Comics & BD

Nantes, 1. De Saint-Félix à Gilles de Rais

Bien qu’étant arrivé à Nantes depuis presque quatre ans, et passionné d’Histoire, je connais mal celle de la cité des Ducs de Bretagne. C’est donc avec un grand intérêt que j’ai découvert à la médiathèque cette bande dessinée Nantes : de Saint-Félix à Gilles de Rais, qui propose de découvrir l’histoire de Nantes, de l’Antiquité au Moyen-Âge, et plus précisément de 21 à 1440 après J.-C.

Plongez au coeur de l’histoire mouvementée de Nantes en suivant les péripéties d’une amulette divine, et découvrez comment la ville, depuis l’antiquité jusqu’au XVe siècle, fut convoitée puis désertée jusqu’à devenir la fameuse Cité des Ducs.

Fourmillant d’anecdotes et de détails authentiques, ce docu-BD transformera le regard que vous portez sur la ville!

La structure de l’album m’a beaucoup plu : on alterne des récits de quelques pages en bande dessinée, et des double-pages documentaires sur l’évolution de la ville de Nantes au fil du temps. Les pages de bande dessinée racontent, directement ou à travers des personnages secondaires, des événements importants de l’Histoire de la ville. On assiste ainsi à la soumission du peuple gaulois des Namnètes à l’Empire romain, à l’influence grandissante du christianisme au sein de la population romanisée, aux luttes d’influence entre les evêques et les comtes de Nantes, aux guerres de succession entre bretons et partisans du roi de France, et au procès de Gilles de Rais (Gilles de Retz).

J’ai trouvé ça à la fois passionnant et divertissant, cela m’a semblé une excellente introduction à l’histoire d’une ville qui a subi la double influence de la Bretagne et du royaume de France. Les bandes dessinées sont jolies et divertissantes, et les pages documentaires sont très bien faites et souvent intéressantes.

Je sais qu’un deuxième album a été publié, poursuivant l’Histoire de 1440 à 1789 et intitulé D’Anne de Bretagne à d’Artagnan. J’ai bien envie de voir s’il est également disponible à la médiathèque !


Nantes, 1. De Saint-Félix à Gilles de Rais, scénario et documentaires de Karine Paquet, dessins de Kevin Bazot, Cédric Benoist, Emilien François et Sara Nativel

Note : ★★★★☆

Comics & BD

La Présidente, 2. Totalitaire

Après un premier volume qui m’avait beaucoup plu, j’avais hâte de découvrir la suite de la bande dessinée de politique-fiction La Présidente signée François Durpaire sur des illustrations de Farid Boudjellal. Le deuxième album, titré Totalitaire, reprend le récit après la fin du premier.

Après six mois d’exercice du pouvoir, Marine Le Pen a conduit le pays au bord du gouffre : isolée sur le plan diplomatique, théâtre de heurts toujours plus violents à l’intérieur de ses frontières et dans un contexte économique alarmant, la France est dans l’impasse. Apothéose de cette situation catastrophique, le Président de l’Assemblée Nationale Florian Philippot, a été kidnappé.

La Présidente : Totalitaire, dévoile la fuite en avant d’une Marine Le Pen acculée, débordée sur sa droite. Sous la pression du bloc identitaire, le gouvernement remanié opère un tour de vis sécuritaire effrayant. Les étrangers sont toujours plus stigmatisés, les médias d’opposition muselés, la culture reprise en main par le pouvoir. Le tournant est aussi économique : la Présidente paye la sortie de l’Euro et le protectionnisme qui avaient marqué le début de son mandat. Elle est contrainte de mener une politique d austérité.

Construite sur un aller-retour temporel entre la vie politique du quinquennat et la campagne de l’élection présidentielle de 2022, la narration réserve son lot de rebondissements et sa dose de suspens. 

Je ne vais pas revenir sur les illustrations, qui sont du même acabit que dans le premier album : sobres, pas toujours très esthétiques, mais efficaces et d’un réalisme parfois glaçant.

