Ego Trip

Des choses à faire avant de mourir

Des choses à faire avant de mourir.

Ruben n’avait pas écrit une ligne.

Je savais que ça n’allait pas, je le voyais très peu

Mais je ne savais pas pourquoi.

Maintenant je peux imaginer.

Je peux imaginer qu’il n’avait pas grand chose à dire sur ce qu’il vivait

Ou bien il voulait en parler mas il n’osait pas.

Je ne le saurai jamais

Et ça me fait très mal.

C’est vrai, il faut sûrement être très spécial pour ne pas trouver une bonne raison de vivre.

C’est sûrement pour ça que nous étions amis tous les deux.

Et quand je pense à toutes ces choses que je veux faire avant de mourir

Là il faut avouer que je n’ai plus beaucoup d’idées

Parce que je ne les partagerai pas avec lui.

Je ne sais plus si j’ai envie.

Fer / Fred, en hommage à son meilleur ami, dans Physique ou Chimie.

Cette série aurait été pour moi une série pour adolescent(e)s comme les autres s’il n’y avait pas eu cette scène incroyable dès le début de la première saison. Chaque fois que je la revois les larmes coulent, irrémédiablement.

Ego Trip

Drôle d’année

Je disais récemment que j’étais impatient que l’année 2010 prenne fin, que cela avait été une drôle d’année. Je n’aime habituellement pas les bilans de fin d’année, sorte d’exercice imposé d’auto-congratulation et/ou auto-flagellation sur les douze mois passés et de promesses vite rompues pour l’année qui commence. 2010 a pourtant été suffisamment différente pour que je me permette de revenir brièvement dessus.

2010 a été une année contrastée, bien plus encore que les précédentes. L’année a très mal commencé, avec une longue et grosse période de déprime qui m’a posé pas mal de soucis dans le cadre professionnel – à moins que ce ne soit l’inverse. J’ai encore beaucoup de mal à en parler, sûrement parce que je me sens toujours honteux d’avoir connu cette faiblesse, d’avoir baissé les bras devant des obstacles qui m’ont fait trop peur. Ce n’est pas facile d’atteindre ses limites et de l’admettre. Après plusieurs années de réussite, j’ai connu un vrai coup d’arrêt. J’ai déjà expliqué ici pourquoi je me mets une telle pression pour réussir, pour faire aussi bien – ou mieux – que les autres. Cette année, la pression était trop forte : j’ai chuté , violemment, douloureusement.

Se relever n’a pas été facile. J’ai été soutenu : par mes proches, par les collègues auxquels j’ai pu en parler, par ma hiérarchie qui a su m’écouter et m’aider à repartir de l’avant. Le deuxième semestre s’est nettement mieux passé. La confiance revient, progressivement. Les résultats sont là, cela aide. Tout n’est pas rose bien sûr, j’ai de toute façon appris à connaitre mes limites, mais je suis plus serein. Cet épisode douloureux m’a au moins servi, j’ai appris à relativiser, à être moins exigent vis-à-vis de moi-même, à voir les réussites et les progrès pour ce qu’ils sont : un pas de plus dans la bonne direction, une étape de plus.

Tous ces progrès, je les ai également fait sur un plan plus personnel. J’ai su surmonter ma timidité pour faire des rencontres sympathiques ; je sors peu à peu de ma coquille, même si le chemin est encore long. Je ne citerai pas ici ceux avec qui j’ai passé d’agréables moments cette année, ils se reconnaitront facilement.

2010, c’est aussi, en vrac :

Des restaurants en amoureux ou entre amis,

Des brunchs,

Des cafés, des bars,

Des soirées (trop rares) au Tango.

Des concerts :

Depeche Mode à Bercy, Oldelaf & Monsieur D à l’Olympia,

Les Cowboys Fringants au Casino de Paris, l’inoubliable Dorothée à l’Olympia,

Beat Assailant, LCD Sound System et les Scissor Sisters au Bataclan,

Les Fatals Picards à l’Alhambra.

