La femme qui ressuscite

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La femme qui ressuscite est le premier roman de Nadia Oswald, que j’ai eu l’occasion de découvrir et de lire en service de presse par l’intermédiaire de la plateforme NetGalley.fr. J’avais sollicité ce livre car son résumé m’avait interpellé :

Février 1919. Une jeune fille se réveille dans le lit d’une clinique de Berlin, amnésique, après s’être jetée dans le fleuve. Le mystère autour de son identité commence, en même temps qu’une des plus grandes énigmes du XXe siècle.

Est-ce Anastasia Romanov, la dernière survivante du clan Romanov épargnée par les bolcheviks… ou l’ambitieuse petite paysanne schwab de Pologne qui réussira toute sa vie à donner le change auprès des familles impériales de la planète en se faisant passer pour la défunte princesse ?

L’héroÏne reconstruit sa mémoire et son identité… mais sont-ce bien les siennes ?
Sans jamais prendre parti ni donner les clés, Nadia Oswald donne vie à cette réincarnation mentale et physique. Premier roman servi par une langue prodigieuse, baroque et poétique, La Femme qui ressuscite fait revivre un mystère, un double portraits de femme, et un esprit que le trouble de l’inconnu mènera jusqu’aux limites de la folie.

Outre la saga des Romanov, le livre nous plonge aussi dans la fn de l’empire des Tsars, le Berlin de l’après-première guerre mondiale, la diaspora Russe nostalgique de l’époque impériale, l’Amérique des années folles et l’exubérance artistique des années 20 …

Le roman nous propose la rencontre au début des années 1920 d’une jeune femme qui vient de survivre à une tentative de suicide et qui affirme soudainement être Anastasia Romanov, dernière héritière de Nicolas II, dernier tsar de Russie qui a pourtant été tué avec son épouse et tous leurs enfants en 1918.

Le roman s’appuie sur une histoire « vraie », puisque le personnage principal, connu sous plusieurs noms tout au long de sa vie, a réellement existé et a prétendu être Anastasia, suscitant de nombreuses polémiques entre ceux qui croyaient à son histoire et donc à la survie de la dernière fille de Nicolas II, et ceux qui dénonçaient une imposture destinée à mettre la main sur la fortune des derniers tsars russes. Dans ce roman, nul doute n’est permis sur l’imposture : la jeune femme en question n’est pas Anastasia, son identité véritable est connue dès le début.

Le récit nous propose alors de suivre la vie d’Anna, comme elle se se fait appeler, d’abord en Allemagne où elle se fait connaître, puis en Suisse, aux Etats-Unis, puis à nouveau en Allemagne. Les compagnons et compagnes se succèdent autour d’Anna, plus ou moins convaincus de sa prétendue ascendance impériale. Des anciens proches de famille Romanov viennent rencontrer Anna pour se faire leur propre opinion, et les avis divergent clairement.

Si j’ai apprécié la trame de départ du roman et sa description du monde des années 1920, notamment l’Allemagne et les Etats-Unis, j’ai rapidement été lassé par le récit. C’est intéressant au début, on se prend au jeu de l’imposture, mais cela finit par devenir répétitif voire franchement ennuyant.

Je suis allé au bout car le roman est court, mais je ne suis pas sûr que j’en aurai eu le courage s’il avait fait une centaine de pages de plus. Cette lecture est donc plutôt une déception, car le sujet m’intéressait mais je m’attendais à un récit plus passionnant alors que le cadre tient toutes ses promesses.


La femme qui ressuscite, Nadia Oswald

Note : ★★☆☆☆


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