Livres & Romans

Transurfing, 2. Le bruissement des étoiles du matin

Après un premier volume qui m’avait laissé une impression mitigée tout en attisant ma curiosité, je poursuis ma découverte du « modèle » de développement personnel Transurfing avec le deuxième volume : Le bruissement des étoiles du matin.

Le premier volet de Transurfing, « L’espace des variantes » est la matrice énergétique qui pose les fondements du modèle Transurfing, élaboré par le physicien quantique Russe, Vadim Zeland. À partir des conclusions les plus récentes de la physique quantique, la physique de tous les possibles, Transurfing nous explique comment visualiser à quel point nos pensées « inconscientes » ont un effet décisif sur notre réalité, et comment choisir librement ce que nous voulons, comme dans un gigantesque supermarché.

Ce second volet de Transurfing, « Le bruissement des étoiles du matin », nous plonge dans une dimension à la fois plus profonde et plus pragmatique, orientée vers la compréhension des liens entre nos rêves et la réalité. Vadim Zeland nous apprend à identifier et à définir notre but véritable – en accord avec notre individualité et nos aspirations profondes – ainsi que le moyen d’y accéder. À vous d’explorer en quoi Transurfing est une extraordinaire technique de création de votre propre réalité…

Je vais être honnête : c’est toujours aussi déstabilisant. Il y a des passages qui m’ont indifféré, d’autres m’ont agacé, et d’autres enfin ont totalement résonné en moi. C’est vraiment déroutant de passer d’un ressenti à un autre, quasiment d’une page à l’autre quand ce n’est pas en plein milieu d’un paragraphe.

Vadim Zeland a un défaut : il utilise toujours autant de bla-bla pseudo-scientifique pour présenter et expliquer des idées pourtant simples. Dans le même ordre d’idée, je sais bien qu’il faut répéter plusieurs fois une information pour qu’elle soit assimilée par quelqu’un, mais l’auteur abuse trop souvent de ce procédé en répétant plusieurs fois la même chose en l’exprimant différemment. A plusieurs reprises au cours de ma lecture j’avais envie de lui crier « c’est bon, j’ai compris, passe à autre chose » !

Derrière cette forme parfois agaçante et déstabilisante, il y a néanmoins des idées fortes et des concepts intéressants. Il y a des passages qui m’ont fortement interpellé et plusieurs conseils qui m’ont beaucoup parlé et que j’aimerais appliquer au quotidien. Je pense notamment à tout ce qui tourne autour de l’idée de plus écouter son ressenti et ses émotions, et donc de façon générale de plus s’écouter. Je retiens également l’idée, oserais-je dire le but, de savoir identifier son propre but, son propre moteur dans la vie, plutôt que de suivre celui imposé par des injonctions intérieures ou sociales.

Je sors donc de ce deuxième tome avec le même sentiment que pour le premier : dérouté, en partie agacé par la forme, mais intéressé – au moins en partie – par le fond. J’ai tendance à penser qu’il faut en tirer ce que l’on veut et peut en tirer. C’est en tout cas ainsi que je pense aborder le troisième volume, que je lirai prochainement, à n’en pas douter.


Transurfing, 2. Le bruissement des étoiles du matin, Vadim Zeland

Note : ★★★☆☆

Ego Trip

Je voudrais être quelqu’un d’autre

Je voudrais être quelqu’un d’autre.

En disant cela tout à l’heure, Choubidou ne pouvait pas deviner que j’étais dans le même état d’esprit, que j’aurais pu dire la même chose, mot pour mot. Du coup, cette simple phrase m’a plongé dans un abîme de tristesse, j’ai été submergé par une vague de désespoir comme je n’en avais plus connu depuis quelques semaines. Parce que moi aussi, je voudrais parfois être quelqu’un d’autre.

Je voudrais être capable de parler à celles et ceux que je viens tout juste de rencontrer, ne plus être inhibé lors des premières rencontres, trouver facilement des sujets de conversation et ne pas ressentir cette barrière face aux inconnus. J’aimerais ne pas m’enfermer dans ma coquille quand je me retrouve au restaurant dans un groupe où je ne connais pas tout le monde. Je voudrais être à l’aise plus rapidement et que ma réserve ne soit pas interprétée comme de la froideur alors que c’est tout le contraire.