Le récit m’a moins plu que dans le premier volume : il m’a semblé que François Durpaire allait encore plus loin, au risque de forcer le trait par moment. Si le premier album était glaçant de réalisme, celui-ci oscille entre la mise en garde sérieuse et un excès qui peut être contre-productif. Les rebondissements de ce deuxième volume m’ont parfois semblé totalement saugrenus, peu crédibles. J’espère d’ailleurs avoir raison, car l’avenir imaginé par François Durpaire ne donne pas envie de le vivre.

J’ai globalement été un peu déçu après un premier album très réussi. Celui-ci l’est un peu moins, même si cela reste une lecture, sinon agréable car le thème est trop important pour parler de plaisir ou de confort, mais intéressant.

Il me reste maintenant à attendre que le troisième tome soit disponible à la médiathèque pour découvrir la suite (et la fin ?) de cette politique-fiction en BD.


La Présidente, 2. Totalitaire, François Durpaire (scénario) & Farid Boudjellal (illustrations)

Note : ★★★☆☆

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La Présidente (1)

La Présidente est une bande dessinée de politique-fiction signée François Durpaire au scénario et Farid Boudjellal au dessin. Dans cet album publié en 2015, un peu moins de deux ans avant les élections présidentielles de 2017, ils imaginent l’élection de Marine Le Pen comme Présidente de la République, les premiers mois de son mandat et les effets de l’application de son programme présidentiel.

Et si le 7 mai 2017, d’une poignée de voix, Marine Le Pen était élue Présidente de la République ?

L’universitaire et historien François Durpaire et le dessinateur Farid Boudjellal racontent l’onde de choc qui suivrait en France et en Europe.
Aidés d’une équipe d’experts, ils nous font assister à l’inimaginable : l’intronisation de Marine Le Pen, la composition d’un nouveau gouvernement, l’application minutieuse et à marche forcée du programme du Front National.

Née de la guerre d’Algérie, la Ve République donne au Chef de l’État les pouvoirs les plus étendus de toutes les démocraties du monde. Comment Marine Le Pen pourrait-elle en profiter ? Quels contre-pouvoirs pourraient s’y opposer en France et en Europe ? 

Je n’ai pas eu la chance de découvrir cette bande dessinée avant l’élection présidentielle de 2017, je ne saurai donc jamais si j’aurais pu être convaincu par le scénario envisagé par l’auteur si je l’avais lu avant le vote. Dans son avant-propos, François Durpaire présente les hypothèses qu’il a prises pour permettre l’accession de Marine Le Pen à l’Elysée : « une victoire de Nicolas Sarkozy aux primaires de la droite, l’émergence d’une forte candidature centriste, voire d’une candidature dissidente chez les Républicains, l’élimination du candidat Sarkozy suite aux divisions de la droite, puis l’absence de report des voix de droite vers le candidat de gauche, François Hollande ».

On le sait, cela ne s’est pas passé ainsi. Nicolas Sarkozy n’a pas remporté les primaires à droite, et si une candidature qualifiée de centriste a effectivement émergé avec Emmanuel Macron, le candidat en question a fait mieux que menacer le candidat de droite et l’empêcher d’accéder au second tour au profit de François Hollande, il s’est lui-même qualifié pour battre Marine Le Pen au second tour, profitant à la fois de la faiblesse du candidat Fillon embourbé dans les affaires et de la gauche sociale-démocrate après le renoncement de François Hollande.

Ainsi, François Durpaire n’a pas visé totalement juste, mais était-ce vraiment l’objectif ? D’ailleurs, il ne s’est pas trompé sur tout. Quand on lit dans l’album les manoeuvres de Marine Le Pen pour diviser la droite en vue des législatives en nommant un Premier Ministre issu des Républicains et attirant autour d’elles des figures de la droite compatibles idéologiquement avec elle, on ne peut s’empêcher de penser à Emmanuel Macron nommant Edouard Philippe et ralliant à lui des personnalités de la droite dite modérée pour rejoindre son gouvernement.

Bref, l’essentiel est ailleurs. Cette bande dessinée vise un objectif principal : imaginer ce qui pourrait se passer en France et dans le monde en cas d’accession de la candidate d’extrême-droite à la fonction suprême. Pour cela, l’auteur s’appuie directement sur les mesures décrites dans le programme du FN (pardon, RN désormais) et tente d’en analyser les conséquences économiques, sociales, diplomatiques, etc. Evidemment, l’exercice ne peut pas être totalement neutre, et les auteurs ne cachent pas leurs opinions, nettement défavorables à Marine Le Pen.

