Comics & BD

L’Étrange Vie de Nobody Owens

L’Étrange Vie de Nobody Owens est l’adaptation en bande dessinée, signée P. Craig Russell, du roman du même nom, ou The Graveyard Book en VO, de Neil Gaiman.

Je n’avais pas lu le roman original, j’ai donc découvert les personnages et l’univers si particulier de ce récit avec cette adaptation en BD.

C’est plutôt plaisant à lire, le récit enchaine plusieurs aventures de Bod, le fameux Nobody Owens du titre, un petit garçon recueilli par un vampire et les fantômes peuplant un cimetière après l’assassinat de sa famille par le terrifiant et mystérieux Jack.

Un bémol, tout de même : j’ai trouvé que c’était long et pas toujours passionnant, et j’ai eu du mal à voir où ces aventures successives vont nous mener. J’espérais que le deuxième et dernier volume éclairerait ma lanterne.


Le deuxième et dernier album m’a bien plu, répondant aux espoirs que j’avais après un premier album prometteur mais manquant de rythme.

Nobody Owens, dit Bod, a grandi. Désormais adolescent, il continue à vivre dans le cimetière où l’ont recueilli des fantômes et le vampire Silas, son tuteur, mais il est de plus en plus attiré par le monde extérieur, celui des vivants, mais aussi tourmenté par la quête de son identité et des raisons de l’assassinat de sa famille quand il était encore bébé.

Le récit prend de l’ampleur dans cette deuxième partie, il va à l’essentiel sans se disperser dans des récits secondaires comme le faisait un peu trop selon moi le premier album. Le rythme est meilleur, et j’ai été captivé par l’histoire presque de la première à la dernière page.

La conclusion est sans surprise mais jolie, le résultat est vraiment bon. Je ne sais pas si je lirai un jour le roman dont cette BD est adaptée, mais je reconnais le talent de Neil Gaiman pour inventer des histoires.


L’Étrange Vie de Nobody Owens, Neil Gaiman (roman) & P. Craig Russell (adaptation)

Note : ★★★★☆

Comics & BD

Je suis Legion – 3. Les trois singes

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Les trois singes est le troisième et dernier album de Je suis Légion, la série de BD scénarisée par Fabien Nury et dessinée par John Cassaday. J’avais lu hier les deux premiers volumes : Le Faune dansant et Vlad. Le premier m’avait bien plu malgré quelques défauts ; le deuxième m’a un peu moins plu, parce que les défauts du premier y étaient amplifiés.

J’ai eu le même ressenti en lisant ce troisième tome qui clôture le récit. Cela reste intéressant mais j’avais toujours un certain sentiment de confusion en avançant dans l’histoire. Je ne sais pas si c’est à cause des illustrations ou d’un manque de clarté dans le texte, mais j’ai vraiment eu du mal à distinguer certains personnages par rapport à d’autres.

Le récit se poursuit après l’assassinat, par un commando britannique assisté par une cellule de résistants roumains, de l’officier nazi en charge du programme Legion. Ce n’est pourtant que le début de l’affrontement entre deux êtres venus des siècles passés : Vlad et son frère Radu. J’ai aimé la façon dont le scénario lit cet aspect surnaturel avec l’Histoire, entre vengeances multi-séculaires, complots politiques et espionnage.

Dans l’ensemble, j’ai bien aimé cette série, même si elle m’a clairement semblé un cran en-dessous de Mort au Tsar et La mort de Staline, deux autres séries de BD scénaristes par Fabien Nury.


Je suis Legion – 3. Les trois singes, scénario : Fabien Nury, dessin : John Cassaday

Note : ★★★☆☆


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Comics & BD

Je suis Legion – 2. Vlad

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L’avantage des bandes dessinées, c’est que cela peut se lire rapidement. Ainsi, après avoir terminé ce matin Le Faune dansant, le premier tome de Je suis Legion, j’ai lu d’un seule traite la soixantaine de pages du deuxième épisode : Vlad.