Je voudrais être capable d’attirer les regards autrement que par la particularité de mon bras droit. J’aimerais, un jour, croiser un regard où je ne lirais pas – à tort ou à raison – de la curiosité, de la pitié ou du dégoût. Je voudrais, parfois, passer inaperçu dans la foule, là où tant se battent pour être remarqués. Moi, j’aimerais juste ne pas être si reconnaissable au premier coup d’oeil. Devenir l’homme invisible, ou être visible pour d’autres raisons.

Je voudrais être moins sensible, moins émotif. Ne plus pleurer bêtement dès qu’une émotion devient trop forte, ne plus passer du rire aux larmes en l’espace de quelques secondes. J’aimerais apprendre à mieux contrôler mes émotions, à gérer mon stress. Je voudrais être moins angoissé face à l’inconnu, ne plus considérer chaque pas en avant comme un saut dans le vide. J’aimerais avancer naturellement, sans me poser de question, sans me remettre en cause en permanence.

Je voudrais être quelqu’un d’autre. Moins timide. Moins angoissé. Comme les autres.

Musique

Dorothée à l’Olympia

Dorothée

Ceux qui me suivent sur Twitter ou Facebook ne peuvent pas ignorer où j’étais lundi soir : à l’Olympia, pour assister au retour sur scène de Dorothée. C’était le dernière représentation d’une série de quatre concerts étalés entre samedi soir et lundi soir. J’avais pris des places pour Choubidou et moi dès qu’elles avaient été en vente, j’avais un peu galéré sur le site de réservation pour obtenir de bonnes places mais nous avions finalement obtenu deux sièges très bien placés au neuvième rang, face à la scène.

Dans les semaines et les jours qui ont précédé le concert, j’ai évité de regarder les passages de Dorothée à la télévision, les vidéos des répétitions, d’autant que les échos n’étaient pas très positifs. Je me suis contenté d’acheter le nouvel album de Dorothée quand il est sorti sur iTunes. Il faut bien le dire, je n’étais pas emballé. La première chanson, « Dorothée », est émouvante mais les autres sont de pales copies de ses anciens tubes. Je me demandais finalement à quoi servait cet album, tout à fait dispensable à mes yeux. J’espérais surtout que les intérêts mercantiles de la maison de production n’allaient pas venir gâcher le retour de Dorothée et nos retrouvailles avec elle. J’avais peur, aussi, que le succès et le public ne soient pas au rendez-vous pour cette série de concerts.

Dimanche, les deux compères Cédric Darval de Bayen et Jonathan D ont assisté au concert de l’après-midi. Sur un quelconque site internet, j’avais lu une brève plutôt rassurante sur le concert du samedi soir : l’ambiance était incroyable, le public avait répondu présent et avait passé presque tout le concert debout en chantant avec Dorothée. J’attendais toutefois les impressions de CDdB et Jonathan D avec impatience, un peu anxieux. Le verdict fut finalement sans appel : l’ambiance était excellente, ils avaient passé un très bon moment, comme en témoignent leurs très beaux billets : Voyage en absurdie : être une fan et Dorothée en concert à l’Olympia.

Dorothée

Lundi, j’ai passé toute la journée au bureau à penser au concert. Cela m’a aidé à traverser une rude journée, à me détacher des soucis quotidiens. J’avais hâte d’être à l’Olympia où j’espérais passer une bonne, une très bonne soirée. Bizarrement, la journée est passée très vite, je suis parti du bureau un peu à la bourre, j’ai tout de même eu le temps de passer rapidement chez moi pour déposer mes affaires et grignoter un morceau avant de filer à l’Olympia avec Choubidou.

Dans la salle, alors que CDdB et Jonathan D avaient eu droit au Docteur Klein et à Christophe Rippert, nous avons dû nous contenter d’être assis juste devant Jean-Marc Morandini accompagné de son nouveau sex-toy chroniqueur. Dans un style plus sympathique, j’ai également noté la présence du toujours charmant Cyril Féraud, craquant dans son jean et son sweat à capuche. Hormis ces pseudo-célébrités, le public était assez proche de ce que j’avais imaginé : des trentenaires (ou approchant) qui venaient comme moi retrouver Dorothée après plus de 15 ans d’absence. Seule particularité : un public qui m’a semblé majoritairement gay, ce qui m’aurait sans doute surpris si CDdB ne l’avait pas déjà évoqué dans son magnifique billet (oui, la pub est gratuite aujourd’hui !).