L’exerice est forcément périlleux mais le résultat est esaisissant et glaçant. J’ai trouvé les illustrations assez pauvres, quoique très ressemblantes quand il s’agit des portraits des nombreuses personnalités politiques et médiatiques qui apparaissent dans l’album. Le récit par contre est captivant. Rien de tout cela ne m’a semblé complètement délirant, et c’est sans doute le plus inquiétant.

Je sais que deux autres tomes ont été publiés pour faire suite à celui-ci, je vais tenter de les emprunter prochainement à la médiathèque pour découvrir la suite de cette politique-fiction en bande dessinée.


La Présidente (1), François Durpaire (scénario) & Farid Boudjellal (illustrations)

Note : ★★★★☆

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Croquemitaines, Livre 1

J’ai découvert cette bande dessinée à la médiathèque, la couverture m’a tapé dans l’oeil et le résumé au dos m’a encore plus donné envie de lire ce premier album :

Les monstres, ça n’existe pas que dans la tête des enfants…

Passionné de lecture, Elliott a toujours eu une préférence pour les histoires de Croquemitaines, ces créatures monstrueuses qui, la nuit, se cachent dans l’ombre ou sous le lit pour effrayer les petits enfants. Il n’imagine pas à quel point elles vont changer sa vie… Témoin du meurtre sanglant de ses parents, il va découvrir qu’en réalité, les Croquemitaines existent bel et bien et que des codes très précis régissent leur existence. Lorsque l’un des plus puissants d’entre eux, le « Père-la-mort », se met en tête de le protéger, Elliott se retrouve plongé dans un terrible conflit au cœur d’un univers aussi terrifiant que fascinant dont il devient l’enjeu principal. Par une sombre nuit orageuse, le destin d’Elliott va s’accomplir…

Croquemitaines s’annonce comme un roman graphique en deux volumes, signé Mathieu Salvia au scénario et Djet pour les illustrations. Dès les premières pages le ton est donné : c’est un récit sombre mais tendre, avec un jeune garçon, grand lecteur et amateur d’histoires fantastiques comme celles des croquemitaines, qui retrouve son père assassiné dans la maison familiale. Il est alors sauvé par un vieux croquemitaine qui le prend sous sa protection. C’est leur fuite commune face à des créatures moins conciliantes que raconte ce premier album.

Le scénario est intelligent, la composition des pages est moderne (on retrouve notamment l’influence des comics américains avec des mises en page dynamiques et variant selon ce que l’auteur veut raconter) et les illustrations sont très jolies, en jouant parfaitement avec les couleurs.

J’ai adoré cet album, dévoré en moins d’une heure. J’ai très hâte de découvrir le deuxième volume, annoncé comme la suite et la fin de l’histoire. J’espère qu’il sera disponible à la médiathèque !


Croquemitaines, livre 1, Mathieu Salvia (scénario) & Jet (illustrations)

Note : ★★★★☆

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Heartstopper (volume 1)

Heartstopper est d’abord un webcomic, une série de comics, publié sur Internet depuis 2016 et que l’on doit à la britannique Alice Oseman. Un premier volume a été compilé à partir des premiers chapitres, ce qui donne tout de même un album de près de 300 pages, publié début février 2019.

Boy meets boy. Boys become friends. Boys fall in love. An LGBTQ+ graphic novel about life, love, and everything that happens in between – for fans of The Art of Being Normal, Holly Bourne and Love, Simon.

Charlie and Nick are at the same school, but they’ve never met … until one day when they’re made to sit together. They quickly become friends, and soon Charlie is falling hard for Nick, even though he doesn’t think he has a chance. 

But love works in surprising ways, and Nick is more interested in Charlie than either of them realised.

Heartstopper is about love, friendship, loyalty and mental illness. It encompasses all the small stories of Nick and Charlie’s lives that together make up something larger, which speaks to all of us. 

‘The queer graphic novel we wished we had at high school.’ Gay Times

This is the first volume of Heartstopper, with more to come.


