Cinéma, TV & DVD

La vie d’artiste

J’avais envie d’aller au cinéma pour voir enfin Ratatouille hier après-midi mais aucune salle ne le proposait en VO aux horaires qui m’arrangeaient : les séances étaient au plus tôt en début de soirée. J’ai donc choisi d’aller voir La vie d’artiste dont j’avais vu la bande-annonce il y a quelques semaines. Je m’étais alors dit que ça pourrait être un film sympa à voir, sans forcément en s’attendre à un chef d’oeuvre. Le genre de film que je pourrais aller voir un jour où celui que je souhaite vraiment voir ne passe pas ;-)

Ecrit et réalisé par Marc Fitoussi, La vie d’artiste nous plonge dans la vie de trois personnes à la recherche de reconnaissance dans leur art respectif. Alice (Sandrine Kiberlain) gagne sa vie en faisant le doublage d’une série d’animation japonaise en attendant un grand rôle au cinéma ou au théâtre. Cora (Emilie Dequenne) anime des soirées karaoké mais rêve de percer dans la chanson française. Bertrand (Denis Podalydès) est professeur de français et tente désespérément d’achever son second roman après que son premier ouvrage soit passé inaperçu.

Ces trois personnages vont se croiser au cours du film mais ce sont bien trois vies différentes qui se déroulent devant nous. Le film est divertissant et bien mené mais ne brille pas par l’originalité de son scénario : les histoires de trois ‘artistes’ sont convenues et prévisibles, c’est d’autant plus vrai pour le personnage Denis Podalydès, très bon interprète d’un rôle décevant dont on peut deviner le destin dès les premières minutes.

Je garde donc un souvenir mitigé de ce film : divertissant mais un peu passe-partout.

Cinéma, TV & DVD

Rome, saison 2

J’ai regardé cet après-midi les deux derniers épisodes qu’il me restait à voir pour terminer la deuxième et dernière saison de la série Rome. Le début de la saison m’avait déçu par rapport à la première saison, qui m’avait emballé comme peu de séries y parviennent. La fin de cette saison, et donc de la série, était déjà plus à mon goût, même si elle n’atteint définitivement pas les sommets de la saison précédente.

Atia, la mère du froid et sublime Octave, finit comme elle a commencé : une garce mémorable qui a l’honneur des meilleures répliques. Admirez donc sa dernière tirade de la série (retranscrite de mémoire) :

Vous vous jurez de me détruire un jour. Des femmes plus douées que vous l’ont fait également. Cherchez donc celles qui sont encore vivantes.

J’adore !

Plus tard … (22h48)
J’ai retrouvé la réplique originale d’Atia (en VO) :

You are swearing now that some day you will destroy me. Remember : far better women than you have sworn to do the same. Go and look for them now.

Cinéma, TV & DVD, Musique

Hairspray

J’avais envie d’aller au cinéma cet après-midi, j’hésitais entre deux films sortis récemment : Ratatouille et Hairspray. Etant d’humour musicale aujourd’hui, j’ai opté pour ce dernier.

Hairspray, c’est un double remake d’un film de John Waters sorti en 1988 et d’une comédie musicale lancée à Broadway en 2002. L’histoire se déroule en 1962 à Baltimore :

Pour connaître les dernières danses à la mode et être dans le coup, tous les jeunes gens se précipitent après l’’école pour regarder le “Corny Collins Show” à la télé.

Malgré son physique passablement arrondi, la jeune Tracy n’a qu’une idée en tête : danser dans la célèbre émission de Corny Collins. Par chance, ce dernier assiste à une de ses performances au lycée et lui propose de venir rejoindre son équipe. Tracy devient instantanément une star, s’attirant du même coup la jalousie d’Amber, qui régnait jusqu’ici sur le show et dans le coeur de Link, le beau danseur pour lequel Tracy craque.

La chance de Tracy tourne lorsque, après avoir été témoin d’une injustice raciale, elle se retrouve poursuivie par la police pour avoir marché à la tête d’une manifestation pour l’intégration des Noirs. Désormais en cavale, ses chances d’affronter Amber au cours de la finale et de remporter le titre de  » Miss Hairspray » semblent bien compromises …

Dans cette nouvelle version dirigée par Adam Shankman, le casting réunit plusieurs grands noms d’Hollywood :

– John Travolta ne m’a malheureusement pas convaincu dans le rôle étonnant et finalement déroutant de la mère de Tracy malgré quelques bonnes scènes.

– Christopher Walken m’a paru plus juste et convaincant en incarnant le père de Tracy.

– Michelle Pfeiffer est splendide et tout simplement géniale (au sens premier) dans le rôle de la mère d’Amber, la rivale de Tracy, une vraie garce comme je les aime.

Les autres interprètes sont également excellents : Nikki Blonski dans le rôle principal, Brittany Snow (Amber, sa rivale), Zac Effron (Link, l’élu de son coeur), Amanda Bynes (Penny, sa meilleure amie), James Marsden (Corny Collins, l’animateur de l’émission), Queen Latifah (l’animatrice du « jour des noirs » de l’émission), Elijah Kelley (Weaweed, le petit ami noir de Penny), et Allison Janney (la mère de Penny) pour citer les principaux.

Le film est rempli d’interludes musicaux que j’ai adorés, interprétés par les acteurs (Michelle Pfeiffer y est encore excellente en ancienne Miss nostalgique). Dès demain, je vais courir acheter la bande originale pour retrouver toutes les chansons du film.

Dans le rôle secondaire de la mère ultra-autoritaire de la meilleure amie de l’héroïne, j’ai reconnu (tardivement, certes) Allison Janney, l’interprète de C.J. dans ma série préférée : The West Wing. Comme dans un autre film où elle donnait la réplique à John Travolta (Primary Colors), elle nous gratifie d’une chute monumentale dont je vais me souvenir longtemps.

Je ne regrette donc pas du tout mon choix : Hairspray un excellent divertissement, exactement le film dont j’avais besoin pour sortir un peu de l’humeur morose qui me caractérise depuis une semaine.

Cinéma, TV & DVD

The West Wing – 7×22

Je viens de regarder le dernier épisode de la série américaine The West Wing (A la Maison Blanche en VF), intitulé « Tomorrow ». Les quelques épisodes qui précédaient celui-ci étaient à mon goût d’un niveau plus faible que la moyenne de la série, mais l’ultime épisode clôture magistralement une série exceptionnelle. Cela fait beaucoup d’éloges, mais ils sont mérités.

Après sept saisons, j’ai dit au revoir avec émotion au président Bartlet, à son équipe et en particulier à C.J, qui était et est restée jusqu’au bout mon personnage préféré.