Les petits garçons

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Les petits garçons est le premier roman de Théodore Bourdeau, publié chez Stock au tout début de cette année 2019. J’ai eu l’occasion de le lire par l’intermédiaire de la plateforme de service de presse NetGalley.

Le résumé proposé par l’éditeur était séduisant :

C’est l’histoire de deux amis qui traversent ensemble l’enfance, puis l’adolescence, et qui atterrissent à l’âge adulte le coeur entaillé. C’est l’histoire d’un jeune homme maladroit, le narrateur, un peu trop tendre pour la brutalité du monde, mais prêt pour ses plaisirs. C’est l’histoire d’un parcours fulgurant, celui de son ami Grégoire, et des obstacles qui l’attendent. C’est aussi l’histoire d’une société affolée par les nouveaux visages de la violence. C’est enfin une histoire de pouvoir, de déboires et d’amour. Mais avant tout, c’est l’histoire de deux petits garçons.

Théodore Bourdeau signe un premier roman enlevé, à l’humour réjouissant, qui entremêle la douceur de l’enfance, les erreurs de jeunesse et le nécessaire apprentissage de la vie.

Le parti pris de l’auteur est clair : nous raconter la vie – en tout cas les vingt à trente premières années de la vie – de deux amis d’enfance, deux garçons qui ont grandi ensemble. Ce sont deux garçons qui s’apprécient mais qui sont différents : par leurs caractères, par leur milieu familial, par leurs passions, par leurs rêves et leurs ambitions.

Alors que son ami Grégoire semble savoir très tôt ce à quoi il est destiné, le narrateur est plus indécis, voire perdu dans le monde qui l’entoure. Grégoire suit une trajectoire qui semble écrite d’avance, passe les uns après les autres les obstacles qui se présentent à lui, alors que le narrateur prend des chemins de traverse, que ce soit dans ses études, sa vie professionnelle ou sa vie amoureuse.

L’auteur nous présente ainsi deux archétypes, deux personnages aux parcours très différents mais qui restent liés par une forte amitié. En toile de fond, on voit monter le terrorisme et son poids dans la société. Cela commence avec les attentats du 11 septembre, et cela se poursuit avec la vague terroriste en France dans la deuxième partie des années 2010. Je dois dire que l’irruption de ce thème m’a semblé assez incongru dans ce roman, même s’il s’agit évidemment d’un thème majeur des dix à vingt dernières années.

Au final, Théodore Bourdeau signe un premier roman bien écrit et plaisant à lire. Le « projet » est intéressant même s’il ne tient pas totalement ses promesses. Il m’a manqué un petit quelque chose d’indéfinissable pour être totalement conquis.


Les petits garçons, Théodore Bourdeau

Note : ★★★☆☆

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