On est un peu, voire beaucoup, dans le même esprit que pour Bloom que j’ai lu juste avant et dont je parlais justement hier : le récit est centré sur la rencontre et la relation naissante – amicale ou amoureuse – entre deux garçons adolescents (anglais ici, alors que l’action se déroulait aux Etats-Unis dans Bloom)

La construction est classique, notamment sur la définition des deux personnages principaux : Charlie est un garçon plutôt timide, peu intéressé par le sport, connu comme gay et qui est d’ailleurs embarqué dans une relation secrète avec un de ses camarades ; Nick est un sportif populaire qui traine avec un groupe d’amis qui a plutôt tendance à se moquer de Charlie.

Derrière ces stéréotypes et ce point de départ classique, on trouve tout de même un récit sympathique servi par des dessins simples mais efficaces et surtout totalement en phase avec le ton du récit. J’ai souri plusieurs fois en lisant cette jolie histoire d’amitié et peut-être d’amour. Les sentiments naissants de Charlie pour Nick sont craquants, et le trouble ressenti par Nick qui s’interroge sur sa sexualité est décrit avec beaucoup de justesse.

J’ai passé un très bon moment de lecture avec cet album vraiment sympathique. Je n’ai pas été surpris par le récit, mais ça m’a bien plu et c’est bien l’essentiel. Le deuxième volume est annoncé pour le mois de juillet et je dois dire que je suis plutôt impatient de découvrir la suite des aventures de Charlie et Nick, d’autant que le premier s’achève sur un cliffhanger qui appelle forcément une suite.


Heartstopper (volume 1), Alice Oseman

Note : ★★★★☆

Comics & BD

Bloom

Bloom est un roman graphique tout récent, puisqu’il a été publié fin janvier 2019 par First Second. Il est signé Kevin Panetta au scénario et Savanna Ganucheau au dessin. Je ne sais plus exactement dans quelles circonstances j’en ai entendu parler mais le résumé m’avait tout de suite donné envie de le lire et je n’ai pas résisté longtemps avant de l’acheter :

Now that high school is over, Ari is dying to move to the big city with his ultra-hip band—if he can just persuade his dad to let him quit his job at their struggling family bakery. Though he loved working there as a kid, Ari cannot fathom a life wasting away over rising dough and hot ovens. But while interviewing candidates for his replacement, Ari meets Hector, an easygoing guy who loves baking as much as Ari wants to escape it. As they become closer over batches of bread, love is ready to bloom . . . that is, if Ari doesn’t ruin everything.

Writer Kevin Panetta and artist Savanna Ganucheau concoct a delicious recipe of intricately illustrated baking scenes and blushing young love, in which the choices we make can have terrible consequences, but the people who love us can help us grow.

Ari rêve de quitter à la fois la ville où il a grandi et la boulangerie-pâtisserie de ses parents où il doit régulièrement les aider. Son père aimerait d’ailleurs qu’Ari reste les aider encore longtemps et reprenne l’enseigne quand son épouse et lui prendront leur retraite. Cela ne fait pas vraiment partie des projets d’Ari, qui envisage plutôt de partir vivre à Baltimore avec ses amis avec lesquels il forme un groupe de musique. Il se met donc à la recherche d’un remplaçant qui pourra aider ses parents à la boulangerie quand lui-même sera parti. Il rencontre ainsi Hector, qui vient d’arriver en ville pour s’occuper de la maison de sa grand-mère récemment décédée, et qui se trouve être passionné de cuisine. C’est alors le début d’une belle histoire d’amitié, voire plus si affinités …

J’ai adoré cette bande dessinée dès les premières pages. Le dessin est joli et colle parfaitement à l’ambiance douce et tendre du récit. Les personnages sont sympathiques et attachants, on les reconnait tout de suite grâce au coup de crayon de Savanna Ganucheau (ce qui n’est pas toujours le cas dans certains romans graphiques récents). Quant au scénario de Kevin Panetta, il est sans grande surprise mais très plaisant à suivre.

Il y a beaucoup de tendresse et de bons sentiments dans ce roman graphique, et ce qui est remarquable c’est que cela passe autant par le texte que par les illustrations. A noter également pour les amateurs de cuisine, de boulangerie et/ou de pâtisserie : il y a de très belles planches où les personnages confectionnent divers pains et autres gâteaux plus appétissants les uns que les autres.