Le récit reprend là où le premier album s’achevait : un commando des services secrets britanniques s’apprête à être parachuté en Roumanie pour assassiner l’officier SS en charge d’un programme scientifique mystérieux mais qui pourrait bouleverser le rapport de forces entre les Alliés et l’Axe. Dans le même temps, une équipe d’enquêteurs continue d’investiguer sur la mort de Victor Thorne, un industriel anglais retrouvé mort peu de temps auparavant.

Ce deuxième volume reprend les ingrédients du premier, en les amplifiant : l’action est plus rythmée, peut-être même trop par moment, ce qui entrainé à mes yeux une certaine confusion dans le récit. J’ai toujours un peu de mal à reconnaître certains personnages par rapport à d’autres, ce qui n’aide pas non plus à bien suivre.

Globalement, c’est une bande dessinée de qualité et intéressante, même si j’ai trouvé ce deuxième album un peu moins réussi que le premier. Cela ne va pas m’empêcher de lire très prochainement le troisième et dernier tome de cette trilogie en BD.


Je suis Legion – 2. Vlad, scénario : Fabien Nury, dessin : John Cassaday

Note : ★★★☆☆


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Cinéma, TV & DVD

True Blood (saison 3)

La première saison de True Blood était une bonne introduction à l’univers très particulier de cette série, malgré des épisodes pas toujours palpitants. J’avais gardé un bon souvenir de la deuxième saison, même si l’intrigue principale autour de Maryanne qui ne m’avait pas toujours passionné. Ces dernières semaines, j’ai donc plongé avec enthousiasme dans la troisième saison.

On retrouve dans cette saison tout ce qui fait le charme de la série. Tout d’abord, l’ambiance envoutante de ce décor original où se rencontrent les américains moyens de la Louisiane profonde et les créatures surnaturelles qui errent dans l’ombre de l’univers de True Blood. Ensuite, la richesse des personnages secondaires (Tara, Eric, Pam, et Tommy notamment dans cette saison, mais aussi Russell, dont je reparlerai plus loin) qui pour moi surpassent largement en intérêt Bill et Soohie, le couple-phare de la série. Enfin, les intrigues toujours classiques mais efficaces qui nous offrent du grand spectacle dans la lignée des grands films fantastiques. Certaines scènes semblent même parodiques quand on les regarde, mais c’est ce qui me plait justement dans cette série, cette façon, derrière un ton dramatique, de ne pas prendre tout cela au sérieux.

Venons-en à Russell Eddington. Pour moi, c’est indéniablement LE personnage de cette troisième saison. Il s’agit du « méchant » de la saison, comme l’était Maryanne dans la précédente ; la comparaison s’arrête là : Maryanne me laissait indifférent, alors que Russell est l’un des méchants les plus réussis que j’ai eu l’occasion de voir à la télévision. Son histoire, son style, sa relation avec Talbot (son « jeune » amant qu’il a vampirisé il y a plusieurs siècles), tout est magnifique dans ce personnage. Et comment oublier cette scène mythique où il fait irruption en plein journal télévisé pour déclarer la guerre à l’humanité et termine son intervention par un drôlissime « Now time for the weather. Tiffany ? »

Russel Eddington éclabousse toute la saison de sa grandeur et il en fait une très bonne saison. Il y a tout de même d’autres éléments qui m’ont plu : la relation de Sam avec sa famille biologique et notamment son frère Tommy, mais aussi le vampire Franklin, l’un des plus dérangés et inquiétants que j’ai eu l’occasion de voir. Ce qui m’a le moins plu, c’est certainement la fin de saison, qui m’a semblé un peu en-deça du reste. J’ai trouvé que le dernier épisode était un peu bâclé pour clôturer l’intrigue de la saison et en ouvrir d’autres. Et évidemment, je trouve Sookie toujours aussi transparente et inutile, et ce ne sont pas les révélations faites sur elle pendant cette saison qui vont y changer quelque chose.

J’ai lu que le début de quatrième saison allait permettre de relancer la série en rebattant un peu les cartes : c’est une bonne nouvelle, et j’attends de voir ça avec impatience !

Cinéma, TV & DVD

Being Human (saison 1)

Being Human est une série TV britannique créée par Toby Whithouse (à qui l’on doit par exemple l’épisode « School Reunion » de Doctor Who, dans lequel Sarah Jane Smith et K-9 faisaient leur retour) et diffusée sur BBC Three depuis début 2008.