Des films vus au cinéma  ou (re-)découverts en DVD :

Nés en 68, Une petite zone de turbulences,

ComplicesLe Refuge,

Were the World Mine, J’ai tué ma mère,

A Single Man500 jours ensemble,

5×2Dragons, Toy Story 3,

Les amours imaginaires, Scott Pilgrim vs. the World,

et bien sûr la première partie d’Harry Potter et les reliques de la mort

Des livres lus ou relus :

Surveillant de David von Grafenberg, Deux sans barreur de Dirk Kurbjuweit,

Ma deuxième peau d’Erwin Mortier, Les jours fragiles de Philippe Besson,

La chambre d’ami d’Yves Dangerfield, L’empire de la morale de Christophe Donner,

Se résoudre aux adieux de Philippe Besson, Hero de Perry Moore,

Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer, A mon coeur défendant de Thibaut de Saint Pol,

Le journal intime de Benjamin Lorca d’Arnaud Cathrine, Une voix dans la nuit d’Armistead Maupin,

Un ange est passé de Frank Ronan, Un jour cette douleur te servira de Peter Cameron,

Le bizarre incident du chien pendant la nuit de Mark Haddon,

L’origine de la violence de Fabrice Humbert.

L’année 2011 commence aujourd’hui. Je ne prends qu’une seule résolution : tout faire pour me libérer un peu plus.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une très heureux année ! A bientôt, ici ou ailleurs.

Ego Trip

Grandeur et Décadence

Je reviens tout juste de plusieurs jours de vacances, d’abord à Lille pour le week-end puis quelques jours à Londres.

Lille, tout d’abord.

Avec deux compères pédéblogueurs et nos copains respectifs, nous avions profité du concert de Dorothée au Zenith de Lille pour organiser un week-end dans le Nord. Lorsque nous avons appris il y a deux semaines que le concert était finalement annulé, nous n’avons pas hésité très longtemps : nous avons maintenu notre week-end en promettant de le placer sous le signe de la décadence.

Malgré des conditions climatiques difficiles qui ont retardé l’arrivée de certains d’entre nous, la décadence était bien au rendez-vous et nous avons passé un excellent week-end. La touche culturelle s’est déroulé samedi après-midi au LAM (Lille Métropole, musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut), le reste du temps étant consacré :

  • à des promenades dans les rues enneigées de Lille : j’ai échappé à quelques chutes spectaculaires, merci d’ailleurs aux bras qui m’ont rattrapé à plusieurs reprises :-)
  • à de bons restaurants : la Chicorée pour la touche régionale, l’Huitrière pour la touche gastronomique et l’Arrière-Pays pour une bonne ambiance et des tartines copieuses et agréables en bouche
  • à la tournée des bars gays de la ville : mention spéciale au Privilège et son divin décor « Absolut Vodka »
  • à la découverte de deux discothèques : le Pop Paradise (quasi-vide et donc décevant) et la Tchouka, bonne surprise remplie de beaux garçons à admirer de loin, ou de près

Le tout arrosé de champagne, de vin, et de whisky pour que la décadence soit totale. Je garde un très bon souvenir de ce week-end : un super moment à renouveler très vite. Merci encore à ceux qui se joints à nous pour ces moments inoubliables !

Londres, ensuite.

Dimanche après-midi, alors que nos compères rentraient à Paris, Choubidou et moi avons pris le chemin inverse, vers le Tunnel sous la Manche. Après quelques frayeurs (le site de la SNCF m’avait annoncé, l’espace de quelques secondes, que notre Eurostar était annulé), nous sommes arrivés à Londres avec une heure et demie de retard. Le premier soir, nous n’avons pas traîné très longtemps. Après un week-end bien rempli où les nuits avaient été courtes, nous avions besoin de repos. Après un dîner rapide, nous avons donc regagné notre chambre à l’hôtel et avons rejoint les bras de Morphée.

