Livres & Romans

Parce que c’était lui, parce que c’était moi

Dans ce livre signé par Marie-Laure Delorme, à qui on l’on doit déjà deux livres-enquêtes sur l’ENA et l’ENS, des hommes, et de rares femmes politiques se livrent sur leur rapport à l’amitié en politique et sur leurs relations avec leurs amis.

Ce fut l’occasion pour moi de redécouvrir que l’on peut éprouver du respect et de l’estime pour l’homme derrière le politique, au-delà des divergences d’opinion, parfois profondes.

Je ne soutiendrai jamais l’action politique d’Edouard Philippe mais je serai toujours séduit par le fait de partager une passion avec lui : l’amour des livres et de la littérature. Je l’avais découvert avec son très beau livre « Des hommes qui lisent » et le chapitre qui lui est consacré dans celui-ci a confirmé mon respect pour l’homme derrière le Premier Ministre d’Emmanuel Macron.

Ce chapitre sur Edouard Philippe est le premier du livre et c’est aussi l’un de mes préférés. D’autres m’ont laissé plus indifférents, sans que je sache s’il y a là un lien avec l’intérêt ou l’estime que je porte à l’égard de la personne interviewée.

J’ai tout de même découvert des personnalités, des parcours que je ne connaissais pas. J’ai notamment été touché par Anne Hommel, conseillère en communication de Dominique Strauss-Kahn, qu’elle a accompagné et soutenu jusqu’aux pires moments, avant de voir leur amitié être rompue malgré elle.

Tout n’est pas parfait dans ce livre, il y a peut-être un peu de voyeurisme dans cette façon de parler de certaines coulisses de la vie politique sous l’angle de l’amitié. Il y a aussi une tendance de l’autrice à se mettre en scène, qui m’a un peu agacé.

Mais l’ensemble est très bon et donne un livre sensible sur l’amitié en politique, et l’amitié en général.


Parce que c’était lui, Parce que c’était moi, Marie-Laure Delorme

Note : ★★★★☆

Livres & Romans

The Expanse – 2. Caliban’s War

Caliban’s War est le deuxième volume de la saga de science-fiction The Expanse signée James S.A. Corey, le nom de plume du duo composé des auteurs Daniel Abraham et Ty Franck. Ayant déjà vu les trois premières saisons de la série TV qui adapte ce cycle de SF pour le petit écran, je connaissais déjà l’essentiel de l’intrigue de cette deuxième tome :

We are not alone.

On Ganymede, breadbasket of the outer planets, a Martian marine watches as her platoon is slaughtered by a monstrous supersoldier. On Earth, a high-level politician struggles to prevent interplanetary war from reigniting. And on Venus, an alien protomolecule has overrun the planet, wreaking massive, mysterious changes and threatening to spread out into the solar system.

In the vast wilderness of space, James Holden and the crew of the Rocinante have been keeping the peace for the Outer Planets Alliance. When they agree to help a scientist search war-torn Ganymede for a missing child, the future of humanity rests on whether a single ship can prevent an alien invasion that may have already begun  …

La principale différence avec le premier volume, c’est que nous suivons désormais le récit à travers quatre points de vue. Là où le premier tome alternait les narrations de Jim Holden et Joe Miller, celui-ci s’enrichit de nouveaux points de vue : Joe Miller n’est plus présent suite à la conclusion du livre précédent, mais Holden l’est toujours et est rejoint par trois nouveaux narrateurs :

  • Bobbie Draper est une marine de l’armée martienne et la seule survivante de l’attaque de la dernière évolution de la protomolécule qui a tué toute son escouade sur Ganymede
  • Chrisjen Avasarala est une politicienne influente aux Nations Unies, qui tente de comprendre ce qui se passe sur Ganymede et d’éviter l’escalade vers la guerre entre la Terre, Mars et l’OPA
  • Praxidike Meng est un botaniste qui a grandi et travaillait sur Ganymede jusqu’à l’évacuation de la station suite aux tensions militaires entre la Terre et Mars qui ont suivi l’attaque de la protomolécule ; depuis, il recherche sa fille de cinq ans, enlevée par son médecin quelques heures avant l’évacuation

