Paris, 1899

Paris, 1899 est un premier roman proposé par Séverine Mikan chez MxM Bookmark. Il s’agit d’une romance gay à paraître le 25 mars 2019, que j’ai eu l’opportunité de découvrir en avant-première grâce à NetGalley.fr.

Paris, décembre 1899. La ville Lumière est un chantier immense, celui de la grande Exposition universelle. Là, au coeur de cette ruche festive et laborieuse où vont naître bientôt tous les espoirs de la Belle Époque, des vies se croisent, se mêlent, s’étreignent. Henryk, artiste sans le sou à l’âme révolutionnaire, rencontre James, l’héritier d’une riche famille anglaise. Leurs deux mondes ne pouvaient être plus opposés et pourtant, entre ces deux jeunes hommes, le coup de foudre est immédiat. Pas après pas, entre les quartiers de la bohème et de la bourgeoisie, de la chambre sous les toits d’Henryk au luxueux hôtel particulier de James, va se dessiner une belle histoire d’amour faite de doute, de séduction, de tendresse et de heurs. Car de lourds secrets vont bien vite rattraper les deux amants, et mettre en danger leur fragile idylle que la très conservatrice société de fin de siècle ne tolère pas… La saga Fragments d’éternité est un voyage par étapes dans l’Histoire. D’une époque à une autre, d’un pays à un autre, partez à la découverte de ces amours passionnés que la Morale et les lois ont réprouvé avec acharnement mais qu’aucune force n’est jamais parvenue à étouffer complétement.

Du côté de l’intrigue amoureuse et des personnages, nous sommes sur du classique, avec un coup de foudre entre deux hommes que tout oppose : Henryk est un artiste sans le sou d’origine polonaise, aux idées révolutionnaires ; James est un jeune aristocrate venu d’Angleterre, coincé par son éducation stricte et le poids de son beau-père.

Le cadre historique est intéressant, dans ce Paris de la toute fin du XIX° siècle, marqué par les grands chantiers qui vont transformer le visage de la ville pour la grande exposition universelle de 1900. Toutefois, j’ai trouvé que ce cadre n’était pas suffisamment exploité dans le récit, l’auteur se contentant trop souvent de citer des lieux emblématiques de cette époque sans dépasser forcément le stade de l’anecdote historique.

L’intrigue elle-même, comme je l’ai dit, est classique et sans surprise : nous assistons au coup de foudre d’Henryk et James, leurs premières rencontres, les obstacles qui s’opposent à leur amour, et la résolution finale. C’est très classique, parfois cliché, mais ça reste plaisant à suivre.

Dans l’ensemble, j’ai plutôt passé un bon moment avec ce roman. C’est sans prétention, pas totalement original, le style n’est pas parfait mais reste agréable, et l’impression finale est plutôt plaisante. Une bonne petite lecture divertissante, à condition de ne pas en attendre beaucoup plus.

Il semblerait que ce roman ne soit que le premier volume d’un cycle baptisé Fragments d’éternité. Je ne sais pas ce que l’auteur nous réserve pour la suite, je verrai donc si le prochain épisode m’intéresse.


Paris, 1899, Séverine Mikan

Note : ★★★☆☆

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