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Logical Family : A Memoir

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Il m’a fallu du temps pour entrer dans cette autobiographie d’Armistead Maupin, l’auteur des fameuses Chroniques de San Francisco. Le récit des premières années de sa vie dans une famille conservatrice du tout aussi conservateur état de Caroline du Nord m’a plutôt ennuyé, hormis quelques anecdotes drôles par-ci par-là.

Cela devient un plus intéressant que l’auteur nous raconte son expérience dans la Navy en pleine guerre du Vietnam et surtout quand il s’installe à San Francisco où il entame l’écriture de la saga qui va le rendre célèbre. Armistead Maupin nous permet surtout de percevoir ce qu’était la vie de nombreux homosexuels dans l’Amérique des années 1960 et 1970. On y croise Harvey Milk, Rock Hudson, Christopher Isherwood, que l’auteur a fréquenté de plus ou moins près.

Armistead Maupin nous parle également de sa famille, et en particulier de la façon dont son homosexualité et son choix de la vivre au grand jour ont influencé ses relations avec sa mère, son père, et son frère. On retrouve d’ailleurs dès le titre du livre cette notion de famille « logique », par opposition à la famille « biologique », que l’auteur avait déjà développée dans ses Chroniques de San Francisco autour d’Anna Madrigal et ses « enfants ».

En fermant ce livre, je ne peux pas dire que j’ai été totalement conquis. Il y a des passages plaisants, intéressants, parfois amusants, mais il y a aussi des chapitres entiers dont je ne retiens pas grand chose, hormis l’envie de sauter des pages pour échapper à de longues anecdotes qui ne présentent aucun intérêt à mes yeux.

Je ressors donc de cette lecture avec une impression mitigée, tant le contenu du livre m’a semblé contrasté, oscillant entre le bon voire très bon et le médiocre. Chaque lecteur, selon ses propres attentes, se forgera évidemment son opinion.


Logical Family : A Memoir, Armistead Maupin

Note : ★★★☆☆

2 réflexions sur “Logical Family : A Memoir

  1. Je n’ai pas lu le livre (Dammit, je ne savais même pas qu’il avait sorti une autobiographie), mais dans la mesure où il a vraiment bien développé cette notion de famille choisie et tellement bien retranscrit l’ambiance de San Francisco et ses évolutions dans les Chroniques, effectivement, le bouquin doit effectivement avoir un côté anecdotique et un peu moi-je-moi, sauf quand il se remet en position de témoin de son époque.

    Mais sans doute est-il important que le plus possibles de LGBT encore en vie de sa génération se racontent par écrit, histoire qu’on ait une trace, et qu’on puisse plus tard, bien plus tard, réaliser que même ce qui nous paraissait aujourd’hui anecdotique sera, sera alors un témoignage aussi important du quotidien d’une époque que celui de moment historiques de notre Histoire communautaire :)

  2. Contrairement à toi, j’ai été emporté d’emblée dans ses souvenirs (peut-être es-tu d’une génération trop (?) récente pour troiver de quoi t’identifier à ses souvenirs ou as-tu vécu ta jeunesse dans un milieu/une ville plus tolérant(e) que le/la sien(ne)…). J’ai particulièrement apprécié que Maupin ne se réserve pas le beau rôle et qu’il sache faire amende honorable et n’hésite pas à faire preuve d’autodérision.
    Pour tout t’avouer, j’ai même trouvé ce volume trop court ; j’aurais aimé en savoir davantage sur sa période « Chroniques » et post Chroniques. Mais un 2e volume fait peut-être partie de ses projets…

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