Lundi, nous avons passé plusieurs heures au Science Museum, que nous avions déjà visité lors d’un précédent séjour à Londres mais que j’ai redécouvert avec plaisir. Ce musée, immense avec ses six étages dédiés aux sciences et techniques, est sans doute mon préféré de Londres. Quand on sait que l’accès aux musées est totalement gratuit dans la capitale britannique, ce sera fou de se passer de ce plaisir !

Mardi, nous avons participé à une visite guidée du BBC Television Centre, autrement dit les locaux de la BBC. La visite s’adressait principalement au public britannique, avec de nombreuses références à des émissions ou des animateurs méconnus de l’autre côté de la Manche, mais c’était tout de même intéressant dans l’ensemble. Les deux guides étaient jeunes et sympathiques, avec pas mal d’humour dans leur présentation des différents lieux visités : la rédaction, les studios, les dressing-rooms, etc. N’oublions pas, évidemment, tous les éléments liés à Doctor Who, la série emblématique de la BBC. C’était génial de voir le TARDIS dans la cour ou de se retrouver nez à nez avec un Dalek à l’entrée de la boutique.

Nous avons ensuite consacré notre mardi après-midi et une bonne partie du mercredi à faire du shopping : pas mal de DVD chez HMV et quelques fringues pour Choubidou et moi. En fin d’après-midi nous avons fait un tour autour des kiosques à spectacles pour voir si nous pouvions avoir des places à tarif réduit pour une comédie musicale ; c’est ainsi que nous avons obtenu deux bonnes places pour la représentation le soir même de Billy Elliot, l’une de mes comédies musicales préférées, adaptation de l’un de mes films préférés : je vous laisse donc imaginer ma joie :-)

J’adore cette comédie musicale qui mêle parfaitement l’humour et l’émotion. J’ai adoré cette deuxième représentation à laquelle j’ai eu la chance d’assister. Je suis toujours ému aux mêmes moments et toujours impressionné par les performances des gamins qui interprètent Billy et Michael. Cette comédie musicale, c’est de la magie à l’état pur. Un vrai bonheur. Je pourrais y retourner indéfiniment à chacun de mes séjours à Londres. C’est donc la tête remplie d’étoiles que je suis rentré à l’hôtel mardi soir.

Mercredi, après un peu de tourisme sur Trafalgar Square et quelques achats conséquents dans les boutiques de Regent Street, nous n’avons même pas pris la peine d’aller faire un saut à Covent Garden, sachant qu’une telle visite serait fatale à notre budget. Par contre, nous avons pris la peine de réserver une table pour dîner chez Veeraswamy, connu pour être le plus ancien restaurant indien de Londres. Même si l’addition fut salée, cela valait largement la peine : ce fut largement le meilleur dîner indien de ma vie. A faire absolument si vous aimez la cuisine indienne !

Jeudi, le retour à la maison s’est bien passé, malgré une correspondance périlleuse à Lille : notre Eurostar avait une demie-heure de retard et nous avons été contraints de courir un peu entre Lille Europe et Lille Flandres pour attraper le TGV qui nous a ramené à Paris. Malgré la neige, le voyage – à l’aller comme au retour – s’est bien passé. Par rapport à la galère connue par certains, nous n’avons pas à nous plaindre !

Nous ne sommes partis que quelques jours, même pas une semaine, mais j’ai l’impression d’être parti bien plus longtemps et d’avoir totalement déconnecté de ma boulot. C’est parfait, avant de reprendre le travail lundi pour quelques semaines qui s’annoncent très chaudes ! J’ai refait le plein de bonne humeur pour pas mal de temps, profitons-en !

PS : merci à Choubidou pour les photos ! :-)

Ego Trip

Les cicatrices des opérations

Grâce à ce billet de Matoo, j’ai découvert UnTitre, un générateur de titres de roman. L’idée est originale et sympathique : vous saisissez votre nom et le générateur vous propose la couverture de votre prochain roman, avec un titre et une illustration.

J’ai joué un peu avec, j’ai généré trois ou quatre couvertures jusqu’à ce que je tombe sur celle-ci :

Les cicatrices des opérations

Le hasard fait bien les choses, parfois. Un peu cruel, mais juste.