Ces nouveaux personnages apportent un regard neuf sur l’univers de The Expanse en explorant des points de vue différents : Bobbie est le premier narrateur venu de Mars, Avasarala nous dévoile les coulisses de la politique terrienne et interplanétaire, et Prax nous sert de voir le récit à travers le regard d’un homme « normal » dont le quotidien est bouleversé par les événements qui se déroulent autour de lui et malgré lui. Quant à Jim Holden, il reste égal à lui-même : capitaine fidèle à son équipage et à ses principes, quoiqu’un peu tourmenté par la mort de Joe Miller.

J’ai adoré ce livre : je ne sais pas s’il est meilleur ou juste aussi bon que le premier, mais je l’ai dévoré en redécouvrant l’intrigue déjà suivie dans le série TV. A moins que ma mémoire ne me joue des tours, certains événements m’ont semblé différents entre le livre et la série, ce qui ne serait pas étonnant. Quoiqu’il en soit, le récit est passionnant, bien aidé par une mécanique bien huilée et une structure narrative qui alterne les narrateurs au fil des chapitres pour ménager le suspense, ou en créer un peu artificiellement parfois. C’est en tout cas diablement efficace.

J’ai maintenant très envie de plonger dans le troisième tome de la saga, même si je vais me forcer à lire au moins deux ou trois romans en attente avant de répondre à l’appel de Jim Holden et ses compagnons.


The Expanse – 2. Caliban’s War, James S.A. Corey

Note : ★★★★☆

Livres & Romans

Culture numérique

J’ai lu ces derniers mois plusieurs livres sur les questions autour du numérique, que ce soit d’un point de vue technologique ou plus politique. J’avais notamment bien aimé La face cachée d’internet de Rayna Stamboliyska et surtout Cyberstructure : l’Internet, un espace politique de Stéphane Bortzmeyer, deux livres dont je vous avais parlé ici à l’époque.

Dans le même esprit, je viens de lire Culture numérique du sociologue Dominique Cardon, dont le résumé me semblait prometteur :

L’entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c’est avec l’invention de l’imprimerie que la comparaison s’impose, car la révolu­tion digitale est avant tout d’ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu’aux machines, qu’elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabri­quons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.

Si le résumé me semblait prometteur, je dois dire que le livre a largement répondu à cette promesse, je crois même qu’il a dépassé toutes mes attentes.

Dominique Cardon développe son propos à travers six grand chapitres :

Dans le premier, « Généalogie d’Internet », il retrace l’histoire de l’informatique et surtout d’Internet.

Le second chapitre, « Le Web, un bien commun », il présente les caractéristiques du World Wide Web, souvent confondu avec Internet dont il n’est pourtant qu’un des composantes, certes la plus connue et probablement la plus utilisée de nos jours.

Dans la troisième partie, « Culture participative et réseaux sociaux », l’auteur nous présente des théories sur la sociologie des réseaux sociaux, et leurs enjeux.

Le quatrième chapitre, « L’espace public numérique » suit le même schéma mais s’intéresse cette fois aux questions politiques et aux rapports entre numérique et démocratie.

La cinquième partie, « L’économie des plateformes » traite comme son nom l’indique des questions économiques : modèle économique des plateformes numériques, impacts sur nos sociétés, etc.

Le sixième et dernier chapitre mêle enfin les questions technologiques, politiques et éthiques en évoquant le sujet des Big Data et des algorithmes.

Comme ce découpage l’indique, l’auteur adopte des points de vue pour parler du numérique et aborde le sujet par des axes différents : technologique, historique, sociologique, politique, économique, philosophique, etc.

