Vois comme ton ombre s’allonge

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Vois comme ton ombre s’allonge est un roman graphique signé Gipi, traduit de l’italien par Hélène Daurriol-Remaud pour Futuropolis. J’avais aperçu cet album à la médiathèque et je ne savais pas du tout ce dont cela parlait, il n’y avait aucun résumé sur la quatrième de couverture, mais je l’ai emprunté car la couverture magnifique m’avait attiré.

Sur les réseaux sociaux littéraires ou les sites marchands, on retrouve tout de même un résumé proposé par l’éditeur :

Sur une plage, un homme se sent mal. On appelle les secours, il est conduit dans une clinique spécialisée. On suspecte une schizophrénie subite, avec des attitudes obsessionnelles compulsives à orientation monothématique… L’homme, Silvano Landi, est un écrivain qui n’écrit plus. Un inventeur d’histoires qui vivait en écoutant des histoires et en en racontant à son tour. Un créateur de mondes qui n’est plus capable à présent que de dessiner sur une feuille la stylisation de deux obsessions : un arbre mort et une station-service. De les dessiner des centaines, des milliers de fois : un arbre mort et une station-service.

Je dois dire que les premières pages m’ont déçu. Le style des dessins, très simples en apparence, n’avait rien à voir avec la couverture. C’est quelque chose que je n’aime généralement pas dans une bande dessinée, quand la couverture est d’un style très différent des illustrations intérieures.

Cependant, je dois préciser que le style évolue au fil de l’album. Il y a des pages dans un style complètement différent, plus proche de celui de la couverture. Gipi alterne ainsi les pages dans un style très sobre et dépouillé et d’autres avec un dessin plus travaillé et accessoirement plus à mon goût.

Le récit n’est pas forcément évident à suivre, nous suivons la vie d’un homme proche de la cinquantaine qui séjourne dans un hôpital psychiatrique après avoir été retrouvé dans un état de confusion sur une plage. Il dessine sans cesse la même chose : un arbre mort et une station-service. En parallèle, nous suivons un soldat italien -pendant la Grande Guerre, alors qu’il affronte la mort tout en écrivant à son épouse et à sa fille qui vient de naître.

J’ai un peu de mal à me faire un avis définitif sur cette bande dessinée. Certaines planches sont splendides, d’autres plus quelconques, et le récit est intéressant sans m’avoir totalement captivé. Je reste donc plutôt mitigé, tout en reconnaissance la qualité d’écriture et de dessin de l’auteur.


Vois comme ton ombre s’allonge, Gipi

Note : ★★★☆☆

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