Toute la journée, j’avais été impatient et je m’étais dit qu’il y avait une bonne chance que je sois ému par ces retrouvailles avec Dorothée. Pourtant, je n’étais pas préparé à la vague d’émotion qui m’a envahi dès le début du concert. Dès les premières notes, dès que Dorothée est apparue sur la scène, le masque est tombé et je me suis effondré en larmes, sans comprendre ce qui m’arrivait. Quelques minutes plus tard, il a suffi d’un simple couplet de Rox et Rouky pour que les larmes tombent à nouveau . Je suis resté à fleur de peau pendant tout le concert, je crois avoir pleuré à cinq ou six reprises. Mais ce sont des larmes qui font du bien.

Dorothée

Le programme musical était très bon : l’équilibre entre les grands tubes du passé et les nouvelles chansons était parfait, le concert m’a même permis d’apprécier certaines chansons du nouvel album. Pour me remettre de nos émotions, Jacky, le fidèle complice de Dorothée, l’a rejointe sur scène pour interpréter Qu’il est bête ! : un moment plein d’humour très apprécié un peu avant l’entracte.

Du début à la fin, l’ambiance était incroyable, tout le monde était debout et reprenait les paroles en tapant dans les mains et du pied. Chaque chanson était suivie d’une ovation, de « Dorothée » hurlés par 2000 personnes. J’ai assisté à pas mal de concerts dernièrement mais je n’avais jamais vu une telle ambiance. Je crois que c’est inimaginable et un peu surprenant pour quelqu’un d’extérieur. Qu’importe les grincheux et les moqueurs, tant pis si certains trouvent cela ridicule, j’ai profité à fond de ces trois heures, j’ai chanté, applaudi et tapé du pied comme jamais je ne l’avais fait dans un concert. En rentrant chez moi, je n’avais plus de voix, j’avais mal à la gorge, j’avais les mains rouges à force de les avoir frappées l’une contre l’autre, mais je ne regrettais rien. J’étais heureux, simplement heureux de ce moment passé en compagnie de Dorothée et du public.

Dorothée

Je ne sais pas comment décrire ce que j’ai ressenti exactement ni ce qui s’est passé dans cette salle. Je pense que chacun dans le public est venu pour ses propres raisons, avec sa propre motivation. Moi-même, je ne sais pas vraiment pourquoi je suis venu. Peut-être pour voir enfin Dorothée parce que je n’avais pas eu l’occasion de le faire quand j’étais petit. Je ne sais pas non expliquer l’émotion qui m’a submergé. C’était peut-être un vide dont je n’avais pas conscience mais que j’avais besoin de combler. Il y avait aussi l’émotion de Dorothée elle-même, visible sur son visage. C’étaient des retrouvailles pour elle autant que pour nous, on sentait que les années d’absence avaient été longues de part et d’autre, c’est en tout cas ainsi que j’interprète cette ambiance, cette sorte de communion entre l’artiste et son public. Se retrouver après tout ce temps, c’était beau, c’était magique.

Je pensais retomber en enfance mais j’ai vécu cette soirée avec les yeux de l’adulte que je suis devenu, avec passion et émotion mais pas sans une certaine gravité. Au fond de moi, ces retrouvailles résonnaient comme des adieux, comme de vieux amis qui se sont perdus de vue et qui se retrouvent une dernière fois avant la fin. Mais Dorothée a apaisé mes doutes avec un émouvant « A très bientôt » final accueilli avec ferveur par le public et avec soulagement pour moi. J’ai fait un sacré bout de chemin depuis le temps où je regardais Dorothée à la télévision ; j’ai grandi, ma vie a changé, ceux qui m’accompagnaient alors ne sont plus là. A l’Olympia, face à Dorothée et aux côtés de toute cette génération, j’ai mesuré tout le chemin parcouru depuis l’enfance mais j’ai aussi redécouvert avec plaisir que je n’avais pas totalement changé. Derrière l’adulte que je suis devenu et qui peut sembler froid, le petit Sébastien qui regardait Dorothée avec admiration est toujours là. Ca fait un bien fou de le savoir.

Où sont passées
Les chansons du passé
Ces refrains qui nous faisaient rêver

Où sont partis
Ces copains ces amis
Compagnons de nos tendres années

Où sont passées
Les chansons du passé
Elles sont là blotties dans nos mémoires

Pour enchanter
Pour nous faire chanter
Tous ensemble quelques refrains ce soir

Dorothée

PS : merci à Choubidou pour les photos !