Livres & Romans

Transurfing, 1. L’espace des variantes

L’espace des variantes est le premier volume d’une série de livres présentant Transurfing, un modèle de développement personnel assez atypique proposé par le russe Vadim Zeland.

J’ai découvert ce livre sur les conseils d’un « twitteur » que j’aime bien suivre notamment parce qu’il tweete souvent des choses intelligentes. J’ai donc suivi son conseil même si la présentation du livre par l’éditeur avait en théorie tout pour me faire fuir :

Transurfing, c’est une technique révolutionnaire de développement personnel mise au point par le physicien Vadim Zeland. La première fois que cette idée lui est apparue, c’est au cours d’un rêve ordinaire. Depuis, sous l’effet d’une fulgurance, l’auteur a écrit ce livre qui a transformé la vie de millions de personnes dans le monde.

Transurfing, terme proposé par l’auteur, nous apprend que nous pouvons créer nous-mêmes la réalité que nous souhaitons et que nous aimons. Pour cela, il suffit d’appliquer une technique simple et rigoureusement scientifique, fondée sur les lois de la physique quantique. Cette méthode, qui réunit nos aspirations à la fois matérielles et spirituelles, vise à transformer nos vies et à nous faire gagner !

Transurfing est un livre dont on ne cessera de parler. Ses bases scientifiques ont rallié les plus sceptiques, tandis que son approche spirituelle entre en résonance avec tous ceux qui aspirent à l’Eveil. Il jette un regard neuf sur notre condition d’humains et nous invite à toujours plus de liberté.

Cette présentation ainsi que le sous-titre du livre (« Modèle quantique de développement personnel) sont symptomatiques d’un aspect du livre : son habillage scientifique ou pseudo-scientifique (je suis totalement incompétent pour en juger). Avec un style parfois emphatique et des concepts semble-t-il inspirés de la physique quantique, la première impression peut dérouter ou faire fuir.

L’auteur développe une théorie autour de variantes, de balanciers, de potentiels d’énergie mentale en excès, qui ne sont pas forcément simples mais dont la compréhension parfaite ne m’a pas semblé essentielle pour profiter des enseignements contenus dans le livre.

Derrière ce vocabulaire parfois abscons, l’auteur nous parle de confiance en soi, de complexes d’infériorité, supériorité, de culpabilité, de dépendance, d’équilibre, de l’importance que l’on accorde à ce qui nous entoure, à ce qui nous arrive, et à soi-même, et des choix que l’on fait dans notre vie, et finalement – et surtout – de lâcher prise.

Plusieurs réflexions faites par l’auteur m’ont semblé être du bon sens, comme si elles confirmaient quelque chose que je savais instinctivement mais sans pour autant les appliquer dans ma vie de tous les jours.

Par contre j’ai perçu une tendance à glorifier l’individualisme et l’indifférence à ce qui nous entoure, deux idées auxquelles j’ai du mal à adhérer tant elles sont contraires à mes valeurs. Ce n’est peut-être qu’un a priori erroné de ma part, mais cela m’a empêché d’être totalement convaincu par les propos de l’auteur.

En ajoutant à ce ressenti le côté peu orthodoxe de la démarche, j’avais toujours une petite voix qui me rendait méfiant. Une question de lâcher prise, peut-être ? :-)

Après avoir terminé le premier tome, je suis assez mitigé. Certains aspects m’ont bien plu, comme le message fort de se faire confiance, d’accepter ses qualités et ses défauts sans lutter en permanence contre ce que l’on est, et d’oser s’écouter pour faire ses choix. D’autres m’ont dérangé, que ce soit l’emballage scientifico-mystique ou les nombreuses fautes d’orthographe, que j’ai du mal à pardonner et qui sèment le doute sur le sérieux de l’éditeur et donc du livre.

Au final j’ai été suffisamment intéressé et intrigué pour avoir envie de poursuivre ma découverte avec le deuxième tome, que je lirai probablement prochainement. Je me dis qu’au pire ça ne me fera pas de mal !


Transurfing, 1. L’espace des variantes, Vadim Zeland

Note : ★★★☆☆

Cinéma, TV & DVD

Mr. Nobody

Mr. Nobody
Mr. Nobody

Mr Nobody est un long-métrage du réalisateur belge Jaco van Dormael, principalement connu pour son film Le huitième jour avec Daniel Auteuil et Daniel Duquenne en 1996. A l’affiche de celui-ci, on trouve notamment Jared Leto (My so-called Life, Fight Club, Requiem for a Dream) dans le rôle-titre, Sarah Polley, Diane Kruger, et Linh-Dan Pham, Rhys Jeans, Natasha Little, Toby Regbo et Juno Temple.

Un enfant sur le quai d’une gare. Le train va partir. Doit-il monter avec sa mère ou rester avec son père ? Une multitude de vies possibles découlent de ce choix. Tant qu’il n’a pas choisi, tout reste possible. Toutes les vies méritent d’être vécues.

En 2092, Nemo Nomody a 118 ans et est le doyen de l’humanité et le dernier humain mortel encore en vie, ses congénères étant tous acquis la capacité à déjouer les effets de la vieillesse grâce aux progrès de la science. A l’âge de neuf ans, lors de la séparation de ses parents, il a été confronté au choix terrible du parent avec lequel il voulait vivre. A partir de cette situation cruelle, nous voyons défiler les différents avenirs possibles et donc les vies qui s’offrent à Nemo. Je dois dire que j’ai été séduit par le début du film, mais cela n’a malheureusement pas duré …

Le film nous présente ainsi l’évolution de la vie de Nemo selon plusieurs scénarios, en fonction du choix fondateur (suit-il sa mère ou reste-t-il avec son père ?), de ses choix futurs et du hasard. Nous avons droit à une énième dissertation sur l’effet-papillon, où comment un chômeur brésilien (licensié parce que Nemo lui-même préfère acheter des jeans bon marché) fait cuire un oeuf et provoque par une réaction en chaîne une averse qui efface le numéro de téléphone que Nemo vient d’obtenir d’Anna, la femme dont il est amoureux depuis l’adolescence. Voilà pour situer le niveau du scénario. Il faut ajouter à cela des répliques tout droits sortis d’un soap-opera, une voix-off tout juste capable de clamer de grandes phrases ridicules, et des scènes spectaculaires pour faire plaisir au réalisateur et aux amateurs d’effets spéciaux.

J’ai rarement été aussi déçu par un film. L’idée de départ me paraissait prometteuse mais le film n’est tout simplement pas à la hauteur. Il est très long, mais surtout ennuyeux et rempli de poncifs ; je n’ai pas trouvé de fil conducteur, les scènes s’enchaînant sans logique apparente. Je me suis ennuyé et j’ai parfois laissé échapper quelques rires nerveux devant certaines scènes ou répliques ridicules. A part le début, qui m’a plu, le seul moment à sauver serait l’explication donnée par le vieux Nemo vers la fin, explication aussitôt effacée par un énième et dernier effet narratif sans intérêt. Il me semble que les avis à la sortie du cinéma étaient partagés, tout comme les critiques dans la presse ou par les spectateurs sur les sites spécialisés : certains ont adoré, d’autres se sont terriblement ennuyés. Je fais partie de ces derniers.


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