Cette approche pluri-disciplinaire est pour moi le gros point fort de ce livre : celui lui permet d’être à la fois aussi complet que possible sur les sujets évoqués qu’accessible aux non-initiés.

Cet ouvrage est à mes yeux le manuel parfait à destination de celles et ceux qui veulent acquérir ou développer leur culture numérique, c’est-à-dire comprendre les enjeux et les problématiques autour du numérique.


Culture numérique, Dominique Cardon

Note : ★★★★★

Livres & Romans

Les rois absolus (1629-1715)

Je vais avoir beaucoup de mal à juger ce livre : je n’ai jamais vraiment à entrer dedans et j’ai fini par le survoler en ne m’attardant que sur certains passages qui ont attiré mon attention pour une raison ou une autre.

Je regrette ce que j’ai tendance à considérer comme un échec en tant que lecteur et amateur d’Histoire. Les tomes précédents de cette collection « Histoire de France » éditée par Belin m’avaient beaucoup plu dans l’ensemble, avec évidemment des préférences pour certaines époques ou pour l’approche de certains auteurs.

Dans le cas de ce septième tome, consacré aux « Rois Absolus », c’est-à-dire aux règnes de Louis XIII et Louis XIV au XVIIème siècle, je n’ai pas réussi à m’intéresser réellement au propos de l’auteur. L’approche thématique de l’ouvrage, qui ne m’avait pourtant pas dérangé dans les volumes précédents de la collection, m’a semblé un véritable frein pour moi cette fois.

Je connaissais mal cette période, à part quelques souvenirs de mes leçons d’histoire de l’école et du collège, et j’aurais sans doute eu besoin d’un rappel des événements majeurs de l’époque avant d’entrer dans des détails et des considérations certes importantes mais que je n’étais pas à même d’appréhender correctement.

Je vais tout de même essayer de vous présenter succinctement le contenu de ce livre. Outre le traditionnel « Atelier de l’historien » en fin d’ouvrage, celui-ci se compose de deux grandes parties :

La première partie, « L’absolutisme extraordinaire (1629-1660) », couvre la fin du règne de Louis XIII et le début de celui de Louis XIV, avec Richelieu puis Mazarin en position de ministres influents. L’auteur montre comment la guerre à l’extérieur du royaume – notamment avec l’Espagne, le grand rival d’alors – a justifié la mise en place d’impôts extraordinaires mais aussi d’un système administratif et judiciaire dépendant directement de la monarchie, au détriment de l’aristocratie territoriale. Cette pression fiscale, administrative et judiciaire a conduit à des révoltes populaires, parlementaires et aristocratiques, dont la Fronde qui a été une véritable guerre civile.

La seconde partie, « Un maître et ses sujets (1661-1715) » reprend le cours de l’Histoire à partir de la mort de Mazarin et de l’affirmation par Louis XIV de sa reprise en main du pouvoir, d’abord en s’appuyant sur ses ministres Colbert aux finances et Louvois à la guerre, puis de façon encore plus personnelle. L’auteur nous présente les principaux aspects de la société de l’époque : politique, religieux, artistique, linguistique, sécurité, justice, sans oublier l’indispensable chapitre sur le château de Versailles, ses jardins et les usages à la cour du roi.

Comme toujours dans cette collection, mais je le précise encore, l’ouvrage est richement et magnifiquement illustré, notamment l’encart d’une dizaine de pages sur Versailles.

Comme je le disais, je n’ai pas réussi à lire ce livre en profondeur, me contentant de survoler certains chapitres en ne m’attardant qu’occasionnellement sur certaines pages. Je vais tout de même poursuivre ma lecture de cette collection, en espérant y retrouver tout l’intérêt que j’y ai trouvé auparavant.


