Livres & Romans

The Prettiest Star

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The Prettiest Star est le deuxième roman de l’écrivain américain Carter Sickels. J’ai découvert ce roman très récemment car il figure dans la liste des romans LGBT conseillés par Goodreads à l’occasion du Mois des Fiertés, si je peux traduire ainsi le Pride Month anglo-saxon.

Small-town Appalachia doesn’t have a lot going for it, but it’s where Brian is from, where his family is, and where he’s chosen to return to die.

At eighteen, Brian, like so many other promising young gay men, arrived in New York City without much more than a love for the freedom and release from his past that it promised. But within six short years, AIDS would claim his lover, his friends, and his future. With nothing left in New York but memories of death, Brian decides to write his mother a letter asking to come back to the place, and family, he was once so desperate to escape.

Set in 1986, a year after Rock Hudson’s death shifted the public consciousness of the epidemic and brought the news of AIDS into living rooms and kitchens across America, The Prettiest Staris part Dog Years by Mark Doty and part Tell the Wolves I’m Homeby Carol Rifka Brunt. But it is also an urgent story now: it a novel about the politics and fragility of the body; it is a novel about sex and shame. And it is a novel that speaks to the question of what home and family means when we try to forge a life for ourselves in a world that can be harsh and unpredictable. It is written at the far reaches of love and understanding, and zeroes in on the moments where those two forces reach for each other, and sometimes touch.

Le résumé est clair : le roman nous plonge au coeur des années 1980, alors que l’épidémie de SIDA dévaste la communauté homosexuelle. Brian, un jeune homme de vingt-quatre ans, rentre dans l’Ohio après avoir passé six ans à New-York, où il vient de perdre son petit ami, mort du SIDA. Lui-même malade, Brian rentre pour retrouver sa famille qu’il avait quittée du jour au lendemain à l’âge de dix-huit ans, et pour mourir.

L’auteur nous propose de suivre cette histoire à travers trois points de vue, trois narrateurs : Brian lui-même, qui documente les derniers mois de sa vie avec son caméscope ; sa petite soeur Jess, adolescente mal dans sa peau ; et sa mère Sharon, tiraillée entre l’amour de son fils et les réactions de son entourage.

Outre une histoire de famille, le roman nous plonge en effet dans une Amérique conservatrice, aussi ignorante qu’intolérante. L’arrivée d’un jeune homme homosexuel et atteint du SIDA va réveiller les pires instincts de cette ville d’habitude si tranquille. C’est un portrait féroce mais que j’imagine très fidèle de cette Amérique des années Reagan. Je ne vais pas citer tous les exemples présents dans le récit, mais l’attitude des soignants dans les hôpitaux m’a particulièrement marquée.

The Prettiest Star est un roman dur, qui ne nous épargne rien, mais terriblement utile. C’est pour l’instant mon coup de coeur littéraire de cette année.


The Prettiest Star, Carter Sickels

Note : ★★★★★