Cinéma, TV & DVD

Battlestar Galactica, 1×01 – 1×08

J’essaye de rattraper mon retard, il y a huit épisodes de la première saison de Battlestar Galactica dont je dois vous parler …

1×01 – « 33 » : Après un pilote exceptionnel, la série reprend avec un premier épisode au rythme intense. Les Cylons attaquent toutes les 33 minutes, le compte-à-rebours entre chaque assaut rythme la vie de la flotte, épuisée et au bord de la crise de nerfs. Un excellent épisode.

1×02 – « Water » : Une explosion cause une pénurie d’eau et la flotte doit chercher une nouvelle source d’approvisionnement. Assez moyen, en-deça de la moyenne en tout cas.

1×03 – « Bastille Day » : Pour extraire l’eau découverte par la flotte dans l’épisode précédent, la présidente Roslin propose aux prisonniers d’un vaisseau carcéral d’échanger leur liberté contre un travail d’intérêt général. Mais rien ne se passe comme prévu, quand on découvre que parmi les prisonniers se trouve Tom Zarek, un opposant au gouvernement colonial considéré par beaucoup comme un dangeureux terroriste.

1×04 – « Act of Contrition (1) » : Première partie d’un épisode double. Starbuck doit affronter son sentiment de culpabilité dans la mort de Zak Adama quand le commandant lui confie la tâche de former une nouvelle équipe de pilotes.

1×05 – « You Can’t Go Home Again (2) » : Starbuck est portée disparue. Le commandant Adama et son fils Lee mettent tout en oeuvre pour la retrouver vivante, au détriment de la sécurité de la flotte. C’est un épisode splendide dans lequel Adama semble presque sympathique et humain.

1×06 – « Litmus » : Encore un épisode de très bonne qualité avec la mise en place d’un tribunal indépendant suite à un attentat suicide perpétré par un Cylon infiltré dans la flotte. Quelques réflexions intéressantes sur la justice, et un échange écairé entre le commandant Adama et la présidente Roslin sur la séparation entre police et armée.

1×07 – « Six Degrees of Separation » : Un épisode étrange mais intéressant centré sur le docteur Gaïus Baltar, accusé de trahison par un femme ayant l’apparence de Numéro Six. Evidemment, il faut apprécier le personnage interprété par James Callis …

1×08 – « Flesh and Bone » : On continue une très bonne série avec cet épisode dans lequel Starbuck est confrontée à un Cylon pour un interrogatoire où les rôles sont parfois bien flous. Sans doute l’épisode le plus troublant du début de saison.

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Battlestar Galactica, Pilote

Battlestar Galactica a d’abord été une série de science-fiction TV diffusée en 1978 par la chaîne américaine ABC. La série dont je vais vous parler en est le remake, dont le pilote a été diffusé en décembre 2003 par Sci-Fi Channel, et dont la diffusion hebdomadaire a débuté fin 2004 sur Sky One au Royaume-Uni et en janvier 2005 sur Sci-Fi aux Etats-Unis.

La série originale de 1978 relatait la première guerre entre l’humanité et les Cylons, des robots qui se rebellent contre leurs créateurs. La nouvelle série débute quarante ans après l’armistice qui avait mis fin au conflit.

Le pilote s’ouvre par ce texte, qui résume bien la situation :

The Cylons were created by Man.
They were created to make life easier on the Twelve Colonies.
And then the day came when the Cylons decided to kill their masters.
After a long and bloody struggle, an armistice was declared.
The Cylons left for another world to call their own.
A remote space station was built …
… where Cylon and Human could meet and maintain diplomatic relations.
Every year, the Colonials send an officer.
The Cylons send no one.
No one has seen or heard from the Cylons in over forty years.

Au début du pilote, les Cylons reviennent après quarante ans de silence et attaquent par surprise la station spatiale construite pour maintenir, en vain, des relations diplomatiques. Au même moment, le Battlestar Galactica, un vaisseau qui a combattu pendant la première guerre, s’apprête à être transformé en musée. Tout est bouleversé quand les Douze Colonies subissent une attaque nucléaire qui anéantit presque toute l’humanité. Seuls 50 000 humains survivent à l’attaque, dispersés dans la galaxie. Je n’en dirai pas plus ici, mais les bases d’un récit haletant sont là.

Le pilote présente évidemment les personnages principaux qu’on retrouve ensuie dans la série :

– William Adama (interprété par Edward James Olmos), commandant du Battlestar Galactica

– Laura Roslin (Mary McDonnel), secrétaire à l’Education dans le gouvernement colonial et nouvelle Présidente des Douze Colonies après la mort du Président et des 42 ministres qui la précèdent dans la ligne de succession

– Lee Adama, dit Appolo (interprété par le très charmant Jamie Bamber), pilote et fils du commandant Adama avec lequel il est en froid depuis la mort de son frère Zak, dont il rend son père responsable

– Kara Thrace, dite Starbuck (Katee Sackhoff) une tête brûlée qui a des difficultés avec la hiérarchie, mais aussi un pilote hors pair

– Gaïus Baltar (James Callis), un célèbre scientifique, spécialiste de la technologie cylon, et responsable de l’attaque des Cylons puisqu’il leur a ouvert involontairement l’accès aux systèmes de défense des Douze Colonies

– Numéro Six (Tricia Helfer), une Cylon à l’apparence humaine, maîtresse du Docteur Baltar qu’elle a séduit pour inflitrer la Défense coloniale et permettre l’attaque massive des Cylons

– Sharon Valeri (Grace Park), une pilote sur le Galactica qui réserve quelques surprises

Les personnes secondaires sont également intéressants : le colonel Tigh (officier en second du Galactica, alcoolique et ennemi intime de Starbuck), Tyrol (chef-mécanicien du Galactica), Cally (une mécanicienne qui ne paye pas de mine), Helo (le co-pilote de Sharon), etc.

La grande force de ce pilote, puis de la série, c’est la maturité du récit, qui aborde habilement des sujets forts. La fuite d’une civilisation à l’agonie, en quête de survie après une attaque dévastatrice, donne évidemment lieu à des luttes de pouvoir et à des questions éthiques rarement abordées avec autant de brio dans d’autres séries. Certaines scènes du pilote relèvent tout simplement du génie.

Ce pilote n’est qu’un avant-goût de la série, dont j’ai déjà vu deux des trois saisons. Pour moi, Battlestar Galactica est à ce jour la meilleure série de science-fiction des années 2000, comme Babylon 5 fut (toujours à mon goût) celle des années 90.