Les rois absolus (1629-1715), Hervé Drévillon

Note : ★★★☆☆

Livres & Romans

The Expanse – 1. Leviathan Wakes

J’ai eu le temps de regarder les trois premières saisons de The Expanse avant de commencer à lire les romans dont la série a été adaptée. Pourtant, les premiers tomes m’attendent sur mon Kindle depuis que j’ai terminé la première saison. J’ai enfin pris la peine de me plonger dans le premier volume, intitulé Leviathan Wakes.

Humanity has colonised the solar system – Mars, the Moon, the Asteroid Belt and beyond – but the stars are still out of our reach.

Jim Holden is an officer on an ice miner making runs from the rings of Saturn to the mining stations of the Belt. When he and his crew discover a derelict ship called the Scopuli, they suddenly find themselves in possession of a deadly secret. A secret that someone is willing to kill for, and on an unimaginable scale. War is coming to the system, unless Jim can find out who abandoned the ship and why.

Detective Miller is looking for a girl. One girl in a system of billions, but her parents have money – and money talks. When the trail leads him to the Scopuli and Holden, they both realise this girl may hold the key to everything.

Holden and Miller must thread the needle between the Earth government, the Outer Planet revolutionaries and secret corporations, and the odds are against them. But out in the Belt, the rules are different, and one small ship can change the fate of the universe.

Il faut d’abord préciser que James S.A. Corey est un pseudonyme : derrière ce nom de plume se cachent en réalité deux auteurs, Daniel Abraham et Ty Franck, qui ont entrepris ensemble l’écriture de cette grande saga de science-fiction baptisée The Expanse.

L’action se déroule dans un futur plus ou moins proche : suffisamment proche pour que l’environnement nous soit familier, avec la Terre, Mars, la ceinture d’astéroïdes, bref notre système solaire ; mais suffisamment éloigné dans le futur pour que la science-fiction soit bien présente : l’humanité a colonisé le système solaire et est désormais plus ou moins divisée en trois blocs à la fois concurrents et interdépendants : la Terre, a priori dotée d’un gouvernement mondial sous l’égide des Nations Unies ; Mars, une république qui dispose d’une technologie plus avancée que celle de sa planète soeur-mère ; et la ceinture d’astéroïdes, sorte de colonies dépendants de la Terre mais dont les habitants méprisés par les Terriens aimeraient prendre leur indépendance.

C’est dans ce contexte que nous faisons la connaissance de deux personnages très différents :

  • James Holden est l’officier en second et l’un des rares rescapés de l’équipage de son vaisseau-mineur de glace abattu par une mystérieuse navette furtive après avoir tenté de porter secours au Scopuli, un autre navire en détresse
  • Joe Miller est un détective sur l’astéroïde Ceres, dont l’une des affaires dont il est en charge est de retrouver Julie Mao, fille d’un puissant homme d’affaires terrien, qui s’est engagée pour l’indépendance de la ceinture d’astéroïdes

Les chapitres alternent les points de vue des deux personnages et si les deux récits sont d’abord indépendants, on se rend vite compte qu’ils sont liés et que Holden et Miller sont destinés à se rencontre à un moment ou un autre. Cela finit évidemment par arriver, et c’est là que le livre devient passionnant, d’autant que les auteurs ont la bonne idée de ne pas attendre les derniers chapitres pour en arriver là.

Le récit lui-même est intelligent, captivant à suivre, avec des enjeux forts. On ne s’ennuie pas du début à la fin, grâce à des chapitres courts et un sens du rythme évident. On peut parfois se demander si cela n’a pas été écrit dans l’optique d’être adapté sur le petit ou le grand écran, mais c’est suffisamment efficace pour que je ne n’en fasse pas un défaut impardonnable.

Ce premier volume est en tout cas riche de promesses pour la suite de la saga, je ne vais clairement pas tarder à me lancer dans le deuxième tome.


