unique dauphin. Mais quand on le confond avec l’imposteur, Friso décide de se prêter au jeu.

Se jouant de la culture universitaire, mêlant références littéraires et culture pop, le roman nous entraîne dans l’univers de l’intelligentsia internationale où la réalité compte moins que ce qu’on en dit. Une satire universitaire cinglante, un conte absurde extrêmement érudit.

Je suis très embêté avec ce livre. Le sujet m’intéressait, le début du roman m’a bien plu, je me suis laissé entrainer par le récit, mais j’ai finalement lâché prise au bout d’un moment. Ce qui commençait bien a fini par me lasser, sans que je comprenne vraiment pourquoi.

Je reconnais des qualités à ce roman : un style agréable (en tout cas pour ce que laisse transparaître la traduction française d’Emmanuèle Sandron du texte original en néerlandais), un récit bien construit, des réflexions intéressants sur le monde universitaire.

Malheureusement, je n’ai pas réussi à rester concentré sur le récit une fois passée la moitié du roman. J’ai terminé de le lire car je trouve toujours dommage d’abandonner une lecture en plein milieu – je ne le fais généralement que si vraiment les premières pages ne m’intéressent pas – mais je l’ai fait sans entrain, un peu contraint.

Je suis déçu, par le livre lui-même et par moi-même, car je suis peut-être passé à côté d’un beau roman. Une autre fois, peut-être.


L’Héritier, Joost de Vries

Note : ★★☆☆☆


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