Livres & Romans

Napoléon en Amérique

Après avoir beaucoup aimé La Pierre de la Victoire de Sébastien Capelle, j’ai enchainé avec son autre roman uchronique : Napoléon en Amérique.

Napoléon et son épopée à la conquête de l’Europe font partie des classiques de l’uchronie, pas très loin derrière l’uchronie sans doute la plus utilisée : et si les nazis avaient gagné la guerre ?

Toutefois, dans ce roman, l’idée de départ est un peu plus originale : l’auteur déplace Napoléon Bonaparte sur le continent américain. En 1795, l’officier corse – pas encore général – se rend à Louisiane où il va contribuer à libérer la ville du joug espagnol. Gagnant en popularité auprès de la population et des notables de la ville, il va progressivement unifier les états du sud de la côte atlantique américaine, en les aidant à ses défendre contre les puissances coloniales, la France et l’Espagne. Ensuite, l’unification avec les Etats-Unis d’Amérique sera à l’ordre du jour.

Sébastien Capelle nous propose de suivre cette épopée napoléonienne pas comme les autres sous la forme d’un roman épistolaire. Nous découvrons ainsi les échanges entre plusieurs personnages récurrentes : Napoléon lui-même ; Emilie, sa première épouse, fille d’un notable de la Nouvelle-Orléans et engagée dans la lutte pour l’abolition de l’esclavage et pour les droits des femmes ; Joseph, le frère aîné de Napoléon, et d’autres personnages qui croisent la route de Bonaparte sur le continent américain.

J’ai beaucoup aimé la première moitié du livre : j’ai trouvé que l’idée de départ était plutôt originale, et les échanges épistolaires donnent du rythme au récit et permettent de le suivre à travers des points de vue différents. Ensuite, j’ai trouvé que cela retombait un peu. Je ne me suis pas totalement lassé des aventures de Napoléon, mais j’ai été moins emballé.

Dans l’ensemble, c’est un roman uchronique réussi, mais qui manque de la puissance de La Pierre de la Victoire, dont la longueur – plus courte – évitait de faire retomber le rythme et l’intérêt du lecteur. Sébastien Capelle est en tout cas un auteur inventif que je risque de suivre avec intérêt à l’avenir, je me demande bien ce qu’il va bien pouvoir nous proposer dans ses prochaines créations !


Napoléon en Amérique, Sébastien Capelle

Note : ★★★☆☆

Livres & Romans

1984

Je ne pense pas avoir besoin de présenter ce roman : 1984 de George Orwell, un classique que j’ai lu tardivement.

Mon ressenti à chaud : j’ai été captivé au début, je me suis un peu ennuyé au milieu, et j’ai été fasciné à la fin. Donc si je devais faire un seul petit reproche à ce livre, c’est son manque de rythme dans un gros deuxième tiers.

Malgré ce petit défaut, je comprends pourquoi ce roman est un classique de la littérature du XXe siècle, et qu’il a largement dépassé les frontières de l’anticipation ou de la science-fiction. C’est un livre éminemment politique, d’une richesse rare et d’une férocité phénoménale.

D’autres que moi ont déjà largement analysé ce roman, je ne vais donc pas m’étendre ici sur le sujet. Un conseil, simplement : si vous ne l’avez pas déjà lu, faites-le.


1984, George Orwell

Note : ★★★★☆

Comics & BD

La Présidente, 2. Totalitaire

Après un premier volume qui m’avait beaucoup plu, j’avais hâte de découvrir la suite de la bande dessinée de politique-fiction La Présidente signée François Durpaire sur des illustrations de Farid Boudjellal. Le deuxième album, titré Totalitaire, reprend le récit après la fin du premier.

Après six mois d’exercice du pouvoir, Marine Le Pen a conduit le pays au bord du gouffre : isolée sur le plan diplomatique, théâtre de heurts toujours plus violents à l’intérieur de ses frontières et dans un contexte économique alarmant, la France est dans l’impasse. Apothéose de cette situation catastrophique, le Président de l’Assemblée Nationale Florian Philippot, a été kidnappé.