On y suit les aventures de trois personnages hors du commun :

  • Mitchell, un vampire, qui « vit » depuis la Première Guerre Mondiale
  • George, un loup-garou, qui souffre de sa condition depuis qu’il a été attaqué par un autre loup-garou
  • Annie, un fantôme, qui « hante » la maison où elle a perdu la vie en tombant dans l’escalier

La maison hantée par Annie est presque un personnage à part entière, puisque c’est elle qui lie les trois personnages. Mitchell et George, liés par une amitié étonnant pour un vampire et un loup-garou – habituellement des ennemis mortels – s’y installent ensemble et y découvrent Annie. Ce drôle de trio va cohabiter et tenter de vivre une vie normale, de vivre comme des humains – comme l’indique le titre, fort bien trouvé, de la série.

Bien sûr, tout n’est pas aussi simple, sinon la série n’aurait pas vraiment de raison d’être. Les tentatives de Mitchell, George et Annie pour avoir une vie normale vont être contrariées par celles et ceux qui ne voient pas cela d’un bon oeil, et par leur propre nature. Mitchell doit lutter contre ses instincts meurtriers et un groupe de vampires qui veulent sortir de l’ombre. George doit concilier ses terribles transformations mensuelles et l’histoire qu’il entame avec Nina, une infirmière avec laquelle il travaille. Quant à Annie, elle cherche à comprendre ce qui la retient « en vie » ce qui l’amènera à découvrir la vérité sur sa mort.

Les intrigues ne sont pas forcément très originales pour ceux qui sont déjà familiarisées avec la mythologie autour des vampires, des loup-garous et des fantômes, mais il y a tout de même quelques idées bien trouvées. Surtout, la série met en scène de façon habile tout un ensemble de clichés que l’on voit dans les films ou séries fantastiques. Le tout avec un sous-texte brillant sur la part d’inhumanité au fond de chacun d’entre nous et de notre lutte quotidienne pour être acceptés pour ce que nous sommes.

La première saison ne compte que 6 épisodes, chacun durant un peu moins d’une heure. C’est assez inhabituel à une époque où nous sommes habitués aux saisons d’une vingtaine d’épisodes, mais je trouve que c’est plutôt une bonne chose : l’intrigue de la saison est claire et avance au bon rythme, sans délayage dans des épisodes « bouches-trous », et la durée des épisodes permet de développer la psychologie des personnages et leurs relations. Je viens de terminer cette première saison et je suis vraiment emballé. Les deux prochaines saisons m’attendent déjà dans le coffret DVD que je m’étais offert lors de mon dernier séjour à Londres. Je pense que je ne vais pas attendre longtemps pour m’y replonger.

Cinéma, TV & DVD

True Blood (saison 2)

True Blood (saison 2)

Moins de deux semaines après vous avoir parlé de la première saison de True Blood, me voici déjà de retour pour parler de la deuxième saison, que j’ai terminée hier soir.

Cette saison reprend évidemment là où la première s’était arrêtée : Lafayette a été attaqué par un mystérieux agresseur, et un corps a été découvert dans la voiture d’Andy. Dès le premier épisode, ces deux mystères sont résolus : on découvre à la fois ce qui s’est passé pour Lafayette et l’identité du cadavre retrouvé sur la banquette arrière d’Andy. Par contre, la recherche du meurtrier va durer toute la saison, même si cette enquête va être rapidement éclipsée par d’autres préoccupations plus importantes, comme les manigances de Maryanne Forrester, l’étrange nouvelle « amie » de Tara.

Je le dis tout de suite pour lever toute ambiguïté : j’ai adoré cette deuxième saison. L’intrigue principale avec Maryanne, Sam, Tara et les autres habitants de Bon Temps m’a parfois ennuyé mais les autres histoires à Dallas avec Sookie, Bill, Eric, et Jason valent largement le coup. Sans oublier Godric, l’un des vampires les plus intéressants jamais vus à l’écran (et je ne parle pas seulement de son apparence physique).

