Je sais qu’il est facile aujourd’hui de trouver des extraits de chansons, de livres ou de films qui auraient prédit la crise sanitaire dans laquelle nous sommes plongés.

Pourtant, il y a une chanson à laquelle j’ai tout de suite pensé depuis que le COVID-19 est entré dans nos vies. Il s’agit de Plus rien, tirée de l’album La grande messe de mon groupe de musique préféré : Les Cowboys Fringants. Ce groupe québécois, que je devais d’ailleurs aller voir en concert au mois de mars avant que le confinement ne décale cela en octobre, a écrit ce texte en 2004.

Je vous laisse en découvrir le clip, ainsi que les paroles, qui trouvent tout leur sens face aux crises successives que nous vivons et qui sont amenées à se reproduire et s’amplifier, comme l’actualité nous le montre chaque jour.

Tout ça a commencé il y a plusieurs années
Alors que mes ancêtres étaient obnubilés
Par des bouts de papier que l’on appelait argent
Qui rendaient certains hommes vraiment riches et puissants

Et ces nouveaux dieux ne reculant devant rien
Étaient prêts à tout pour arriver à leurs fins
Pour s’enrichir encore ils ont rasé la terre
Pollué l’air ambiant et tari les rivières

Mais au bout de cent ans des gens se sont levés
Et les ont avertis qu’il fallait tout stopper
Mais ils n’ont pas compris cette sage prophétie
Ces hommes-là ne parlaient qu’en termes de profits

C’est des années plus tard qu’ils ont vu le non-sens
Dans la panique ont déclaré l’état d’urgence
Quand tous les océans ont englouti les îles
Et que les inondations ont frappé les grandes villes

Et par la suite pendant toute une décennie
Ce fut les ouragans et puis les incendies
Les tremblements de terre et la grande sécheresse
Partout sur les visages on lisait la détresse

Les gens ont dû se battre contre les pandémies
Décimés par millions par d’atroces maladies

Puis les autres sont morts par la soif ou la faim
Comme tombent les mouches jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien …
Plus rien …
Plus rien …

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