Ego Trip

Je voudrais être quelqu’un d’autre

Je voudrais être quelqu’un d’autre.

En disant cela tout à l’heure, Choubidou ne pouvait pas deviner que j’étais dans le même état d’esprit, que j’aurais pu dire la même chose, mot pour mot. Du coup, cette simple phrase m’a plongé dans un abîme de tristesse, j’ai été submergé par une vague de désespoir comme je n’en avais plus connu depuis quelques semaines. Parce que moi aussi, je voudrais parfois être quelqu’un d’autre.

Je voudrais être capable de parler à celles et ceux que je viens tout juste de rencontrer, ne plus être inhibé lors des premières rencontres, trouver facilement des sujets de conversation et ne pas ressentir cette barrière face aux inconnus. J’aimerais ne pas m’enfermer dans ma coquille quand je me retrouve au restaurant dans un groupe où je ne connais pas tout le monde. Je voudrais être à l’aise plus rapidement et que ma réserve ne soit pas interprétée comme de la froideur alors que c’est tout le contraire.

Je voudrais être capable d’attirer les regards autrement que par la particularité de mon bras droit. J’aimerais, un jour, croiser un regard où je ne lirais pas – à tort ou à raison – de la curiosité, de la pitié ou du dégoût. Je voudrais, parfois, passer inaperçu dans la foule, là où tant se battent pour être remarqués. Moi, j’aimerais juste ne pas être si reconnaissable au premier coup d’oeil. Devenir l’homme invisible, ou être visible pour d’autres raisons.

Je voudrais être moins sensible, moins émotif. Ne plus pleurer bêtement dès qu’une émotion devient trop forte, ne plus passer du rire aux larmes en l’espace de quelques secondes. J’aimerais apprendre à mieux contrôler mes émotions, à gérer mon stress. Je voudrais être moins angoissé face à l’inconnu, ne plus considérer chaque pas en avant comme un saut dans le vide. J’aimerais avancer naturellement, sans me poser de question, sans me remettre en cause en permanence.

Je voudrais être quelqu’un d’autre. Moins timide. Moins angoissé. Comme les autres.

Ego Trip

Souffler un peu

Pour la première fois depuis lundi, j’ai enfin un peu de temps pour souffler un peu. Je vais en profiter pour vous raconter cette semaine bien remplie, puisque les premiers résultats du sondage que j’ai ouvert au début du mois m’indiquent que ma vie quotidienne vous intéresse.

Professionnellement, cette semaine était importante puisque j’ai commencé à intervenir sur mon nouveau projet. Après plusieurs mois sur une mission sur laquelle je n’ai jamais réussi à trouver mes marques et qui minait complètement mon moral et ma santé, le temps du changement était enfin arrivé. J’appréhendais un peu, parce que comme d’habitude la nouveauté me fait peur, mais aussi parce que je craignais de découvrir que ce n’était pas juste ma mission précédente qui me posait problème, mais mon métier en général.

Après cette première semaine, je n’ai pas encore de réponse définitive mais je peux déjà dire que je me sens plus à l’aise, presque libéré d’un poids. Je sens que cette mission est plus dans mes cordes : c’est un projet difficile, avec un fort enjeu, un planning plus qu’ambitieux, et des journées qui s’annoncent longues et bien remplies, mais bizarrement je m’y sens moins perdu, cela ressemble plus à ce que j’ai l’habitude de faire. Sans oublier le cadre agréable (au pied du Parc André Citroën, dans le XVème : ma première mission dans Paris intra-muros en dix ans de carrière, champagne !) et l’équipe, sympathique et regroupée au même endroit : quel plaisir, après plusieurs années sur des projets avec des équipes découpées et partiellement délocalisées !