Même si Jason m’agace souvent avec son côté bourrin sans cervelle (cela en devient presque drôle par moment), son histoire cette saison m’a beaucoup plu, avec le révérend Newlin, son épouse et toute l’organisation religieuse dans laquelle le frère de Sookie se retrouve embrigadé. Quant au couple formé par Bill et Sookie, il me laisse toujours aussi indifférent mais ils sont entourés cette fois de personnages suffisamment forts et intéressants (Eric, qui se révèle, et Godric dont j’ai déjà parlé) pour faire passer la pilule et rendre supportables leurs histoires de coeur (et de sang). J’allais oublier Jessica, la vampire adolescente créée par Bill à la fin de la saison précédente et qui dans cette saison découvre à la fois l’amour et sa nouvelle condition de vampire. Elle est déjà devenue l’un de mes personnages préférés de la série, pas très loin de Tara, toujours aussi géniale !

La saison s’achève parfaitement dans le douzième épisode. J’ai retrouvé, comme à la fin de la première saison, quelque chose que j’apprécie : l’intrigue de la saison s’achève dans la première partie du dernier épisode, pour permettre ensuite de préparer la saison suivante. Cela change un peu des fins de saison auxquelles nous sommes habitués, même si du coup je suis encore plus impatient de voir la troisième saison !

Cinéma, TV & DVD

True Blood (saison 1)

True Blood (saison 1)

Avec ma manie d’acheter des DVD plutôt que de télécharger illégalement, je me retrouve avec deux ans de retard sur tout le monde et c’est seulement maintenant que j’ai eu l’occasion de découvrir la première saison de True Blood, alors que la plupart des amateurs de séries TV suivent actuellement la troisième saison par des moyens moins légaux.

Après avoir vu le premier épisode de la série, je me suis dit que j’étais tombé sur une version de Twilight avec un peu plus de sang : Sookie, serveuse un peu cruche qui possède le terrible don de lire les pensées de ses semblables, tombe amoureuse de Bill, un mystérieux mais gentil vampire. J’exagère un peu, je l’admets, car la comparaison avec Twilight s’arrête là.

Tout d’abord, il faut savoir que dans le monde True Blood, les vampires sont « sortis du placard » il y a deux ans, quand une compagnie japonaise a mis sur le marché du sang synthétique qui leur permet de vivre parmi nous sans se nourrir de notre hémoglobine. C’est la principale innovation de cette série et c’est aussi son principal point fort, car l’intégration  – ou le rejet – des vampires dans la société humaine sert clairement de métaphore pour d’autres intolérances existant ou ayant existé. Le meilleur exemple est bien sûr le « God Hates Fangs » du générique, habile détournement du « God Hates Fags » vu dans de nombreuses manifestations homophobes.

La série se passe à Bon Temps, une petite ville en Louisiane. Autour de ce décor atypique pour une série US gravitent des personnages plus ou moins intéressants, entrainés dans une sombre histoire de meurtres en série : des femmes, connues pour avoir fréquenté des vampires, sont retrouvées mortes et les soupçons se tournent très vite vers Jason, le frère séducteur de Sookie. Toute la première saison nous permet de suivre l’enquête sur ces meurtres et s’achève par la découverte de l’identité de l’assassin et sa confrontation avec les héros.

En parallèle, nous suivons l’évolution des relations entre les personnages : Sookie et Bill, évidemment, le couple phare de la série ; mais aussi Tara (la meilleure amie de Sookie, aux prises avec sa mère alcoolique), Jason (suspecté d’être le serial-killer de Bon Temps), Sam (le patron et ami de Sookie, qui révélera un incroyable secret au cours de la saison), pour citer les principaux personnages secondaires.

J’ai décoré en deux semaines cette première saison, qui comporte 12 épisodes d’une cinquantaine de minutes. Ils sont tous intéressants, même s’ils sont parfois longs et trop lents à mon goût. L’ensemble est malgré tout plaisant à suivre et plutôt bien écrit. Tous les personnages ne sont pas passionnants ou attachants, mais j’aime beaucoup Tara, dont les sautes d’humeur et les aventures avec sa mère m’ont parfois plus intéressées que les histoires de Sookie et Bill.

La deuxième saison m’attend déjà, je pense vous en reparler très vite !