La Présidente : Totalitaire, dévoile la fuite en avant d’une Marine Le Pen acculée, débordée sur sa droite. Sous la pression du bloc identitaire, le gouvernement remanié opère un tour de vis sécuritaire effrayant. Les étrangers sont toujours plus stigmatisés, les médias d’opposition muselés, la culture reprise en main par le pouvoir. Le tournant est aussi économique : la Présidente paye la sortie de l’Euro et le protectionnisme qui avaient marqué le début de son mandat. Elle est contrainte de mener une politique d austérité.

Construite sur un aller-retour temporel entre la vie politique du quinquennat et la campagne de l’élection présidentielle de 2022, la narration réserve son lot de rebondissements et sa dose de suspens. 

Je ne vais pas revenir sur les illustrations, qui sont du même acabit que dans le premier album : sobres, pas toujours très esthétiques, mais efficaces et d’un réalisme parfois glaçant.

Le récit m’a moins plu que dans le premier volume : il m’a semblé que François Durpaire allait encore plus loin, au risque de forcer le trait par moment. Si le premier album était glaçant de réalisme, celui-ci oscille entre la mise en garde sérieuse et un excès qui peut être contre-productif. Les rebondissements de ce deuxième volume m’ont parfois semblé totalement saugrenus, peu crédibles. J’espère d’ailleurs avoir raison, car l’avenir imaginé par François Durpaire ne donne pas envie de le vivre.

J’ai globalement été un peu déçu après un premier album très réussi. Celui-ci l’est un peu moins, même si cela reste une lecture, sinon agréable car le thème est trop important pour parler de plaisir ou de confort, mais intéressant.

Il me reste maintenant à attendre que le troisième tome soit disponible à la médiathèque pour découvrir la suite (et la fin ?) de cette politique-fiction en BD.


La Présidente, 2. Totalitaire, François Durpaire (scénario) & Farid Boudjellal (illustrations)

Note : ★★★☆☆

Livres & Romans

Tango à Chiloé

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Tango à Chiloé est le premier roman d’Isabelle Getten ; j’ai eu l’occasion de lire ce roman grâce à l’éditeur Librinova, qui m’avait contacté pour me proposer de le découvrir. J’avais accepté avec plaisir car le résumé me tentait :

Le dimanche 10 mai, le Front national gagne l’élection présidentielle. César Hélios, professeur de lettres, décide de quitter la France. Il obtient un poste de professeur au lycée français de Santiago. Il s’envole pour le Chili.

Dans son nouvel établissement, il entre en conflit avec la proviseure, madame Groseille qui met en pratique avec zèle les réformes du nouveau gouvernement français et il finit par se faire renvoyer du lycée.

Il décide de visiter la Patagonie en moto et termine son périple sur l’île de Chiloé où il devra vivre tant que ce gouvernement se maintiendra au pouvoir car il est touché par une interdiction de retourner en France. Il s’installe à Pid Pid , devient professeur de français dans l’école du village. Il rencontre à ce moment-là Luce Lalumière, une Française qui s’occupe de la bibliothèque de ce même village et qui dirige en plus la chorale.

La situation politique en France fait irruption dans l’île de Chiloé et rythme la vie des personnages qui sont en relation avec famille et amis dans leur pays. On voit comment évolue la France gouvernée par « la blonde » à travers les nouvelles et les visites que reçoivent les personnages.

Ce n’est pas la première fois que la littérature fait de la politique-fiction ni qu’un auteur imagine une victoire du candidat ou de la candidate du Front National à l’élection présidentielle. Je crois me souvenir d’un livre paru en 2002 sur les 100 premiers jours de Jean-Marie Le Pen à l’Elysée, et j’avais également lu l’an dernier La nuit du second tour d’Eric Pessan.