Cette semaine et la prochaine, je partage encore mon temps entre mon ancien projet et le nouveau. Mes managers m’avaient proposé de commencer directement à temps plein sur mon nouveau projet mais je ne voulais pas quitter l’ancien comme ça, du jour au lendemain ; même si je n’ai aimé cette mission, je me serais senti trop coupable de partir « comme un voleur ». Je dois dire que ma hiérarchie a été exemplaire dans cette histoire, à l’écoute et compréhensive face à ma situation. J’ai aussi apprécié que ma nouvelle directrice de projet me demande innocemment vendredi soir ce que je pensais de ma première semaine sur le projet. C’est agréable de sentir qu’il y a encore un peu d’humain dans cette boîte qui a beaucoup changé en quelques années.

Vendredi soir, j’ai donc terminé ma semaine de travail sur les rotules, fatigué mais remotivé. Sans repasser par chez moi, j’ai retrouvé directement Choubidou et une amie-collègue à La Défense pour prendre un verre puis filer chez cette amie pour fêter le douzième anniversaire de son fils. Au programme : pizzeria avec une petite vingtaine de personnes puis retour chez la vedette de la soirée et sa mère pour la distribution des cadeaux et le gâteau. Je n’ai plus l’habitude d’être entouré d’autant d’enfants et j’ai mis un peu de temps à m’habituer au niveau sonore qu’ils provoquent mais j’ai passé une très bonne soirée et je me suis bien amusé alors que je connaissais moins de la moitié des invités.

Le lendemain, après une courte nuit, départ direct en voiture pour le dernier cadeau d’anniversaire surprise : une journée au parc animalier de Thoiry avec Choubidou, notre amie, son fils et le meilleur ami de celui-ci, et enfin une autre collègue de Choubidou. Nous avions inventé un faux barbecue à Dreux chez les parents de cette collègue pour faire la surprise aux deux gamins. Ils n’y ont vu que du feu et la surprise fut totale à notre arrivée à Thoiry.

Thoiry

La visite elle-même s’est très bien passée. Sur les conseils d’un autre collègue de Choubidou, nous avons fait le choix inverse de la plupart des visiteurs : nous avons commencé par le parc à pied le matin puis finir la journée avec le parcours en voiture. C’était un choix très judicieux, puisque nous avons pu visiter le parc tranquillement le matin et profiter du tunnel des lions pour nous tous seuls. Nous avons déjeuné dans le décevant self du parc avant de poursuivre la visite du parc à pied avec l’impressionnant goûter des lions malgré la chaleur de plomb sous le tunnel de verre puis un dernier tour du côté des singes, des lémuriens et surtout des félins (guépards, panthères, et tigres).

Après tout ça, il était déjà quatre heures passées et nous avons fait une petite pause rafraîchissante avant de rejoindre notre véhicule pour le parcours en voiture, la principale attraction du parc. Nous avons là encore passé un très bon moment : le parcours est relativement court (trois quarts d’heure pour nous) mais donne l’occasion de voir de près des animaux impressionnants qui font le bonheur des enfants – et des plus grands. C’est vraiment sympathique de voir des girafes juste au bord de la route ou de voir un zèbre s’approcher de la voiture et de le prendre en photo presque à bout portant.

Le soir, après avoir ramené les enfants, nous sommes partis dans le Marais pour un verre en terrasse puis un sympathique restaurant japonais. J’étais tellement fatigué que j’ai préféré rentrer directement après le dîner plutôt que de poursuivre la soirée dans un autre bar puis au Tango. Ce sera pour une prochaine fois !

Le début du week-end a été bien rempli et très agréable, ce dimanche est dédié au repos et à la détente : promenade tranquille, DVD, et blog ;-) Demain, lundi de Pentecôte, j’ai la chance de ne pas travailler, contrairement à Choubidou. Je ne sais pas trop comment je vais occuper la journée, mais je vais bien trouver d’ici là !

Ego Trip

Strasbourg, mai 2010

Toutes les bonnes choses ayant un fin, je suis de retour à Paris après un court séjour à Strasbourg. Si le compte est bon, c’était mon quatrième séjour dans cette belle cité alsacienne. Comme je le disais dans mon billet de mardi, Choubidou et moi y avons des souvenirs forts – plus ou moins heureux, mais forts. Pour nous, ce séjour était en quelque sorte une tentative de redécouverte et de réconciliation avec Strasbourg. Je dois dire que de mon point de vue, c’est réussi.

