Ego Trip

Sur la côte atlantique

Deux jours fériés la même semaine, c’était l’occasion rêvée pour profiter de la proximité de l’océan. Une heure de route, et nous sommes sur la côte atlantique.

Mardi, ce furent les environs de Pornic. Pas Pornic même, car je craignais l’affluence en cette semaine de vacances scolaires et de ponts, mais Préfailles et ses corniches. Un coin presque sauvage, idéal pour une longue et ressourçante promenade à pied. J’en ai ramené quelques souvenirs en photos, que celles et ceux qui me suivent sur Instagram ont sûrement déjà vues.

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Ce jeudi, ce fut la côte sauvage de la presqu’île du Croisic, entre Le Pouliguen et Le Croisic. Un petit tour en voiture avec une très jolie vue sur l’océan. C’est un tracé moins sauvage que les corniches de Préfailles, c’est plus aménagé et plus touristique, mais cela reste un moment agréable.

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Deux belles journées au bord de l’océan. Je ne sais pas s’il y a quelque chose de plus relaxant que voir et entendre le mouvement incessant des vagues.

Ego Trip

C’est magique le foot, parfois

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Bon, je crois que le PSG version QSI tient enfin LE match référence en Ligue des Champions.

Je n’en reviens pas. Je crois que même en écrivant « le PSG a battu le Barça 4-0 » je n’y crois toujours pas.

Un match de dingue. Un engagement sans faille de la première à la dernière minute. Un milieu de terrain qui récupère des dizaines de ballons. Des titis parisiens qui bouffent Messi, Suarez et Neymar. Un trio offensif magique. Un Parc des Princes qui a poussé pendant tout le match comme ce n’était plus arrivé depuis longtemps. Si quelqu’un m’avait dit ça le jour du tirage au sort, j’aurais rigolé bien fort.

C’est con, mais c’est magique le foot, parfois.

Et puis comme le dit Mathieu Faure : « T’es chiant, casse-couille, prenant, compliqué à suivre mais bordel, je t’aime le PSG ».

Je crois que je vais m’endormir avec des étoiles plein les yeux.

Ego Trip

Je me souviens de PSG-Barça 1995


Je crois qu’à chaque fois que le PSG affronte le FC Barcelone, je ressors et relis avec une certaine émotion le même article :

Je me souviens de PSG-Barça 1995 …

Cet article a été publié dans So Foot en 2013, avant (déjà) une confrontation contre Barcelone en Ligue des Champions. L’excellent Mathieu Faure, journaliste mais aussi véritable supporter et amoureux du PSG, nous raconte ses souvenirs du fameux PSG-Barça de 1995, alors qu’il n’avait que 12 ans.

Je me souviens moi aussi très bien de ce match, j’avais à peine quelques années de plus que Mathieu Faure. Je crois que c’est l’un des premiers matchs du PSG, si ce n’est le premier, que j’ai regardé à la télévision. J’avais plutôt l’habitude de suivre les matchs à la radio, je me souviens des multiplex d’Europe 1 avec la voix si reconnaissable d’Eugène Saccomano. Pour cette occasion si particulière, j’avais obtenu la permission de mes parents de suivre le match à la télévision, à l’époque où la Ligue des champions était encore accessible sur une chaîne gratuite, TF1 en l’occurrence.

Je suis évidemment obligé de parler de celui qui occupait alors le banc de touche catalan : je ne le connaissais pas encore bien à l’époque, mais je me souviens désormais que le Barça était entraîné par le génial et désormais regretté Johan Cruyff.

L’article de Mathieu Faure décrit très bien ce que j’ai ressenti avant, pendant et après ce grand match. Mes souvenirs ne sont pas forcément aussi précis que les siens, mais je garde tout de même le souvenir de ma joie au moment du but de Vincent Guérin qui qualifiait le PSG à quelques minutes de la fin. Il y a eu ensuite d’autres soirées d’émotion avec le PSG (la finale de la Coupe des Coupes face au Rapid de Vienne en 1996, plus récemment la qualification épique à Chelsea avec ce but de la tête de Thiago Silva dans les prolongations) mais je pense que je garderai toujours un souvenir ému de cette première. C’est ce soir-là que je suis tombé amoureux du PSG, que le club parisien est devenu définitivement mon « club de cœur », comme aiment le dire les joueurs désormais …

Ego Trip

Cela te rendra plus fort

Je suis tombé hier sur ce tweet de Norden Gail :

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La réponse m’est apparue tout de suite :

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“Tout ce qui te fera sentir différent à l’adolescence, ton bras, ta main, tes sentiments, tes désirs, te rendre plus fort une fois adulte”. Cette réponse m’a semblé une évidence, je crois que cet avertissement mêlé d’espoir est exactement ce dont aurait eu besoin l’enfant que j’étais alors.

J’avais envie de partager cela ici, parce que cet échange sur Twitter m’a marqué et qu’il reflète parfaitement ce que je suis et ce que j’ai été.

Ego Trip

Réveil d’un blog

Ceux d’entre vous qui avaient conservé ce blog dans leurs flux RSS, listes de lecture et autres outils numériques, ou ceux qui ont suivi le liens postés sur mon compte Twitter ont peut-être été surpris de voir apparaître trois nouveaux billets ici il y a quelques jours. Il faut dire que mon dernier billet datait de 2014. Pendant plusieurs années, ce blog est resté endormi, pour ne pas dire carrément mort. Les « grandes » années du blog était derrière moi. Je ne l’ai jamais pourtant fermé car j’aimais l’idée de conserver une trace de ce que j’avais écrit ici, de ce que j’étais alors.