Ici, Isabelle Getten fait le choix de centrer le récit sur des exilés qui ont décidé de quitter la France dirigée par « la blonde ». Refugiés sur une île chilienne, César et Luce assistent de loin à l’évolution de la situation de leur pays. Certains chapitres détaillent les mesures prises par le gouvernement français en matière d’éducation, de culture, de santé ou de droit de la nationalité. C’est présenté avec un humour qui m’a parfois semblé maladroit, devant la gravité des sujets abordés.

Malgré cet humour un peu too much par moment, c’est tout de même un joli roman sur l’exil et la lutte pour la liberté. Le Chili et l’Argentine sont très présents dans le récit, et j’ai trouvé très habile que l’action se situe dans ces pays qui ont vécu une dictature et dont des citoyens ont justement connu l’exil il y a plusieurs décennies, choisissant parfois la France comme refuge.


Tango à Chiloé, Isabelle Getten

Note : ★★★☆☆

Livres & Romans

La quatrième dimension

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Je poursuis mes lectures en service de presse avec La quatrième dimension, roman de l’écrivaine chilienne Nona Fernández, publié en langue espagnole en 2016 et traduit en français par Anne Plantagenet pour une publication cette année par Stock.

Le résumé m’avait attiré :

« Son visage en couverture d’un de ces magazines, et la photo barrée d’un titre en lettres blanches : j’ai torturé. »
Le 27 août 1984, Andrés Antonio Valenzuela Morales, agent du renseignement des Forces Armées Chiliennes livre à une journaliste des aveux glaçants sur l’enlèvement, la torture et l’assassinat de milliers de personnes disparues. Son témoignage marque profondément Nona Fernández, alors âgée de treize ans. Des années plus tard, au moment où le Chili prône la réconciliation nationale et le droit à l’oubli, elle décide d’écrire son histoire.

J’avais sollicité un exemplaire de ce livre sur la plateforme NetGalley.fr et l’éditeur avait répondu favorablement à ma demande. Je dois tout de même préciser que la version numérique que j’ai reçue pour Kindle n’est absolument pas mise en page : ni sauts de page, ni gestion des notes de bas de page, ce qui n’a pas rendu ma lecture très confortable.

La narratrice de ce roman enquête sur Andrés Antonio Valenzuela Morales, un ancien tortionnaire repenti au service de la dictature militaire de Pinochet au Chili. En 1984, il a livré un témoignage à un journal chilien sur les disparitions forcées des opposants au régime, avant de s’exiler en France. Dans le livre, Nona Fernández s’interroge sur les motivations de cet homme tout en nous livrant des récits de vies – et de morts – pendant la dictature chilienne.

Pourquoi écrire sur vous ? Pourquoi ressusciter une histoire vieille de plus de quarante ans ? Pourquoi parler encore de couteaux, de grils électriques et de rats ? De disparitions forcées de personnes ? D’un homme qui a participé à tout ça et qui, à un moment, a décidé qu’il n’en pouvait plus ? Comment décide-t-on qu’on n’en peut plus ? Quelle est la limite pour prendre cette décision ? Existe-t-il une limite ? Avons-nous tous la même ? Comment aurais-je réagi, moi, si à dix-huit ans, comme vous, j’avais fait mon service militaire obligatoire et si mon supérieur m’avait ordonné de surveiller un groupe de prisonniers politiques ? Aurais-je obéi ? Me serais-je enfuie ? Aurais-je compris que ce serait le début de la fin ? Qu’aurait fait mon conjoint ? Et mon père ? Que ferait mon fils dans cette situation ?

Ce n’est pas un contexte que je connais très bien, hormis quelques noms célèbres, comme Salvador Allende, le président socialiste mort lors du coup d’Etat, et évidemment le général Pinochet, dictateur sanguinaire dont nous avons suivi l’arrestation et le procès à Londres puis sa libération pour raisons de santé, avant qu’il ne se lève outrageusement de son fauteuil roulant à peine descendu de l’avion qui le ramenait au Chili. C’est toutefois un cadre et une période qui m’intéressent car ils permettent de s’interroger sur les limites de l’humain.