Tout a commencé tranquillement mardi en milieu de matinée par un départ en TGV de la Gare de l’Est, théâtre pour moi de nombreux départs en Lorraine pour le boulot ces 3 dernières années et que je retrouvais comme touriste pour la première fois depuis longtemps. Le voyage en train s’est déroulé sans encombre ; c’est, il faut le signaler, un vrai plaisir de faire Paris-Strasbourg en moins de deux heures et demie grâce au TGV Est. Une fois arrivés à Strasbourg, nous sommes passés à notre hôtel pour déposer nos bagages et nous sommes repartis très vite : il était déjà treize heures et nos estomacs criaient famine !

Notre premier repas sur place est à placer sous la signe de la loose : à force de tourner partout en ville pour trouver un endroit sympa pour déjeuner léger, nous avons fini au McDo … Et pour couronner le tout, nous n’avons même pas eu le bon goût de choisir celui qui fut le premier McDo ouvert en France, mais un pauvre McDo excentré à l’autre bout de la ville !

Bref, oublions ce triste épisode et poursuivons le récit de ces quelques jours en Alsace. Pour notre premier après-midi sur place, comme il semblait faire à peu près beau et que les prévisions météorologiques n’étaient pas forcément très optimistes pour la suite de la semaine, nous avons choisi d’aller nous promener dans un parc. Direction le Parc de la Citadelle, plus calme et plus « sauvage » que le très joli Parc de l’Orangerie que nous avions beaucoup fréquenté lors de nos précédents séjours. Malheureusement, loose un jour, loose toujours, la pluie s’est invitée et nous n’avons pas pu profiter de ce parc aussi longtemps que nous l’aurions voulu. Retour sous parapluie à l’hôtel pour se reposer un peu avant d’aller profiter (enfin !) d’un repas digne de ce nom – et de la réputation de la région.

Pour ce premier dîner, nous avions opté pour la fameuse Maison Kammerzell, un restaurant incontournable de la ville avec vue sur la cathédrale. Au menu : volaille fermière façon coq au Riesling accompagnée de succulents spaetzles pour moi ; choucroute aux trois poissons pour Choubidou. Pour le dessert, nous avons un peu abusé : après avoir respectivement dégusté un pain perdu accompagnée d’une mousse au chocolat, d’abricots et d’un sorbet abricot et un cheese-cake aux myrtilles, nous avons partagé un excellent mille-feuilles vanille et fraise. Après ce très bon repas et une indispensable promenade digestive, il était temps de rentrer à l’hôtel.

Mercredi matin, nous avons fait un peu de shopping. J’ai cette habitude de refaire ma garde-robe quand je suis en vacances. C’est dans ces moments que j’ai l’esprit libéré et suffisamment de motivation pour affronter les magasins et les vendeurs/vendeuses plus ou moins aimables. J’ai bien, aussi, reprendre le travail avec une tenue totalement nouvelle, ça me donne l’impression de prendre un nouveau départ. Oui, je suis un peu bête parfois … Bref, j’ai donc acheté quelques vêtements que je porterai avec plaisir quand le soleil sera de retour. Le midi, nous étions une fois de plus décidés à prendre un déjeuner léger. Nous nous sommes installés chez Paul dans l’espoir de déguster une salade mais après 20 minutes d’attente et après avoir vu notre serveuse prendre la commande d’un couple tout juste arrivé, nous sommes repartis bredouille, et bien énervés … Comme la colère donne faim, notre volonté de manger léger s’est transformée en désir d’aller au Pigeon, notre restaurant préféré à Strasbourg. Avec le recul, on peut dire que c’était un meilleur choix que chez Paul, sauf pour notre ligne évidemment. J’y ai dégusté, dans l’ordre, une salade strasbourgeoise (salade, oeuf, cervelas, emmental), des quenelles de foie poilées accompagnées de pommes sautées, et un savarin au rhum. Du classique, mais délicieux ! Quant à Choubidou, il a tellement apprécié le baeckeoffe qu’il a oublié ce qu’il avait mangé en entrée et en dessert :-)

Ah, j’ai failli oublier ! Comment parler du Pigeon sans évoquer ce magnifique poème affiché dans les toilettes de l’établissement. Charmant, n’est-ce pas ?

