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Mr. Nobody

Mr. Nobody
Mr. Nobody

Mr Nobody est un long-métrage du réalisateur belge Jaco van Dormael, principalement connu pour son film Le huitième jour avec Daniel Auteuil et Daniel Duquenne en 1996. A l’affiche de celui-ci, on trouve notamment Jared Leto (My so-called Life, Fight Club, Requiem for a Dream) dans le rôle-titre, Sarah Polley, Diane Kruger, et Linh-Dan Pham, Rhys Jeans, Natasha Little, Toby Regbo et Juno Temple.

Un enfant sur le quai d’une gare. Le train va partir. Doit-il monter avec sa mère ou rester avec son père ? Une multitude de vies possibles découlent de ce choix. Tant qu’il n’a pas choisi, tout reste possible. Toutes les vies méritent d’être vécues.

En 2092, Nemo Nomody a 118 ans et est le doyen de l’humanité et le dernier humain mortel encore en vie, ses congénères étant tous acquis la capacité à déjouer les effets de la vieillesse grâce aux progrès de la science. A l’âge de neuf ans, lors de la séparation de ses parents, il a été confronté au choix terrible du parent avec lequel il voulait vivre. A partir de cette situation cruelle, nous voyons défiler les différents avenirs possibles et donc les vies qui s’offrent à Nemo. Je dois dire que j’ai été séduit par le début du film, mais cela n’a malheureusement pas duré …

Le film nous présente ainsi l’évolution de la vie de Nemo selon plusieurs scénarios, en fonction du choix fondateur (suit-il sa mère ou reste-t-il avec son père ?), de ses choix futurs et du hasard. Nous avons droit à une énième dissertation sur l’effet-papillon, où comment un chômeur brésilien (licensié parce que Nemo lui-même préfère acheter des jeans bon marché) fait cuire un oeuf et provoque par une réaction en chaîne une averse qui efface le numéro de téléphone que Nemo vient d’obtenir d’Anna, la femme dont il est amoureux depuis l’adolescence. Voilà pour situer le niveau du scénario. Il faut ajouter à cela des répliques tout droits sortis d’un soap-opera, une voix-off tout juste capable de clamer de grandes phrases ridicules, et des scènes spectaculaires pour faire plaisir au réalisateur et aux amateurs d’effets spéciaux.

J’ai rarement été aussi déçu par un film. L’idée de départ me paraissait prometteuse mais le film n’est tout simplement pas à la hauteur. Il est très long, mais surtout ennuyeux et rempli de poncifs ; je n’ai pas trouvé de fil conducteur, les scènes s’enchaînant sans logique apparente. Je me suis ennuyé et j’ai parfois laissé échapper quelques rires nerveux devant certaines scènes ou répliques ridicules. A part le début, qui m’a plu, le seul moment à sauver serait l’explication donnée par le vieux Nemo vers la fin, explication aussitôt effacée par un énième et dernier effet narratif sans intérêt. Il me semble que les avis à la sortie du cinéma étaient partagés, tout comme les critiques dans la presse ou par les spectateurs sur les sites spécialisés : certains ont adoré, d’autres se sont terriblement ennuyés. Je fais partie de ces derniers.


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