Le choix du sujet de ce roman n’est pas anodin : en décidant d’enquêter sur un tortionnaire repenti, Nona Fernández nous présente deux faces de la même pièce : la descente aux enfers d’un homme d’abord loyal, puis sa révolte et son exil. On s’interroge ainsi sur les choix que nous aurions pu faire en étant confronté aux mêmes situations.

Je ne veux pas que mes enfants sachent ce que j’ai été, dit-il. Je vais retourner à mon travail et payer pour ce que j’ai fait. Je me fiche s’ils me tuent.

Ce qui m’a manqué dans ce roman par contre, c’est un récit plus prenant et un style plus vif. Je ne sais pas si c’est la fatigue ou tout simplement l’ennui, mais j’ai parfois piqué du nez en lisant certaines pages, ce qui n’est pas très bon signe. J’aurais aimé être totalement passionné par ce récit, mais ce n’était pas le cas. Le sujet me parait tellement intéressant et important que j’en sors déçu, j’aurais voulu être totalement emporté.


La quatrième dimension, Nona Fernández

Note : ★★★☆☆


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Livres & Romans

Ni partir ni rester

Ni partir ni rester

Je dois d’abord préciser que ce livre m’a été envoyé « gracieusement » (en « service de presse » comme on dit dans le métier) par l’éditeur en version Kindle par l’intermédiaire de NetGalley.fr. Il s’agit d’une plateforme qui propose de mettre en relation des éditeurs et des lecteurs dits « professionnels » (libraires, bibliothécaires, journalistes, blogueurs, etc.) pour faire connaître leurs publications. L’intérêt pour un lecteur comme moi est évidemment de découvrir des livres en avant-première ou en tout cas parus récemment, et pour l’éditeur d’espérer la promotion à faible coût de ses parutions. Ceci étant dit, mon avis sur ce livre, et sur d’autres que j’aurais l’occasion de découvrir et de vous faire découvrir de la même façon, restera totalement objectif. Que cela soit dit : je ne suis nullement engagé auprès de l’éditeur ni me sens personnellement engagé à dire du bien du livre.

Ni partir ni rester est un roman de l’auteur brésilien Julián Fuks, que j’ai découvert à cette occasion. Publié en 2015 en portugais, il a remporté le prestigieux Prix Jabuti, que l’on peut présenter comme un équivalent brésilien du Prix Goncourt, couronnant les meilleures oeuvres en langue portugaise. Il a été traduit en français par Marine Duval et édité cette année par Grasset.

Il s’agit d’un livre semi-autobiographique, dans lequel le narrateur, alter-ego de l’auteur même s’il ne porte pas le même prénom, nous parle de sa famille et de son frère en particulier. Je ne pourrais pas le raconter mieux que ne le fait le résumé proposé par l’éditeur :

Sebastián est un jeune écrivain brésilien, d’origine argentine, dont le grand-frère a été adopté par ses parents avant leur départ pour le Brésil. Suite au coup d’état de 1976 ces derniers se sont engagés dans la résistance et lorsqu’on les prévient de leur arrestation est imminente, ils doivent quitter Buenos Aires de toute urgence. Avec le bébé que leur a confié une sage-femme, ils traversent donc la frontière uruguayenne avant de s’envoler pour São Paulo. C’est là que le couple dissident, à présent exilé, donnera naissance à Sebastián et à sa sœur.

Ce résumé avait attiré mon attention et attisé ma curiosité. Même si les thèmes que semblaient aborder ce livre avaient de quoi m’intéresser, on n’est jamais à l’abri d’une déception, d’une oeuvre qui passe à côté du sujet ou dont le style ne nous plait pas. Là, c’est plutôt le contraire : dès les premières lignes, j’ai été séduit par la plume de l’auteur, par son style presque poétique. Un premier exemple, tiré des premières pages :

Mais un enfant ne naît pas pour soulager. Il naît et en naissant existe d’être lui-même soulagé. Un enfant ne pleure pas pour créer chez les autres la possibilité d’un sourire. Il pleure pour qu’on le prenne dans ses bras, qu’on le protège et qu’on taise par ses caresses la vulnérabilité implacable qui le tourmente si tôt déjà.