Le livre fait près de 370 pages mais je ne l’ai pas vu passer, tellement j’étais enchanté et emporté par les aventures culinaires, amicales et sentimentales d’Ari, Hector, et leurs amis. L’adjectif auquel je pense instinctivement en sortant de cette lecture c’est ‘cute’, ou mignon dans la langue de Molière, il représente parfaitement l’ambiance de cette histoire très joliment racontée.


Bloom, Kevin Panetta (scénario) & Savanna Ganucheau (illustrations)

Note : ★★★★☆

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Detective Comics : 80 Years of Batman

Ce pavé de plus de 400 pages est l’album spécial proposé par Detective Comics pour célébrer les 80 ans de Batman. Le super-héros au costume de chauve-souris est clairement mon personnage préféré parmi tous les héros de comics, et en particulier son duo avec Robin, l’appel de cet album était donc trop fort pour que j’y résiste.

Detective Comics featured DC’s first masked adventurer and went on to give the company its name (from Detective Comics Inc.) and the only character to dominate American popular culture three separate times, each a generation apart: Batman.

Join DC to celebrate the 80th anniversary and 1,000th issue of one of the most important publications ever, Detective Comics. Over the past eight decades, Batman has remained at the forefront of popular culture, which is in no small part because of this comic book series that is synonymous with the Dark Knight! Celebrate Detective Comics with DC, as we revisit classic stories from comics from the 1930s onward, featuring some of Batman’s greatest allies and villains and work from some of the greatest creators ever to grace the graphic-literature medium!

With a new cover by DC publisher and chief creative officer Jim Lee. Curated by guest editor Paul Levitz, it features reprints of the Dark Knight’s most memorable adventures, from his first appearance to the debuts of Robin, Batwoman, Bat-Mite and Batgirl, as well as villains including Two-Face, the Riddler, Clayface, Man-Bat and more. This hardcover also spotlights crime-fighters including Slam Bradley, Air Wave, the Boy Commandos, the Martian Manhunter and the 1970s Manhunter, Paul Kirk!

And, published for the first time anywhere: a new tale of a traumatic early moment in Bruce Wayne’s life written by Paul Levitz with art by Denys Cowan and Bill Sienkiewicz, and an extraordinary look at a long-ago work in progress—the original layouts for the Batman tale from DETECTIVE COMICS #200, as illustrated by Lew Sayre Schwartz (and signed “Bob Kane”). As if that’s not enough, this volume includes essays on Batman from contributors including Cory Doctorow, Neil Gaiman, Glen David Gold, Dennis O’Neil, former San Diego police chief Shelley Zimmerman and pulp historian Anthony Tollin. 

This is sure to be the celebration of the year!

L’album alterne des textes de deux à trois pages par des auteurs ou des amoureux de Batman, et la reprise de comics au fil de l’histoire. On peut ainsi relire les aventures du Crimson Avenger, en quelque sorte l’ancêtre de Batman, publiées en 1938 puis l’apparition de Batman en 1939. L’album propose ensuite les premières apparitions de plus figures emblématiques : Robin, Two-Face, Batwoman, Batgirl, The Riddler, etc.

La première moitié de l’album m’a bien plu, j’ai découvert des histoires que je ne connaissais pas et j’ai trouvé ça plutôt plaisant. La seconde moitié m’a moins intéressé, d’autant que les histoires choisies ne m’ont pas semblé être les plus représentatives ou les plus fortes de l’histoire récente de Batman. Pas de trace des grands arcs comme Death in the Family, The Long Halloween, ou Hush.

Pire encore, je ne crois pas avoir vu d’histoires avec le Pingouin, Ra’s Al Ghul ni avec le Joker, pourtant l’adversaire emblématique de Batman. Je regrette également que les incarnations successives de Robin n’aient pas été évoquées.

Au final, je suis assez mitigé après avoir terminé cet album. Ce qui devait être une célébration des 80 ans de Batman m’a finalement semblé trop terne pour atteindre totalement l’objectif. Batman méritait mieux, clairement …


Detective Comics : 80 Years of Batman

Note : ★★★☆☆