Aux chiottes

Mercredi matin, après avoir fait encore quelques achats vestimentaires, nous avons visité le Musée Historique de la Ville de Strasbourg. Ce fut une très bonne surprise : le sujet (l’Histoire de Strasbourg) est passionnant et le parcours est très bien construit, avec un audio-guide automatique à la fois pratique et intéressant. Parmi toutes les pièces présentées, je retiens les casques médiévaux (qu’il est possible d’essayer) mais surtout le splendide plan-relief de Strasbourg , qui date de 1725 et occupe plus de 75 mètres-carrés : phénoménal et magnifique, d’autant qu’il est superbement mis en valeur dans la salle d’exposition et présenté par un film court mais passionnant. Seul bémol concernant ce musée : l’audio-guide s’arrête après l’ère napoléonienne ; la seconde partie, qui parlera de l’Histoire de Strasbourg au XIXème siècle et au XXème siècle s’annonce passionnante (avec la guerre de 1870, les Première et Seconde Guerre Mondiales) mais ne sera ouverte qu’en 2012. Ce sera l’occasion de revenir visiter ce musée !

Après une journée si bien remplie et après un petit détour par la Petite France pour acheter quelques paquets de pain d’épices dans notre boutique préférée, il fallait un bon dîner costaud pour se remettre. Ce fut au Dauphin, en face de la Maison Kammerzell : bouchées à la reine et une mousse aux deux chocolats pour moi, choucroute pour Monsieur ; un dîner honnête à un prix raisonnable, un bon moment dans une salle calme : idéal pour finir la journée.

Jeudi, nous avions prévu de visiter Colmar. La pluie, qui faisait son grand retour, ne nous a pas arrêtés. Nous arrivés pour l’heure du déjeuner et avons consulté les cartes d’une bonne dizaine de brasseries sans intérêt avant de jeter notre dévolu sur la Brasserie des Tanneurs, un peu cachée au fond d’une place. C’est sans doute LA bonne surprise de ce séjour, et peut-être notre meilleur repas du séjour. J’ai bien aimé le gratin alsacien (pommes de terres, saucisse, fromage), Choubidou a adoré le jambonneau, mais nous avons surtout craqué pour la tarte flambée sucrée aux pommes et à la canelle : c’est sans doute l’un des meilleurs desserts que j’ai eu l’occasion de déguster !

L’après-midi était consacré à la visite du Musée du Jouet. Il faut bien le dire, ce fut une déception. Certes, le prix de l’entrée est raisonnable (4,5 euros) mais le musée est minuscule et la collection ne casse pas trois pattes à un canard. Seul quelques oursons Steiff et le circuit de train méritaient le coup d’oeil. Evidemment, comme il pleuvait encore sans discontinuer, nous n’avons même pas pu profiter de l’après-midi pour admirer le centre historique de Colmar. Nous sommes donc rentrés à Strasbourg, un peu déçus par cette journée à Colmar. Je passe sous silence le décevant restaurant d’hier soir, choisi par défaut après avoir essuyé un refus chez Petit Ours, où toutes les tables étaient déjà réservées. A la déception s’ajoutait la fatigue, qui nous a contraint à décliner la sympathique invitation de Kitt qui nous avait proposé de nous emmener en boîte en Allemagne. Ce n’est que partie remise !

Ce matin, après un dernier tour dans la ville pour acheter quelques bouquins dans une librairie, le temps était venu de partir vers la gare. En chemin, nous avons l’équipe nationale suédois de rugby féminin (sic !). Quelques heures plus tard, je suis de retour à Paris, chez moi, en train de raconter tant bien que mal ces quelques jours dans cette ville que j’apprécie toujours autant.

Prochaine étape : la pesée, demain matin, dont le résultat s’annonce terrible …