Plus tard aussi, sur ce moment où le père prend son fils adoptif pour la première dans ses bras :

Quand il n’est plus resté une goutte de lait, quand les ongles minuscules du petit ont commencé à griffer ses doigts, quand les yeux bleus de l’un ont supplié les yeux bleus de l’autre, si semblables qu’on ne pouvait plus dire quels yeux étaient à qui, il a su enfin que cet être était intime, il a su enfin que ce fils était le sien.

Un peu plus loin, ce passage, qui me parle pour des raisons très personnelles :

Est-ce que chaque cicatrice est un signe ? Je me demande involontairement. Est-ce que toute cicatrice est un signe ? Je me demande malgré moi. Toute cicatrice est un cri, ou le souvenir d’un cri, un cri tu dans le temps ? Je l’ai vue tant de fois, je la reconnais si facilement, mais je ne sais pas ce qu’elle crie, ni ce qu’elle tait, cette cicatrice.

J’ai également envie de citer ce très bon moment sur l’exil des parents :

Buenos aires, dont nous nous sentions tous bannis tant qu’on nous empêchait d’y retourner – même si certains d’entre nous, ma soeur et moi, n’avions même pas posé les pieds sur ses trottoirs. Peut-on hériter d’un exil ? Serions-nous, nous les enfants, expatriés au même titre que nos parents ? Devrions-nous nous considérer comme des Argentins privés de notre pays, de notre patrie ? La persécution politique serait-elle aussi soumise aux règles de l’hérédité ?

Et pour finir, cette déclaration du narrateur après avoir décrit l’engagement militant de ses parents :

Jamais je ne voudrais tenir une arme dans mes mains. Le dire est déjà une action, le dire constitue déjà une histoire politique.

Je tenais à citer ces extraits du livre pour montrer à la fois le style de son auteur et la diversité des thèmes qu’il y aborde. Il nous parle tour à tour de la dictature en Argentine, des enfants enlevés à des mères jugées hostiles au régime, des grand-mères de la Place de Mai qui ont manifesté et cherché leurs petit-enfants disparus pendant plus de trente ans, de l’exil politique, de l’adoption, de la fraternité, de la maternité, de la paternité et donc de la famille en général, mais aussi du trouble mental, du sentiment d’isolement et du besoin de solitude. Cela peut sembler beaucoup pour un roman d’à peine 208 pages mais c’est fait chaque fois avec beaucoup de profondeur et de délicatesse.

La relation entre le narrateur et son frère, aîné et adopté, est au coeur du roman et si elle est évidemment loin d’être parfaite, elle est particulièrement touchante. Le narrateur, ou l’auteur, écrit sur son frère mais aussi pour son frère. C’est d’ailleurs ce frère, fictif ou réel, qui lui suggère dans une scène poignante d’écrire sur ce que c’est d’être adopté.

J’ai aussi beaucoup apprécié le travail de l’auteur de la notion d’auto-fiction, sur le travail d’écriture sur soi et sur sa propre famille. Il y a une discussion passionnante à la fin du livre entre le narrateur et ses parents auxquels il vient de faire lire son manuscrit et qui sont perplexes après l’avoir lu. Il ne se reconnaissent que partiellement dans les personnages du livre, reprochent à leur fils quelques arrangements avec la vérité, mais reconnaissent qu’il a sans doute écrit un bon roman.

A mes yeux, c’est plus qu’un « bon » roman, c’est un livre à la fois magnifique par son style et par les idées qu’il véhicule. Julián Fuks est un auteur qui a des choses à dire et qui les dit bien. C’est très clairement ma très belle surprise du printemps, si ce n’est celle de l’année, même si c’est encore un peu tôt pour le dire. J’ai en tout cas envie de me pencher sur l’oeuvre de Julián Fuks, même si je ne suis pas certain que ses livres aient déjà tous été traduits en français. La sortie de celui-ci et son éventuel succès pourraient aider à réaliser mon souhait.


Ni partir ni rester, Julián Fuks

Note : ★★★★★


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