Dracula – Bram Stoker

Après deux tentatives infructueuses ces dernières années, l’une dans la version originale en anglais, l’autre dans sa traduction française, j’ai enfin réussi à terminer ce classique de la littérature fantastique, le fameux Dracula de Bram Stoker. J’avais choisi la version originale pour profiter directement et pleinement du texte de l’auteur irlandais et britannique.

Si je n’avais pas réussi à le terminer les deux premières fois, c’est parce qu’après une première partie captivante, qui nous plonge dans l’ambiance étrange puis terrifiante du château de Dracula en Transylvanie, la suite est moins prenante, plus lente. J’ai eu le même ressenti cette fois encore, mais j’ai tenu bon pour aller jusqu’au bout.

Je l’ai dit, la première partie se déroule en Transylvanie, où le jeune avocat anglais Jonathan Harker a été convié par le mystérieux comte Dracula dans son château isolé pour finaliser l’achat d’une maison en Angleterre. Le jeune britannique y découvre un lieu étrange, hors du temps, et un comte Dracula excentrique et inquiétant.

La deuxième partie s’intéresse au destin de Lucy Westenra, l’amie d’enfance de la fiancée de Jonathan, Mina Murray, courtisée par trois hommes différents : le psychiatre John Seward, l’américain Quincey Morris, et l’aristocrate Arthur Holmwood dont elle accepte la demande en mariage.

La troisième partie raconte la lutte entre Dracula, désormais en Angleterre, et le groupe formé par Jonathan, Mina et les amis de Lucy, menés par le professeur hollandais Van Helsing.

La première partie nous plonge dans une atmosphère sombre et glaçante, on reconnait bien la patte de l’horreur victorienne. La suite est moins réussie à mes yeux : les chapitres s’enchainent, parfois répétitifs, souvent ennuyants, et la fin m’a semblé arriver abruptement au vu du rythme du reste de l’ouvrage.

Nous avons donc affaire à une classique de la littérature fantastique, un livre-culte qui a engendré le mythe toujours vivant (sans jeu de mot) du vampire Dracula, mais c’est aussi un livre qui n’a pas forcément très bien vieilli. Certains classiques sont indémodables, tant par le récit que par le style ; ce n’est pas, à mes yeux, le cas de celui-ci, au-delà de sa place indéniable dans l’histoire de la littérature fantastique.


Dracula, Bram Stoker

Note : ★★★☆☆

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About Zéro Janvier

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