The Expanse – 1. Leviathan Wakes, James S.A. Corey

Note : ★★★★☆

Livres & Romans

Jour de courage

Il y a des livres qui nous tombent dessus un peu par hasard, dont on découvre l’existence par un de ces étranges enchainements de circonstances que la vie nous réserve parfois, et dont on se dit ensuite, une fois lus, qu’on ne pouvait pas y échapper, que les lire était comme une obligation, une évidence. Jour de courage en fait assurément partie.

Le résumé m’avait beaucoup plu mais je m’attendais, sans forcément comprendre pourquoi, à un roman gentillet sur un thème fort :

Lors d’un exposé en cours d’histoire sur les premiers autodafés nazis, Livio, 17 ans, retrace l’incroyable parcours de Magnus Hirschfeld, ce médecin juif-allemand qui lutta pour l’égalité hommes-femmes et les droits des homosexuels dès le début du XXe siècle. Homosexuel, c’est précisément le mot que n’arrive pas à prononcer Livio : ni devant son amie Camille, dont il voit bien qu’elle est amoureuse de lui, ni devant ses parents. Magnus Hirschfeld pourrait-il parler pour lui ? Sous le regard interdit des élèves de sa classe, Livio accomplit alors ce qui ressemble à un coming out.

Deux histoires se mêlent et se répondent pour raconter ce qu’est le courage, celui d’un jeune homme prêt à se livrer, quitte à prendre feu, et celui d’un médecin qui résiste jusqu’à ce que sa bibliothèque de recherche soit brûlée vive. À un siècle de distance, est-il possible que Magnus Hirschfeld et Livio se heurtent à la même condamnation ?

Le tout début m’a conforté dans mon idée préconçue : c’est bien écrit mais gentillet, cette histoire d’un adolescent qui profite d’un exposé en cours d’histoire pour parler de sa propre homosexualité, c’est sympathique mais ça ne va pas forcément m’emmener très loin.

Là où l’auteur fait preuve d’un véritable talent d’écriture, c’est que le rythme et la tension montent progressivement. Au fur et à mesure que Livio avance dans son exposé, qu’il raconte l’histoire du premier autodafé nazi qui a touché un institut de la sexualité engagé pour l’égalité des droits, que ce soit pour les femmes ou pour les homosexuels, il se dévoile lui aussi de plus en plus. Il s’expose, au sens premier du terme, au regard de ses camarades.

J’ai été véritablement happé par le double récit, celui de Livio faisant son exposé dans la salle de classe et celui de l’autodafé annoncé. J’ai dévoré les dernières pages, impatient de découvrir le fin mot de l’histoire.

En terminant ce roman, j’ai eu très vite deux pensées. La première, c’est qu’il s’agit d’un très grand livre, dont la qualité d’écriture – à la fois par le style et par le rythme et l »intérêt du récit – m’a surpris et captivé. La seconde, c’est que son titre a été magnifiquement choisi. Ce n’est pas toujours le cas, mais ce Jour de courage reflète parfaitement le contenu du roman, avec toutes les interprétations que chacun pourra en faire.


Jour de courage, Brigitte Giraud

Note : ★★★★★

Livres & Romans

Helliconia Winter

Ce dernier tome de la trilogie Helliconia n’est peut-être pas mon préféré, mais il conclut tout de même de belle façon l’oeuvre phénoménale de Brian W. Aldiss.

Après le printemps et l’été, l’heure de l’hiver arrive et la boucle va pouvoir être bouclée. L’humanité s’apprête à subir plusieurs siècles de climat défavorable et de déclin, alors que les phagors veulent reprendre possession de leurs territoires ancestraux.

J’ai tendance à penser que ce troisième volume amplifie les qualités et les défauts des précédents : le récit principal n’est pas toujours passionnant, on ne s’attache pas forcément aux personnages, mais l’ensemble transcende l’histoire globale d’Helliconia et de ses saisons multi-centenaires.

C’est une belle conclusion à une trilogie mémorable, parfois ardue à lire, exigeante, mais qui vaut vraiment le coup.


Helliconia Winter, Brian W. Aldiss

Note : ★★★★☆