Et puis en toute fin d’année dernière j’ai redécouvert que j’avais un compte sur le site Goodreads, le « réseau social » dédié aux livres. J’ai fureté un peu sur le site, et je me suis pris au jeu.  J’ai commencé à y entrer mes lectures des dernières années, mes critiques publiées ici ou ailleurs. Surtout, cela m’a donné envie d’écrire à nouveau des critiques plus longues de mes lectures, là où je me contentais depuis quelques années de brefs commentaires à chaud. Je me suis plié à l’exercice avec les trois premiers romans que j’ai lus en 2017.

Et finalement, je me suis dit qu’au-delà de publier ces critiques sur mon profil Goodreads, je pouvais également les publier ici, sur ce vieux blog abandonné.

Je suis donc revenu ici. D’abord choqué par l’austérité du « look » de mon blog tel que je l’avais laissé en 2014, j’ai commencé à jouer avec les thèmes WordPress, on peut dire que j’ai refait la décoration pour la remettre au goût du jour. J’espère que c’est réussi.

Je vais tenter de continuer mon pari de rédiger des critiques construites et je l’espère intéressantes de mes lectures pour les publier ici. Je ne sais pas encore si je proposerai d’autres contenus, sur les séries TV que je regarde, sur la politique (l’année 2017 sera animée de ce point de vue là), ou sur ma vie en général. je pense que cela se fera naturellement si cela doit se faire. Il y a en tout cas ce point de départ avec mes critiques de livres, et on verra où ce voyage m’amène. En espérant ne pas avoir perdu tous mes compagnons de route !

A bientôt, je l’espère.

Ego Trip

J’ai fendu l’armure

Amis de droite, ne fuyez pas à la vue de cette affiche, je ne vais pas parler politique ! ;-)

« J’ai fendu l’armure », avait déclaré Lionel Jospin pendant la campagne présidentielle de 1995 pour décrire son évolution pendant la campagne.

C’est une expression que je pourrais aujourd’hui reprendre à mon compte.

Je ne sais pas pourquoi ni comment cela s’est passé, et après tout cela n’a guère d’importance, mais le résultat est là aujourd’hui : je me sens moins stressé, (un peu) moins timide, et globalement plus à l’aise avec toutes ces (petites) choses qui me pourrissaient la vie pour rien.

J’accepte de ne plus tout prévoir à l’avance, de me laisser porter par les événements. Je prends des décisions sur des coups de tête, je réserve un week-end à l’improviste en province quand on me le propose quelques jours plus tôt, je passe la journée avec des personnes que je n’ai pour la plupart jamais rencontrées avant, et je passe de bons moments sans me prendre la tête, comme j’aurais sûrement été incapable de le faire il y a quelques mois.

Je me trouve parfois drôle, et intéressant – plus rarement, il ne faut pas exagérer. Je surveille moins qu’avant les regards que l’on peut me porter. J’y prête moins d’attention, en tout cas. J’accepte, humblement, de voir la part de courage qu’il m’a parfois fallu et que certains me reconnaissent et me poussent à reconnaitre.

Je me fais à l’idée qu’on ne rattrape jamais le temps perdu mais qu’il n’est jamais trop tard.

Je me sens « bien ». C’est déjà agréable de le ressentir intérieurement. Cela l’est encore plus quand on me dit que, un peu comme Bifidus, cela se voit à l’extérieur.

Ego Trip

Peur de l’échec

Quelques extraits des paroles de cette superbe chanson d’Orelsan.

Tous les jours je fais l’acteur, je fais semblant

Je maquille la peur en plaisantant

Je perds mon temps à me poser des questions au lieu d’agir

J’ai peur de la dépression, j’ai peur de l’avenir et ses déceptions

Plus je grandis, plus le temps passe et plus je suis déçu

Sous l’emprise de l’angoisse des futurs blessures

Plus je me cherche des excuses, plus je m’enlise

Je m’enivre de négativité, et je me sens vivre

Souvent, j’ai peur de l’ennui

J’ai peur d’avoir aucune raison de me plaindre

Pourtant je me sens triste tout le temps, je me sens vide

J’ai peur d’être normal, d’être moyen, ni trop mal ni trop bien

Je crois que je sers à rien …

J’ai peur de mes proches parce qu’ils connaissent mes faiblesses

Mes talons d’Achille, ils savent à quel point mes fondations sont fragiles

Ils me font confiance pour l’instant mais quand je les décevrais, ils seront près de moi, prêt à frapper les premiers

J’ai peur que mes parents me détestent

Depuis que j’ai treize ans je régresse, je les blesse, je les stresse

Je délaisse ce qu’ils m’ont appris pour faire que de la merde

Comme si je valais mieux que mon père, comme si je valais mieux que ma mère

J’ai peur d’être attiré par le néant

Je me sens tellement bien dans la noirceur, je me sens dans mon élément

J’ai comme envie de sauter dans le vide

De me passer la corde au cou, de me noyer

De m’entailler les veines du coude au poignet

J’ai comme envie de me mettre une balle dans le crâne

Mais j’ai pas de flingue

Regarde moi dans les yeux, tu comprendras que je suis qu’une baltringue

Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.